Histoire romaine, XXXIX
«otc λησταὶς ἔτι χαὶ μᾶλλον ἐξέδωχεν,
δὲ ἐς τὴν Παλαιστίνην ἐλθὼν τε ᾿Αριστόδουλον, — διαδρὰς γὰρ ἐχ τῆς Ῥώμης ὑπετάραττέ vt, — συν-
= ' £Aa6s χαὶ τῷ [ΠΙομπηίῳ m xat
Gabinius *, laissant en Syrie son fils Sisenna, encore tout jeune, avec une poignée de soldats, abandonna aux brigands la province qui avait été confiée à sa garde, et se rendit de sa personne en Palestine oü Aristobule, échappé de Rome, fomentait quelque désordre ; il
1. Ce texte de Dion Cassius est fort curieux. Il nous montre le judaisme, au commencement du 118 siècle, passant de l'état de nation à celui de confession religieuse répandue dans tout le monde méditerranéen. Dion n'a pas de sympathie pour le judaïsme; il lui reproche son caractère insociable; il raille la pratique du sabbat; mais il ne répéte pas les ineptes calomnies des Alexandrins, et rend un hommage tacite au culte simple et sans images du Dieu unique, On sent ici, à travers Tite-Live, l'influence de Varron.
2, A. Gabinius, premier proconsul de Syrie, gouverna ce pays de 57 à 55 avant J.-C. L'expédition d'Égypte, racontée dans ce fragment, se place en 55.
Aristobule s'était échappé de Rome en 56. Cf. Josèphe, Ant.,