‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 35 sur 232 · MONTAIGNE · texte numérisé non relu

MONTAIGNE

Michel, seigneur de Montaigne en Périgord, y naquit le 28 février 1533 et mourut le 13 septembre 1592. Il avait été conseiller au Parlement de Bordeaux, et maire de cette ville. Ses ouvrages sont les Essais et un Voyage en Italie^ recueil de lettres qui n'offre que fort peu d'intérêt.

Première édition des Essais : Bourdeaus, S. Millanges, 1580, 2 parties petit in-8 (premier et second livres) ; autre édition : Paris, Abel L'Angelier, 1588, in-4° ; Amsterdam, Michiels, 1659, 3 vol. in-12; Paris, Didot, 1802, 4 vol. ' in-12; Paris, Didier, 1818, gr. in-8; Paris, Lefèvre, 1826- 1828, 5 vol. in-8, et Paris, Charpentier, 1854, 4 vol. gr. in.l8.

Les meilleures éditions sont celles de 1826, par Victor

Leclerc; de Buchon, 1865, 4 vol. in-8; de Charles Louan-

dre, 1870, 4 vol. in-18, avec un Index utile; de Dezeimeris

et Barckhausen, Bordeaux, 1870, 2 vol. in-8, qui donne

Je texte de i580, le premier texte des Essais; enfin les

édition$ de Motbeau et Jouaust, Fam, iWi-V^liit, ^ iîqV

MONTAIGHE ' '77

iix-8, et de Courbet et Royer^ avec un Glossaire de la lan- ^ gue de Montaigne, tomes I et II, 1874.

Les Essais sont le premier et peut-être le meilleur fruit I qu'ait produit en Frapce la philosophie morale. C'est le I premier appel adressé à la société laïque et mondaine sur ^ les graves matières que les savants de profession avaient ^ jusqu'alors prétendu juger à huis clos. Le principal charme de cet ouvrage, c'est qu'on y sent à chaque ligne Thomme sous Fauteur. Ce n'est point un traité, encore moins un discours ; c'est la libre fantaisie d'un causeur aimable et Instruit, qui se déroule capricieusement sous vos yeul. L'idée y prend un corps, l'abstraction devient vivante., Le . livre et l'écrivain ne sont qu'une même chose. Montaigne a pour ainsi dire vécu son ouvrage au lieu de le composer. Cet homme d'une raison si droite semble, dans la suc* cession de ses idées, n'obéir qu'à cette faculté que lui-^ même appelle la c folle du logis ». Il choisit un sujet, le quitte, le reprend, promet une matière dans le titre, en traite une autre dans le chapitre. « Je n'ai point, dit-il, d'autre sergent de bande à arranger mes pièces que la fortune-. A mesure que mes rêveries se présentent, je les entasse : tantôt elles se présentent en foule, tantôt elles se traînent à la file. Je veux qu'on voie mon pas naturel et ordinaire, ainsi détraqué qu'il est; je me laisse aller comme je me trouve, je prends de la fortune le premier argument, pensant ici un mot, ici un autre, échantillons, dépris de leurs pièces, écartés sans dessein ni promesses. » Toutefois sous cette allure fortuite se cache un intérêt sérieux et puissant. Malgré toutes ses excursions, Montaigne a constamment en vue un seul objet, qu'il nous peint, qu'il nous montre, qu'il nous explique sans cesse, c'est luimême, ou plutôt c'est nous, c'est l'homme tel qu'il fut, tel qu'il sera toujours : et c'est là le secret de l'immortalité de son ouvrage. Il a toute la grâce d'une fantaisie et toute la profondeur d'une étude, tout le charme d'une conversation Cloute la valeur d'un traité scientifique.

