XXI. L'OBXL DU MAITRE
Un cerf s'étant sauvé dans une étable à bœufs.
Fut d'abord averti par eux
Qu'il cherchât un meilleur asile.
« Mes frères, leur dit-il, ne me décelez pas : Je vous enseignerai les pâtis les plus gras; Ce service vous peut quelque jour être utile,
Et vous n'en aurez point regret. »
Les bœufs, à toutes fins, promirent le secret. Il se cache en un coin, respire, et prend courage. Sur le soir on apporte herbe fraîche et fourrage.
Comme l'on faisait tous les jours :
1, Déduii, plaisir. — 2. Son bien. — 3. 11 eût fallu profiter d'un in! bien court, poar le trouver distrait de cette pensée. Elle ne lai sorU Vesprit que pour y rentrer auss\t(iX. — ^.ToxsX ^t^% ^^. — S» |8l-0( chose 81 simple?
LA >ONtAINÉ ' 397
m va, l'on vient, les valets font cent tours, ntendant même; et pas un d'aventure
N'aperçut ni cor * ni ramure, Vi cerf enfin. L'habitant des forêts nd déjà grâce aux bœufs, attend dans cette étable e, chacun retournant au travail de Gérés, trouve pour sortir un moment favorable.
In des bœufs ruminant lui dit : « Cela va bien; is quoi ! Thomme aux cent yeux 3 n*a pas fait sa revue :
Je crains fort pour toi sa venue; ;que*là, pauvre cerf, ne te vante de rien. » -dessus le maître entre et vient faire sa ronde.
« Qu'est ceci? dit-il à son- monde; trouve bien peu d'herbe en tous ces râteliers, tte litière est vieille ; allez vite aux greniers, veux voir désormais vos bêtes mieux soignées 8 coûte-t-il d'ôter toutes ces araignées? saurait-on ranger ces jougs et ces colliers? » regardant à tout, il voit une autre tête e celles qu'il voyait d'ordinaire en ce lieu, cerf est reconnu : chacun prend un épi eu,
Chacun donne un coup à la bête.
3 larmes ne sauraient la sauver du trépas, . l'emporte, on la sale, on en fait maint repas»
Dont maint voisin s'éjouit d'être, èdre sur ce sujet dit fort élégamment :
Il n'est, pour voir, que l'œil du maître. • 1;
lant à moi, j'y mettrais encor l'œil de l'amant. « '
OU L'ALOUETTE ET SES PETXTS, AVEC LE KAirBE