AUTEURS DIVERS
opui Ot πολλοὶ 8i τῶν beaucoup d'autres — car je n'ai εἰρημένων ἀνδρῶν τῆς εἰδὴ ἀληθείας pas pu tout lire — qui ont parlé τῶν ἐξ ἀρχῆς δε ὧν διήμαρτον, | de nous autrement qu'en pasὅτι μιὴ ταῖς ἱεραῖς ἡμῶν βίδλοις ἐνέ- sant. La plupart des auteurs tuyo», χοινῶς μέντοι περὶ τῆς apyaió- — que je viens d'énumérer se sont ques ἅπαντες μεμαρτυρήκασι», ὑπὲρ écartés de la vérité en ce qui
ἧς τὰ νῦν λέγει» προεθέμην. Ὃ μένε concerne nos origines, faute τοι Φαληρεὺς Δημήτριος χαὶ Φίλων 5 d'avoir lu nos livres sacrés ;
πρεσθύτερος χαὶ Εἰὐπόλεμος οὐ πολὺ toutefois ils s'accordent tous à
τῆς ἀλχηθείας διήμαρτον. Οἷς συγγι- rendre témoignage à notre an- Ὑνώσχειν ἄξιον ob γὰρ ἐνὴν αὐτοῖς tiquité, ce qui était l'objet de μετὰ πάσης ἀχριθείας τοῖς ἡμετέροις — mon propos. Cependant Déméγράνψμισι παραχολουθεῖν. trius de Phalère, Philon l'ancien et Eupolémos ne se sont guère éloignés de la vérité‘. Il faut leur pardonner; car il ne leur était pas possible de suivre tout à fait exactement nos écrits.
1. Cette phrase, qui interrompt maladroitement le développement, et qui a élé vivement reprochée à Josèphe (Freudenthal, Al. Polyhistor, p. 170, note) me parait interpolée. Démétrius « de Phalère » n'a jamais écrit sur les Juifs, quoique la tradition (Lettre d' Aristée) lui attribuàt l'initiative de la traduction des Septante : il ne peut s'agir que de l'historien juif Démétrius, l'un des principaux précurseurs de Josèphe, qui vivait au ire siecle (voir les fr., conservés par Polyhistor, chez C. Müller, Frag. hist. graec., WI, 214, 224, et Freudenthal, Al. Polyhistor, p. 219-223). Philon, dit V « ancien », pour le dies tinguer du célèbre connmentateur de la Bible, est encore un Juif, auteur d'un poème Περὶ τὰ “Ἱεροσόλυμα, également cité par Polyhistor (fr. 6, 11, 23 Müller). Eupolémos, autre historien juif, du ne siècle, est cité par Polyhistor (fr. 3, 13, 18, 20, 24 Müller ; Freudenthal, p. 225-230). Josèphe n'a pu ni ignorer la nationalité de ces Dus auleurs, ni prétendre la dissimuler, Les répétitions que présente notre phrase (μέντοι... τῆς ἀληθείας διήμαρτον) contribuent à la rendre suspecte.
APPENDICE
La plus grande partie de ce document se trouve au Louvre (papyrus 2376 bis) el a été publiée pour la première fois par Brunet de Presle (Notices et extraits des manuscrits, tome XVIII, 2e partie, 1865, p. 383 suiv., n° 68; Planches, pl. XLVI). Le fragment qui se trouve à Londres (col. IV-V) a été publié par Forshall (Description of the Greek papyri in the British Museum, 1839, n° 43). Récemment M. Wilcken a réédité, après une nouvelle collation, faite en 1887, l'ensemble du papyrus (Hermes, XXVII, 1892, p. 461 suiv., sous le titre Ein Aklenstück zum jüdischen Kriege). Nous suivons en principe dans notre reproduction l'ordre des fragments adopté par M. Wilcken et nous acceptons une nolable partie de ses lectures et de ses suppléments; nous indiquons en note les lecons de Wileken que nous avons écartées. Nous avons collationné à nouveau le papyrus de Paris‘, qui est actuellement placé sous verre, dans deux cadres distincts, Le premier fragment contient au recto I, au verso Vlllet IX; le second au recto II et III, au verso VI et VII.
Col, I. Recto (Paris E).