Hist. natu
δ 111. Sed omnibus odoribus prefertur balsamum, uni terrarum Iudex concessum, quondam in duobus tantum hortis, utroque regio, altero iugerum XX non amplius, altero pauciorum. Ostendere arbutum hanc urbi imperatores Vespasiani ; clarumque dictu, a Pom-
Il y a en Judée un ruisseau qui se tarit tous les jours de sabbat ?.
relle, XII, 25, 8 111 suiv.
Mais à tous les parfums on préfere le baume, qui de tous les pays de la terre n'a été accordé qu'à la seule Judée; autrefois méme il n'était cultivé que dans deux jardins, l'un et l'autre appartenant aux rois : l'un ne mesurait pas plus de 20 arpents, l'autre encore
1. C'est la légende (fama) que Pline lui-méme contredit ailleurs, V, $ 72 Jan (supra, n° 150). Le lac Asphaltite est encore mentionné, VII, ὃ 65 Jan: Quin et bituminum sequax alioquin et lenta natura, in lacu Iudex qui vocatur Asphaltite, et certo tempore anni supernatans non quit sibi avelli ad omnem contactum adhaerens praterquam filo quod tale virus (i, e. mulierum profluvium) infecerit. (Cf. Strabon, XVI, 2, 43 d'après Posidonios.) Méme assertion, XXVIII, 7, 8 80. Sur le bitume-limon, cf. encore XXXV, 15, 8 178: limus e ludææ lacu.
2. Josèphe, qui parle de ce fleuve sousle nom de Σαδδατιχός (B. Jud., VII, 9, 1) et le place entre Arcæa et Raphanæa (au nord de Tripolis, aujourd'hui le Nahr el-Arka?), en dit précisément le contraire de Pline : le fleuve était à sec six jours de la semaine et coulait à pleins bords le jour du sabbat. Le Midrasch Bereschit Rabba, c. 2 (où le fleuve est appelé Sambation, Teac), esl d'aecord avec Pline; cf. Neubauer, Géographie du Talmud, p. 33.
PLINE L ANCIEN
peio Magno in triumpho arbores quoque duximus.
8 112. Servit nunc hac ac tributa pendit cum sua gente, in totum alia natura quam nostri externique prodiderant.
Quippe viti similior est quam myrto. Malleolis seri didicit nuper victa? ut vitis, et implet colles vinearum modo, quæ sine adminiculis se ipse sustinent. Tondetur similiterfruticans ac rastris nitescit properatque nasci, intra tertium annum fructifera. Folium proxumum [rute, fructus] tuberi, perpetua coma.
moins, Cet arbuste a été montré à Rome par les empereurs Vespasien et Titus; chose glorieuse à dire, depuis Pompée le Grand nous avons conduit aussi des arbres en triomphe" !
Maintenant cet arbuste est asservi et paye tribut avec son peuple. La nature en est tout autre que ne l’ont décrite nos auteurs et les auteurs étrangers, Il ressemble plus à la vigne qu'au myrte. Depuis peu on l'a dompté et habitué à se propager par marcottes, comme la vigne, et il couvre les flanes des coteaux àla facon de pieds de vigne, plantés sans tuteur, qui se supportent eux-mêmes ; il pousse des rejetons et se taille de méme; en le sarclant on lui donne de la vigueur et il se développe rapidement, donnant des fruits des la troisième année. La feuille ressemble à celle de la rue, le fruit à l'azerole ; le feuillage est persistant ἡ.
1. Pline copie Théophraste, Hist. plant., IX, 6, 1 : To δὲ βάλσαμον γίνεται μὲν ἐν τῷ αὐλῶν: τῷ περὶ Συρίαν (la vallée de Jéricho). Παραδείσους δ᾽ εἶναί φασι δύο μόνους, τὸν μὲν ὅσον εἴχοσι πλέθρων, τὸν δ᾽ ἕτερον πολλῷ ἐλάττονα. Pline a traduit πλέθρα par iugera, sans réfléchir que le pléthre attique (0hect,087) ne représentait guère que le tiers du iugerum romain (0hect,252).
2, Allusion à l'ébéne rapporté par Pompée de la guerre d'Orient, Pline,
XII, 4, ὃ 20, Jan.