Voltaire a dit avec raison : « Ce n'est pas le lau^ô.^<^ à^ Montaigne, c'est sod imagination qu'il taul ttgt^VV^t. t> Chez M, plus que chez personne, le style c'esX. VYio\xvrcia«^

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maîtrise, il assouplit Ildiome rebelle encore qui lui eit donné, et, comme un habile versificateur, il tire de la ' difficulté même cent combinaisons inattendues et charmantes. « C'est aux paroles, dit-il, à servir et à suivre, et que le gascon y arrive si le français n'y peut aller. Je veux que les choses surmontent, et qu'elles remplissent Timagi- j nation de celui qui écoute, de façon qu'il n'ait aucune souvenance des mots. » Aussi le langage de Montaigne est*il ce un parler simple et naïf, tel sur le papier qu'à la bouche, un parier succulent et nerveux, court et serré, non tant délicat et peigné que véhément et brusque, plus difficile qu'ennuyeux, éloigné de l'affectation, déréglé, décousu et hardi. » On ne pourrait compter toutes les images, les expressions neuves, les alliances de mots qu'il a créées. Si Ton se plaît au français d'Amyot^ on étudie la langue de Montaigne, et ses écrits sont encore aujourd'hui un trésor, où notre prose, appauvrie par les dédains philosophiques du xviii<^ siècle, est heureuse d'aller rechercher ses anciennes richesses*

âMZnÉ DE MOMTAZaME ET DE lA BOÉTIE i

Considérant l« oonduiote de U besongae d^un peintre que Vay^ il . m'a frrios tnvie de rensnyvf e. Il choisit le plus bel eodroict et mi- Uea de chasque paroy ppur y loger un tableau eslaboré de toute sa sufGsance, et le vuide tout autour, il le remplit de Grotesques, qui &ont peinctures fantasques, n*ayants grâce qu*en la variété et es* trangeté. Que sont ce icy aussi, à la vérité, que erotesques et corps moBstraeiuE,' rappiecez de divers membres, sans certaine figure, n'ayants ordre, suitte, ny proportion que fortuite?

Besinit in piseem mnlier formosa miperne S.

le Vay bien iusques à ce second poinct ayecqnes mon peintre : mais ie demeure court en Taultre et meilleure partie ; car ma saffisance ne va pas si avant que d'oser entreprendre un table m riche, poly, et formé selon Tart. le me suis advisé d'en emprunt ar

1 . Etienne de La Boêtie, né à Sariat en 1530, mort en 1563, coi^seiller au Parleoieat de Bordeaux à l'âge de vingt ans, avait écrit à dix-huit ai3 son Discours sur la servitude volontaire (1548), éloquente invective contre .

Mt tyranaie, dms le goût des déclamatioas antiques. — 2. Horace, àri

poéiiçue, vers L

MONTÀI^Ng . 1d

on d'£8tieiuie de la Boétie, qui honorera toat ie re^te de cette be* soogàe : c'est un discours anqi^l il ddona nom la Sibvitudb vou>ir- TAiRB : mais ceolx qui Tont ignoré Tont bien proprement depuis rebaptisé, lb Goutiue un. Il Tescrivit par manière d'essay en sa pr»» Bière jeunesse, à Thonneur de la liberté contre les tyrans. Il court pîeça ez mains des geois d'entendement, non sans bien grande et méritée recommendation; car il est gentil et plein ce qu'il est possible. Si y a il bien à dire, que ce ne soit le mieux qu'il peust £aire : et si en Tasge que je l'ai cogneu plus avancé, il eust prins an tel desseiag que le mien de metUre par eseript ses fantaisies, , nous Terrions plusieurs cbose« rares, et qui approcberoient bien prez de l'honneur de Tantiquité; car notamment en cette partie des dons de nature, ie n'en cognoy point qui luy soit comparable. Mais il n'est demeuré de luy que ce discours, encores par rencontre, et croy qu'il ne le veit oncques depuis qu'il luy eschappa, et quelques, mémoires sur cet edict de ianvier ^, fameuse par nos guerres cîTiles, qui trouveront encores ailleurs peut estre leur plaoe. Cest tout ce que i'ay peu recouvrer de ses reliques, moy qu'il laissa, d'une si amoureuse recommendation, la mort entre les dents, par son testament, héritier de sa bibliothèque et de ses pa* piers, ouUre le livret de ses œuvres que i'ay faict mettre en lu» mière. Et si suis obligé particulièrement à cette pièce, d'autant qu'elle a servy de moyen à nostre première accointance; car elle me fent montrée longue espace avant que ie Teusse yen, et me donna la première cogooissance de son nom, acheminant ainsi cette amitié que nous avons nourrie, tant que Pieu a voulu, entra nous, si entière et si parfaîcte, que certainement il ne s'en lit . gueres de pareilles, et entre nos hommes il' ne s'en veoid aulcune trace en usage. Il fault tant de rencontres à la bastir, que c'est béancoup si la fortune y arrive une fois en trois siècles... •

