‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 2 sur 232 · TRADUCTION · texte numérisé non relu

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Si Louis tient le serment fait à son frère Charles, et que Charie: mon seigneur, de son côté, ne le tienne pas, si je ne Ten puis dé tourner, ni moi ni aucun (de ceux) que j'en pourrai détourner, n lui donnerons aucune aide contre Louis* i.

Ces textes sont de curieux monuments pour Tétude d notre langue. On y surprend en quelque sorte sur le fait 1 travail de la transformation. Nous pouvons remarquer qu ces lignes barbares tiennent un certain milieu entre le deux dialectes qui, comme nous Talions dire, se partage rent la France. La division n*a pas eu lieu encore. Il es probable que, sous la seconde race, l'unité politique mair tint et conserva uiie espèce d'uniformité dans Tidiome coi rompu, qu'on appelait langue vulgaire. Ce langage quai latin eut en France les mêmes prétentions et la mêm puissance que l'empire quasi romain de Gharlemagne. Il tombèrent ensemble et par les mêmes causes ; la langue s divisa en deux dialectes ; et, pour emprunter à Gicéron un expressive image, de même que les fleuves qui prenner naissance dans l'Apennin se séparent sur deux versants les uns coulant vers la mer d'Ionie, qui offre des pori sûrs et tranquilles sous le beau climat de la Grèce, k autres allant se jeter dans la mer de Toscane, qui baign un pays barbare, hérissé d'écueils et de récifs : ainsi 1 , nouvelle langue se partagea en deux courants divers, doc

/. Oa peut voir l'analyse raisonnée de chacun des mots qui composeï ces textes dans rEwpHcatUm de Bonnam'j, au WiS* NoVum^ ^^-fc Mémoire ^^ ^Ucadémie des /nscripHons (édit. in-i2).

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