Periegesis, X
Ἐπετράφη δὲ xai ὕστερον τῆς Apres Démó (la Sibylle de Δημοῦς παρὰ 'E6paicig τοῖς ὑπὲρ Cumes) il parut chez les Héτῆς Παλαιστίνης γυνὴ χρησμολόγος, breux qui habitent au-dessus ἔγομα δὲ αὐτὴ Σάθθη - Βηρώσσου δὲ — de la Palestine une femme qui εἶναι πατρὸς val Epuuavôns μητρός rendait des oracles et dont le φασι Σάδθην. Οἱ δὲ αὐτὴν Baévhw- nom était Sabbé. Elle avait, vla», ἕτεροι δὲ Σίθυλλαν χαλοῦσιν dit-on, pour père Bérose et pour Αἰγυπτίαν. mère Érymanthe ‘. D'autres
l'appellent la Sibylle babylonienne ou encore égyptienne *.
est mentionné par Josèphe et Eusèbe. D'après Josèphe il consistait en trois pyramides (Ant., XX, 4, 3). Le mécanisme merveilleux décrit par Pausanias n'est mentionné nulle part ailleurs. De nos jours on a cru retrouver le tombeau des rois d'Adiabéne dans le prétendu « tombeau des Rois » , où Saulcy a découvert un sarcophage avec l'inscription hébraïque « la reine Ssaddan », actuellement au Louvre, Cf. Schürer, Geschichte, YI, 563 ; Baedeker-Socin, Palestine (3* éd.), p. 111.
1. Les érudits de l'antiquité avaient admis ou imaginé plusieurs « Sibylles » pour rendre compte de la variété des prophéties, d'époque etde provenance trés diverses, mises sous le nom de ces prophétesses. Varron compte dix Sibylles, Pausanias quatre seulement. La Sibylle juive, c'est-à-dire l'auteur de pseudo-prophéties juives en vers grees fabriquées à partir du milieu du 118 siècle avant J.-C., est mentionnée pour la première fois par Alexandre Polyhistor dans ses Χαλδαϊχά au sujet de la tour de Babel (Eusèbe-Syncelle, Chron., éd. Scheene, I, 23; Josèphe, Ant., I, 4, 3; [Ps.] Bérose, fr. 10 Müller — Orac. sibyll., WI, 97). On a prétendu sans preuve suffisante (Maass, De Sibyllarum indicibus, Greisswald, 1879) que Pausanias avait emprunté sa liste au Polylfistor. — Le nom Sabbé (chez Suidas : E«yó/04) a été formé sans doute d'aprés celui du sabbat ; Bérose est le célébre historien chaldéen, aussi connu comme astrologue (Vitruve, IX, 7, 2, Rose). Érymanthe est inconnue, Bérose, père de la Sibylle : Justin, Coh. ad Graecos, c. 37. La Sibylle juive se donne elle-même comme fille de Noé (Oracles sibyllins, MI, 818). Sur la Sibylle judéo-chrétienne consulter : Schürer, Geschichte, II, 790-808 ; Alexandre, édition des Oracles sibyllins, I, 32-87.
2. On a quelquefois voulu rapporter aux Juifs un texte obscur de Pau-