Des enfants aux pères, c^est plustost respect. L*aniitié se nourrit ,de communication, qui ne peult se trouver entre eulx pour U trop grande disparité, et offenseroit a Tadventure les debvoirs de nature : car ny toutes les secrettes pensées des pères ne se peu*» vent communiquer aux enfants, pour n'y engendrer une messeante privante; ny les advertissements et corrections, qui est un des premiers offices d'amitié, ne se pourroient exercer des enfants aux pères.... CTest, à la vérité, un beau nom et plein de dilection, que le nom de frère, et i cette cause en feismes nous luy et moy nostre alliance : mais ce meslange de biens, ces partages, et que la richesse de l'un soit la pauvreté de l'aultre, cela destrempe merveilleusement et relasche cette soudure fraternelle; les frères ayant à conduire le progrez de leur advancement en mesme sentier et mesme train, il est force qu'ils se heurtent et chocquent souvent. Davantage, la correspondance et relation qui engendre ces vrayes et parfaictes amitiez, pourquoy se trouvera elle en

1, Cet édié accordait aux bugiienois Teletcice çu\Âic 4ê \«ïS: t^vs^^-

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ceux cy? Le père et le fils peuvent estre de complexion entièrement esloingnee, et les frères aussi : c'est mon fils, c*est mon [jkarent, mais c'est un homme farouche, un meschant, ou un sot. Et puis, à mesure que ce sont amitiez que la loy et Tobligation naturelle nous commande, il y a d'autant moins de nostre choix et liberté volontaire; et nostre liberté volontaire n'a point de production qui soit plus proprement sienne que celle de TafFection et amitié. Ce n'est pas que ie n'aye essayé de ce costé là tout ce qui en peult estre, ayant eu le meilleur père qui feut oncques, et le ^ plus indulgent iusques & son extrême vieillesse; et estant d'une famille fameuse de père en fils, et exemplaire en cette partie de la concorde firatemelle :

Et ipse Notas in fratres animi paterni i.

• . .AU demourant, ce que nous appelions ordinairement amis et amitiez, ce ne sont qu'accointances et familiaritez nouées par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos âmes s'entretiennent. En l'amitié de quoy ie parle, elles se meslent et confondent Tune en l'aultre d'un meslange si universel qu'elles effacent et ne retrouvent plus la cousture qui les a ioinctes. Si on me presse de dire pourquoy ie l'aymoys, ie sens que cela ne se peult exprimer qu'en respondant: a Parce que c'étoit luy; parce que c'estoit moy. » Il y a, au delà de tout mon discours et de ce que l'en puis dire particulièrement, ie ne sçais quelle force inexplicable et fatale, médiatrice de cette union. Nous nous cherchions avant que de nous estre veus, et par des rapports que nous oyions l'un de l'aultre, qui faisoient en nostre affection plus d'effort que ne ^ porte la raison des rapports; ie croys par quelque ordonnance du ciel. Nous nous embrassions par nos noms : et à nostre première rencontre, qui feust par hazard en une grande feste et compaigoie de ville, nous nous trouvasmes si prins, si cogneus, si obligez entre nous, que rien dez lors ne nous feut si proche que l'un à l'aultre. 11 escnvit une sdtyre latine excellente, qui est -publiée, par laquelle il excuse et explique la précipitation de nostre intelligence si promptement parvenue à sa perfection. Ayant si peu à durer, et ayant si tard commencé (car nous estions touts deux hommes faicts, et luy plus de quelque année), elle n'avoit point à perdre de temps; et n'avoit à se régler au patron des amitiez molles et régulières, ausquelles il fault tant de précautions de longue et préalable conversation. Cette cy n'a point d'aultre idée que d'elle mèsme, et ne se peult rapporter qu'à soy : ce n'est pas. une spéciale i;onsi dération, ny deux, ny trois, ny quatre, ny mille; c'est ie nesçay quelle quintessence de tout ce meslange, qui, ayant saisi toute sa volonté, l'amena se plonger et se perdre en la mienne, d'ujae faim> d'une concurrence pareille; ie dis perdre, à la vérité, ne nous re*

