‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 197 sur 273 · Epigrammaton, XII, 57 (décembre · texte numérisé non relu

Epigrammaton, XII, 57 (décembre

…… nec turba cessat entheata Bellona,

Nec fasciato naufragus loquax trunco, I3. A matre doctus nec rogare Iudzus,

Nec sulphuratæ lippus institor mercis...

(La ville est inhabitable à cause du vacarme perpétuel qu'on entend dans les rues) : c’est la troupe de Bellone avec son délire incessant, c'est le naufragé bavard àu corps entouré de bandages, le Juif dressé par sa mere à mendier, le marchand chassieux d'allumettes ?.

1. Ce nom a résisté jusqu'à présent à toutes les tentatives d'explicalion ; voici les principales : Anchialus serait le nom de l'enfant aimé par Martial (Furlanetto, Rigault): ce serait le nom d'un « Rothschild » de l'époque (Schürer, Friedlzender); ou une corruption de l'hébreu Anokhi El « Moi Dieu » (Scaliger, Selden) ou Hakhi olam (Saumaise) ou Ani khi olam (Vitringa). D'autres ont corrigé le mot en ἀγγάριον (= ἀχθοφόρον, l'âne porte-fardeau ; Voss), Ægialum (le dieu ou la synagogue du rivage? Green), altisonum (Withof), Il faut observer qu'Anchialus se rencontre fréquemment comme nom d'esclave ou d'affranchi,

2. Le vers 13 atteste qu'il y avait à Rome de petits mendiants juifs, mais c'est à tort, selon moi, qu'on ἃ voulu déduire du vers 14 qu'ils s'adonnaient aussi à la vente des allumettes. L'ordre méme de l'énumération prouve que le sujet de ce vers n'est pas juif et c'est vainement qu'on arguerait en sens contraire des vers I, 41, 3-5 (franstiberinus ambulator Qui pallentia sulphurata fractis Permutat vitreis). Parce qu'il y avait des Juifs dans le quartier Transtéverin (Philon, Leg. ad Caium, 23), il ne saurait en résulter que tous les marchands ambulants de ce quartier fussent juifs, Sur l'abus qu'on a fait de ce texte, cf. Hild, op. cit., XI, 171. Dans le passage parallèle de Stace, Sylves, I, 6, τὸ : lie agmina eonfremunt Syrorum, Hic plebs scenica, quæque comminutis Permutat vitreis gregale sulfur, 1 semble aussi que les Syriens soient nettement opposés aux brocanteurs d'allumettes,

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D, Iunius luvenalis, poète satirique, né en 55 (?), florissait sous Domitien, Trajan et Hadrien ; il est mort sous Antonin le Pieux (avénement en 138).

1260. — a. — Satire MI, v, 10 suiv, (vers 110 ap, J.-C.).

10 Sed dum tota domus rheda componitur una, Substitit ad veteres arcus madidamque Capenam. Hic, ubi nocturne Numa constituebat amica, Nunc sacri fontis nemus et delubra locantur Tudais, quorum cophinus fenumque supellex.

1ὃ Omnis enim populo mercedem pendere tussa est Arbor, et eiectis mendicat silva Camenis.

(Umbritius quitte Rome pour se fixer à Cumes). Tandis qu'on charge toute sa maisonnée sur un seul chariot, il s'arréte pres des vieux ares et de l'humide (porte) Capène ‘. Là où jadis Numa donnait des rendez-vous nocturnes à son amie, maintenant le bosquet de la source sacrée et le temple sont loués à des Juifs, dont un panier et du foin composent tout le mobilier *; car il n'y a pas

un arbre qui ne paie un loyer au peuple et les Camenes proscrites de la forét ont fait place aux mendiants.

b. — Satire MI, v. 296.

290 Stat contra starique jubet : parere necesse est... 296 « Ede ubi consistas : in qua te quiero proseucha ? »

1. Immédiatement au sortir de Home, le long de la voie Appienne, route trés fréquentée et par conséquent favorable à l'industrie des mendiants.

2, Ce sont des mendiants juifs qui ont obtenu, moyennant une redevance modique, le droit de stationnement dans ce lieu privilégié. On retrouve « le

(L'ivrogne) se poste devant moi et me crie halte-là ! Il faut obéir. « Dis-moi où tu loges? dans quelle synagogue puis-je aller te chercher ‘? »

a8 '21.— a. — Satire VI, 156 suiv. (116 ap. J.-C.).

... adamas notissimus et Beronices [n digito factus pretiosior : hunc dedit olim Barbarus incesto, dedit hunc Agrippa sorort, Observant ubi festa mero pede sabbata reges Et vetus indulget senibus clementia porcis.

(On va chercher pour la femme aimée et dépensière) le diamant célebre devenu plus précieux encore pour avoir orné le doigt de Bérénice : un barbare, Agrippa, l'offrit autrefois à sa sœur impudique ?, dans le pays où les rois célèbrent pieds nus* la fête du sabbat et où une complaisance antique laisse vieillir les pourceaux*.

b. — Satire VI, 542 suiv,

. Caphino feenoque relicto, Arcanam Iudaea tremens mendicat in aurem,

panier et le foin » — symbole d'un ménage de mendiants — dans la satire VI, 542 (infra, n° 171 b). Pour la mendicité juive cp. supra, Martial, n? 169.

1. L'ivrogne prend le pauvre qu'il rencontre pour un mendiant tel qu'on en trouvait aux environs des synagogues; voir Auteurs grecs, n? 121 (Cléomede).

2. Sur les relations incestueuses de Bérénice avec son frére Agrippa II, cf. Joséphe, Ant. Jud., XX, 7, 3, S 145 Niese : Βερενίχη... erre ἐπισχούσης ὅτι τἀδελφῷ συνεΐη.

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