‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 24 sur 232 · UN FACHEUX · texte numérisé non relu

UN FACHEUX

Apres tous ces propos qu'on se dict d'arrivée. D'un fardeau si pesant ayant l'ame grevée, Je chauvy de l'oreille ^, et demourant pensif, L'eschine j'alongeois comme un asne rétif, Minutant me sauvei* de ceste tirannie.

Il le juge à respect ♦ : « 0 1 sans cérémonie, Je vous suply, dit-il, vivons en compagnons ^ ; » s Ayant, ainsi qu'un pot, les mains sur les roignons, Il me pousse en avant, me présente la porte, Et sans respect des Saints, hors l'église il me porte. Aussi froid qu'un jaloux qui voit son corrival. Sortis, il toe demande : « Estes- vous à cheval? Avez-vous point ici quelqu'un de vostre troupe? »

1. Où as-tu été élevé? — 2. Vraiment, franchement. — 3. Je bai i'ûreiJle. *- 4. Il prend mon silence et mon embarras pour des marq (le respect, — 5. En camarades, en égaux.

Page 1