/. jffonce, Odes, ii, il, (»•

. MbNTAiGNB 81

sencant liw qui nous teust propre, ni qui feust otr sien,' on mien. Nos âmes oot eharié si uniement ensemble ; elles se sont considé» rees d'une si ardente affection» et de pareille affection découvertes jusqaes au fin fond des entrailles l'une de Taultre, que non seulement ie connoissois la sienne comme la mienne, mais ie me feusse certainement plus volontiers fié à luy de moy, qu'à moy.

Qu'on ne mette pas en ce rang ces anltres amitiés communes; l'en ay autant de cognoissance qu'un aultre, et des plus parfaites de leur genre i mais ie ne conseille pas qu'on confonde leurs règles, on s'y tromperoit.*.. En ce noble commerce les offices et les bienfaicts, nourriciers des aultres amitiez, ne méritent pas seulement d'estre mis en compte; cette confusion si pleine de nos volontés en est cause : car tout ainsi que l'amitié que ie me porte ne reçoit point augmentation pour le secours que ie me donne au besoing, quoy que dient les stoïciens, et comme ie ne me sçais aul<« cun gré du service que ie me foys, aussi l'union de tels amis estant véritablement parfaicte, elle leur faict perdre le sentiment de tels debvoirSy et haïr et chasser d'entre eulx ces mots de division et de différence, bienfaict, obligation, recognoissance, prière, re« merciementy et leurs pareils. Tout estant, par effect, commun entre eulx, volontez, pensements, iugements, biens, femmes, en* fants, honneur et vie, et leur convenance ^ n'estant qu'une ame en deux corps, selon la très propre définition d'Aristote, ils ne se peu* vent ny prester ny donner rien....

8i, en l'amitié de quoy ie parle, l'un pouvoit donner à l'autre, ee seroit celuy qui recevroit le bienfaict qui obligeroit son compai* gnon : car cherchant Fun et l'aultre, plus que toute aultre chose, de s'entrebienfaire, celuy qui en preste la matière et l'occasion est celuy là qui faict le libéral, donnant ce contentement à son amy d'effectuer en son endroict ce qu'il désire le plus. Quand le philosophe Diogenes avoit faulte d'argent, il disoit qu'il le rede* mandoit à ses amis, non qu'il le demandoit >. Et pour montrer comment cela se practique par effect, l'en reciteray un ancien «xemple singulier K Eudamidas, corinthien, avoit deux amis, Cha» rixenns, sicyonien, et Areteus, corinthien : venant à mourir, es« tant pauvre, et ses deux amis riches, il feit ainsi son testament : « le lègue à Areteus de nourrir ma mère, et l'entretenir en sa vieillesse; à Gharixenus, de marier ma fille, et luy donner le douaire le plus grand qu'il pourra ; et au cas que l'un d'eulx vienne k défaillir, ie substitue en sa part celuy qui survivra. » CeQlx qui premiers veirent ce testament, s'en mocquerent; mais ses héritiers en ayants esté advertis l'acceptèrent avec un singulier eootentement, et l'un d'eulx, Gharixenus, estant trespassé cinq iours aprez, la substitution estant ouverte en faveur d' Areteus, il noarrit cuneusement eette mère ; et de cinq talents qu'il avoit en

