‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 152 sur 232 · LES AVAKTAOBS DE LA PAIX · texte numérisé non relu

LES AVAKTAOBS DE LA PAIX

Grand roi, c'est vainement qu'abjurant la satire Pour toi seul désormais j'avais fait vœu d'écrire.

^oici la neuTième fois qae le mot de Gotin se présente dans cette satire, mis de notre auteur craignirent que le fréquent retour du même nom rût affecté, et ne déplût au lecteur. « Il faut voir, dit-il; je consens tout ce qui sera de trop. » On s'assembla, on lut la satire entière; on trouva partout le nom de Gotin si bien placé, qu*on ne crut pas y eût aucun de ces endroits qui dût être retranché. (Brossette.) — ns le sens de Titalien bravo^ coupe-jarret, spadassin. — 3. Le traité la-Cbapelle, conclu en 1668, avait donné à la France une ^^vl %\s4- . Il était à craindre que Vamhition de Louis "XTV tfeTi^'a.%^^V\^ \çîrvi»sû& joe nouvelle guerre. Ce fat par le conseil de ÇoVûwV ^^ ^^>^Ras^ r au roi sou épitre sur les avantages de la paix.

Dès que je prends la plume, Apollon' éperdu '

Semble me dire : Arrête, insensé, que fais-tu? Sais-tu dans quels périls aujourd'hui tu -t'engages? Cette mer où tu cours est célèbre en naufrages.

Ce n'est pas qu'aisément, comme un- autre ^, à ton char Je ne pusse attacher Alexandre et César; Qu'aisément je ne pusse, en quelque ode insipide, T'exalter aux dépens et de Mars et d'Alcide; Te livrer le Bosphore, et, d'un vers incivil, Proposer au sultan de te céder le Nil : Mais, pour te bien louer, une raison sévère Me dit qu'il faut sortir de la route vulgaire ; Qu'après avoir joué tant d'auteurs différents, Phébus même aurait peur s'il entrait sur les rangs : Que par des vers tout neufs, avoués du Parnasse, Il faut de mes dégoûts justifier Taudace; Et si ma muse enfin n'est égale à mon roi. Que je prête aux Cotins des armes contre moi. . Est-ce là cet auteur, reffroi de la Pucelle, Qui devait des bons vers nous tracer le modèle, Ce censeur, diront-ils, qui nous réformait tous? Quoi! ce critique afh*eux n'en sait pas plus que nous? N'avons-nous pas cent fois, en faveur de la France, Comme lui dans nos vers pris Menïphis et Byzance, Sur les bords de TEuphrate abattu le turban, Et coupé, pour rimer, les cèdres du Liban >? De quel front aujourd'hui vient-il sur nos brisées Se revêtir encor de nos phrases usées?

Que répond rais-je alors? Honteux et rebuté, J'aurais beau me complaire en ma propre beauté. Et de mes tristes vers admirateur unique, Plaindre, en les relisant, l'ignorance publique :

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