livre en paraissant dément tous ses flatteurs
, sans m'accuser, quand tout Paris le joue,
s'en prenne à ses vers, que Phébus désavoue,
s'en prenne à sa muse allemande en françois.
laissons Chapelain pour la dernière fois.
satire, dit-on, est un métier funeste,
slaît à quelques gens, et choque tout le reste.
lite en est à craindre : en ce hardi métier
sur plus d'une fois fit repentir Régnier ^.
;ez ces vains plaisirs dont l'appât vous abuse :
plus doux emplois occupez votre muse;
issez à Feuillet réformer l'univers *.
sur quoi donc faut-il que s'exercent mes vers?
e dans une ode, en phrases de Malherbe,
bler dans ses roseaux le Danube superbe;
rer de Sion le peuple gémissant;
i trembler Memphis, ou pâlir le croissant;
tassant du Jourdain les ondes alarmées,
llir, mal à propos, les palmes Idumées?
drai-je, en une églogue, entouré de troupeaux,
dilieu de Paris enfler mes chalumeaux,
, libraire du Palais, chez lequel se vendait la Pucelle,^ 2. Les le V Académie sur la tragi-comédie du Cid^ publiés en 1637. — Payot de Linière, né à Paris en 1628, mort en 1704, auteur rs, de chansons et d'épigrammes spirituellement tournées. En li ne pouvait manquer de plaire k Boileau ;
Nons attendons de Chapelain, Ce rare et fameux écrivain, Une merveilleuse Pucelle.
La cabale en dit force bien^ Depuis vingt ans on parle d'elle, Dans six mois on n'en dira rien.
noi aussi, » disait quelquefois Tanteur. (Brossette.\ — ^. ^\RSichanoine de Saint-Cloud, né eu 162^, moil wi \^^^«» Uvb^OTw «r fort outré dans ses prédications. «
tifettoto?® M»'**'' ,.,« tait* V»*. Y aide »
»«• *" des AnM'
.énire
Perrin.... Bon, mon Esprit! courage! poursuivez.
Mais ne voyez-Vous pas que leur troupe en furie
Va prendre encor ces vers pour une raillerie?
Bt Dieu sait aussitôt que d'auteurs en courroux,
Que de rimeurs blessés s'en vont fondre sur vous!
Vous les verrez bientôt, féconds en impostures, v
amasser contre vous des volumes d'injures,
Traiter en vos écrits chaque vers d'attentat,
Bt d'un mot innocent faire un crime d'État.
Vous aurez beau vanter le roi dans vos ouvrages.
Et de ce nom sacré sanctifier vos pages;
Qui méprise Gotin n'estime point son roi,
Bt n'a, selon Cotin, ni Dieu, ni foi, ni loi.
Mais quoi! répondrez-vous, Gotin nous peut-il nuire i? Et par ses cris enfin que saurai t-il produire? Interdire à mes vers, dont peut-être il fait cas. L'entrée aux pensions où je ne prétends pas? Non, pour louer un roi que tout l'univers loue,
Ma langue n'attend point que Vargent la dénoue. Et, sans espérer rien de mes faibles écrits,
L'honneur de le louer m'est un trop digne prix.
On me verra toujours, sage dans mes caprices,
De ce même pinceau dont j'ai noirci les vices,
Et peint du nom d'auteur tant de sots revêtus.
Lui marquer mon respect, et tracer ses vertus.
— Je vous crois ; mais pourtant on crie, on vous menace.
Je crains peu, direz- vous, les braves ^ du Parnasse.
Hé ! mon Dieu ! craignez tout d'un auteur en courroux, [vous.
Qui peut.... — Quoi? — Je m'entends. — Mais encor. — Taisez-