^ 1. Leur uDJoa. — 2* Diogène Lsiërce, VI, 4é. — S, Toacarù^ ^^ Vasàss^^

DBMOGEOT» ^

ses biens, il en dotina lés deux et demy en mariage h uAe sienne fille unique, et deux et demy pour le mariage de la fille d'Eudamidas, desquelles i^ feit les nopces en mesme jour.

Cet exemple est bien plein, si une condition en estoit à dire, qui ^st la multitude d'amis; car cette parfaicte amitié de quoy ie parle est indivisible : chascun se donne si entier à son amy, quVl ne luy reste rien à despartir ailleurs; au rebours, il est marry qu*iV ne soit double, triple ou quadruple, et qu*il n'ayt plusieurs âmes et plusieurs volontez, pour les conférer toutes & ce subject. Les amitiez communes, on les peult despartir; on peult aimer «n cettuy cy la beauté; en cet aultre, la facilité de ses mœurs; en Taultre, la libéralité; en celuy là, la paternité; en cet aultre, la fraternité, ainsi du reste : mais cette amitié qui possède Famé et la régente en toute souveraineté, il est impossible qu'elle soit double. Si deux en mesme temps demandoient à estre secourus, auquel courriez vous? S'ils requeroient des offices contraires, quel ordre y trouveriez vous? Si l'un commettoit à vostre silence chose qui feust utile à l'aultre de sçavoir, comment vous en demesleriez vous? L'unique et principale amitié descoust toutes aultres obligations : le secret que i'ai iuré de ne déceler à un aultre, ie le puis sans pariure communiquer à celuy qui n'est pas aultre, c'est moy. C'est un assez grand miracle de se doubler; et n'en cognoissent point la hauteur ceuU qui parlent de se tripler. Rien n'est extrême, qui a son pareil : et qai ^ ^présupposera que de deux i'en ayme autant l'un que l'aultre. et qu'ils s'entr'ayment et m'ayment autant que ie les aime, il multiplie en confrairie la chose là plus une et unie, et de quoy une seule est encores la plus rare à trouver au monde. Le demourant de cette histoire convient tresbien à ce que ie disois : car Eudami- -. dus donne pour grâce et pour faveur à ses amis de les employer & son besoing; il les laisse héritiers de cette sienne libéralité, qui consiste à leur mettre en main les moyens de luy bienfaire : et sans doubte la force de l'amitié se montre bien plus richement ea son faict qu'en celuy d'Areteus. Somme, ce sont efTects inimaginables à qui n'en a gousté, et qui me font honnorer à merveille la response de ce jeune soldat à Gyrus ^ s'enquerant à luy pour combien il vouldroit donner un cheval par le moyen duquel il venoit de gaigner le prix de la course, et s'il le voudroit eschanger à ua ^'oyaume : « Non certes. Sire ; mais bien le lairrois ie volontiers pour en acquérir un amy, si ie trouvois homme digne de telle alliance. » Il ne disoit pas mal, « si ie trouvois » ; car on treuve facilement des hommes propres à une superficielle accointance : mais en cette cy, en laquelle on négocie du tin fond de son courage, qui ne faiot rien de reste, certes il est besoing que tous les ressorts soyent nets et seurs parfaictement....

L'ancien Menander disoit celuy là heureux qui avoit peu ren^ contrer seulement l'ombre d'un amy > : il avoit certes raisonu

/. XénopboD, Cyropédie^ VII, 2. — 2.P\u\aTq«Le,4el'AmU\fc frQ^envÀU^^.Tx^

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