‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 186 sur 273 · Cp. Dioscoride · texte numérisé non relu

Cp. Dioscoride

PLINE L'ANCIEN

quod levius atque viridius. Ramus crassior quam myrto. Inciditur vitro, lapide osseisve cultellis ; ferro lædi vitalia odit, emoritur protinus, eodem amputari supervacua patiens. Incidenlis manus libratur artifici temperamento, ne quid ultra corlicem violet.

3 116. Succus e plaga manat quem opobalsamum — vocant, suavitatis eximi», sed tenui ploratu; lanis parva colligitur in cornua; ex his novo fictili conditur, crassiori similis oleo el in musto candida, rufescit deinde simulque durescit e tralucido.

$ 447. Alexandro Magno res ibi gerente, toto die æstivo unam concham impleri iustum

Plus les grains sont légers et verts, moins bonne est leur qualité. Les branches sont plus épaisses que celles du myrte.

On pratique des incisions dans l'écorce avec du verre, des pierres ou des couteaux en os.

L'arbre ne supporte pas que le fer attaque ses parties vitales ; il meurt aussitôt, quoiqu'il tolere trés bien qu'on l'émonde avec le fer'. La main de l'opérateur est dirigée avec précaution pour que l'instrument ne pénètre pas au delà de l'écorce.

De la plaie coule un Suc appelé opobalsamum, d'une suavité extrême, mais qui se distlle à petites gouttes, comme des larmes. On recueille le liquide sur des flocons de laine qu'on presse dans de petites cornes; de là on le transvase dans des vases de terre neufs.

Il est d'abord sembiable à de l'huile épaisse et la couleur, à l'état de moût, est blanche; ensuite 1] roussit, se coagule et perd sa transparence.

A l'époque où Alexandre le Grand faisait campagne dans ces parages, on arrivait tout

1. D'aprés Théophraste, au contraire, l'incision se pratiquait avec des onglets de fer : To δὲ δάκρυον ἀπὸ ἐντομῆς συλλέγειν, ἐντέμνειν δὲ ὄνυξι σιδηροῖς

RS Na . E , \ x 4 MC ὑπὸ τὸ ἄστρον (la canicule) ὅταν μάλιστα πνίγη ὦσι χαὶ τὰ στελέχη xo τὰ ἄνω.

erat, omni vero fecunditate e maiore horto congios senos, e minore singulos, cum et duplo rependebatur argentum. Nunc etiam singularum arborum largior vena. Ter omnibus percutitur aestatibus, postea depulatur.

$118. Et sarmenta quoque in merce sunt. DCCC HS amputatio ipsa surculusque veniere intra quintum devictæ annum.

Xylobalsamum vocatur et coquitur in unguentis pro succo ipso. Corticis etiam ad medicamenta pretium est. Præcipua autem gratia lacrima, secunda semini, terlia cortici, minuma ligno...

1. Théophraste, loc. cit. : Τὴν δὲ σνλλογὴν ὅλον τὸ θέρος ποιεῖσθαι :

AUTEURS LATINS

juste à remplir une coquille pendant une journée entiere d'été. Le produit total du grand jardin était de six conges, celui du petit, d'un seul: le suc se payait le double de son poids en argent'. Aujourd'hui un seul arbre produit une récolte plus abondante. On pratique l'incision trois fois chaque été, apres quoi on élague l'arbre.

Les sarments aussi sont un objet de vente. Cinq ans aprés la conquéte, le produit des ébranchages et les rejetons ont été vendus pour une somme de 800,000 sesterces. On appelle ce produit zylobalsamum et on le fait cuire pour la fabrication des onguents à la place du suc lui-méme. On estime aussi l'écorce pour la préparation des médicaments.

On prise le plus la résine, vient ensuite la graine, puis l'écorce, enfin le bois"...

δὲ πολὺ τὸ ῥέον, ἀλλ᾽ ἐν ἡμέρα τὸν ἄνδρα συλλέγειν ὅσον x0yynv... γίνεσθαι δὲ ἐχ μὲν τοῦ μείζονος παραδείσου ἀγγείδια δώδεχα ὅσον ἡμιχοαῖα, Ex δὲ τοῦ ἑτέρου δύο μόνον" πωλεῖσθα! δὲ τὸ μὲν ἄχρατον δὶς πρὸς ἀργύριον, τὸ δ᾽ ἄλλο xxx λόγον τῆς μίξεως. ll semble bien étonnant que la productivité des arbres à baume ait augmenté dans de si fortes proportions entre le temps de Théophraste et celui de Pline. Les agents du fisc avaient sans doute intérét à dissimuler le véritable chiffre de la récolte. Un conge attique = 3lit,24.

2. Théophraste : εὔοσμα δὲ σφόδρα xai τὰ ῥαδδία - χαθαίρειν γὰρ xot τῶνδε ἕνεχα xà τοῦ διαφόρου (?) πωλεῖσθαι γὰρ τίμια. — Viennent ensuite chez Pline des détails sur les sophistications variées de ce produit et sur les moyens de les déceler,

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$ 123...Nec manifestior alibi fraus, quippe milibus denarium sextarii empti vendente fisco, tricenis denariis veneunt. In tantum expedit licere auctorem*. Xylobalsamo pretium in libras X quinque.

1254. — Hist. naturelle, XM, 4,

$ 26. Iudaea vero incluta est vel magis palmis quarum na- (ura nunc dicetur...

$ 44. Ab his caryotæ maxume celebrantur, et cibo quidem sed et succo uberrima, ex quibus precipua vina Orienti, iniqua capiti, unde pomo nomen. Sed ut copia ibi atque fertilitas, ita nobilitas in Iudaa, nec in tota, sed Hiericunte maxume, quanquam laudatæ et Archelaide et Phaselide atque Liviade, gentis eiusdem convallibus. Dos his praecipua

Dansaucune denréela fraude n'est plus manifeste puisque le setier!, qui vaut 1,000 deniers acheté directement au fisc, se vend couramment 2300 deniers...

Le zylobalsamum ne vaut que 5 deniers les 10 livres.

et suiv.

La Judée est encore plus célèbre par ses palmiers (que l'Égypte par ses onguents); nous allons maintenant décrire la nature de cet arbre.

Après les dattiers des pays du sud, on vante surtout les caryotes, aussi abondantes par leur suc que par leur pulpe nutritive, et qui servent à préparer les plus fameux vins de l'Orient, vins qui montent à la tête, d’où le nom du fruit.

Si (l'Orient) se distingue par l'abondance et la fertilité de ses palmiers à caryotes, la Judée

l'emporte par la qualité : non

Déjà du temps de Théophraste le baume qui circulait en Grèce élait le plus

souvent adultéré.

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