‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 163 sur 232 · XI. LE LION ET LE BAT · texte numérisé non relu

XI. LE LION ET LE BAT

Xn. LA COLOMBE ET LA F0X7BKI

tl faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde ? On a souvent besoin d'un plus petit que soi. De cette vérité deux fables feront foi.

Tant la chose en preuves abonde.

Entre les pattes d'un lion Un rat sortit de terre assez à Tétourdie. Le roi des animaux, en cette occasion, 'Montra ce qu'il était et lui donna la vie.

1. Expression proverbiale. Porter ks houleillei, c'est marcher d'une aliare embarrassée et hésitante, comme celle d'un homme chargé d'un fardew pesant et fragile. -^ 2. Boire d'autant, t'^^V Wj^ VV^-w^ se tenir tête, olre à qui mieux mieux.

Ce bienfait ne fut pas perdu.

Quelqu'un aurait-il jamais cru Qu'un lion d'un rat eût affaire?

spendant il advint qu'au sortir des forêts Ce lion fut pris dans des rets,

3nt ses rugissements ne le purent défaire.

re rat accourut, et fit tant par ses dents

l'une maille rongée emporta tout l'ouvrage. Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage.

autre exemple est tiré d*animaux plus petits. ï long d'un clair ruisseau buvait une colombe, land sur Teau se penchant une fourmis ^ y tombe. , dans cet océan l'on eût vu la fourmis efforcer, mais en vain, de regagner la rive, i colombe aussitôt usa de charité :

1 brin d'herbe dans l'eau par elle étant Jeté, I fut un promontoire où la fourmis arrive.

Elle se sauve. Et là-dessus isse un certain croquant > qui marchait les pieds nus ; ! croquant, par hasard, avait une arbalète.

Dès qu'il Toit l'oiseau de Vénus, le croit en son pot et déjà lui fait fête, indis qu'à le tuer mon villageois s*apprête,

La fourmi le pique au talon.

Le Yîlain retourne la tête, i colombe l'entend, part, et tire de long. i soupe du croquant avec elle s'envole :

Point de pigeon pour une obole >. '

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