‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 34 sur 232 · SIÈCLE · texte numérisé non relu

SIÈCLE

et salutem! dit Isaye. 0 que ceux ont les pieds beaux, qui portent^ la paix et annoncent le salut et là saùvèté du peupl^ ! Que tardons» nous à chasser ces fâcheux hostes, maupitenx bourgeois, insolens animaux, qui dévorent nostre substance, et. nos biens comme sauterelles? Ne sommes-nous point las de fournir à la luxure et aux Toinptez de ces harpies? Allons, Monsieur le Légat, retournez, à Borne. Allons, Messieurs les Agents et Ambassadeurs d'Espagne, nous sommes las de vous servir de gladiateurs à outrance, et nous entretuer pour vous donner du plaisir. Allons, Messieurs de Lorraine, nous vous tenons pour fantosmes de protection, sangsues du sang des Princes de France; et que Monsieur le Lieutenant ne pense pas nous empescher ou retarder par ses menaces : nous luy disons haut «t clair, et à vous tous, Messieurs ses cousins et alliez, que tious sommes François, et allons avec les François exposer nostre vie, et ce qui nous reste de bien pour assister nostre Roy, nostre bon Roy, nostre vray Roy, qui vous rangera aussi bientost à la mesme reconnoissance, par force ou par un bon conseil, que Dieu TOUS inspirera^ si en estes dignes.

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