XVIII PRÉFACE
sorlileges, ramasseurs d'épaves'. Leurs lois ne leur enseignent que des vices et ils les pratiquent par religion*; à peine veuton bien leur accorder quelques vertus de famille, l'amour de leurs enfants et le soin qu'ils mettent à les élever?, puis aussi quelques coutumes de charité envers les animaux*. Mais en somme, c'est une race scélérate, exécrable, le rebut et la lie de toutes les nalions*.
La religion méme des Juifs, qui devrait trouver grâce devant des penseurs, est enveloppée dans la condamnation générale. C'est une « superstition barbare », une coutume « absurde et sordide », un amas d'impostures grossières, imaginées par un charlatan, Moïse, dont on fait tantôt un scribe ou un prélre égyplien, tantôt méme une femme, Mósó. Ces hallucinations mensongères sont bonnes tout au plus pour des enfants, des rustres. Le dieu des Juifs se confond avec le ciel ou les nuages; c'est une sorte de Sabazius ou de Bacchus morose, ou jene sais quelle vague entité qui échappe à la définition?. Parmi les pratiques religieuses, on connait surlout le sabbat, la circoncision et les lois alimentaires, particulièrement l'abstinence de la viande de porc; ces usages, souvent mal compris ton s'obstine, par exemple, à faire du sabbat un jeûne), sont l'objet de vingt conjectures bizarres el fournissent le thème d'inépuisables plaisanteries ".
Mais il ne suffit pas de tourner en dérision les cérémonies réeiles des Juifs : on leur en attribue encore d'imaginaires,
1. Strabon, p. 97 et p. 106, note 2 (accaparement du baume); Apion, 128. Voir, à l'Index, les mots Mendiants et Magie.