HADRIEN
P. Æïius Hadrianus, né en 76, mort en 138, empereur romain, Il s'essaya
dans divers genres de littérature.
48%. — Lettre d'Hadrien citée par son affranchi Phlégon (de Tralles) et d’après celui-ci par Vopiscus, Vie de Saturninus, c. 8.
Hadrianus viano consuli* salutem.
Augustus. Ser-
Ægyptum quam mihi laudabas, Serviane carissime, totam didici levem et ad omnia famæ momenta volitantem. Illic qui Serapem colunt Christiani sunt et devoti sunt Serapi qui se Christi episcopos dicunt ; nemo illicarchisynagogus[udæorum, nemo Samariles, nemo Christianorum presbyter non mathematicus, non haruspex, non aliptes. Ipse ille patriarcha cum /Egyptum venerit, ab aliis
Hadrien Auguste à Servianus, consul, salut.
Cette Égypte que tu me vantais, cher Servianus, je l'ai trouvée légere, inconstante, changeantau moindre bruit. Là ceux qui adorent Sérapis sont chrétiens, et ceux qui se disent évóques du Christ sont les dévots de Sérapis; on ne trouve là aucun archisynagogue juif”, aucun Samaritain?, aucun prêtre chrétien qui ne soit aussi astrologue, haruspice ou charlatan. Le patriarche lui-méme *,
1. L. Iulius Ursus Servianus, beau-frère d'Hadrien, consul pour la troisième fois en 134; la lettre est probablement de cette année. Le second consulat de Servianus tombe en 102, longtemps avant l'avénement d'Hadrien.
2, L'archisynagogue était, dans toutes les communautés de la diaspora juive, le personnage chargé de diriger le culte et de maintenir le bon ordre dans la synagogu®. Cp. Schürer, II, 364-7.
3. Sur l'établissement des Samaritains en Égypte sous Ptolémée Soter, cf.
Josèphe, Ant., XII, 1.
4. Il s'agit du patriarche juif, résidant en Palestine, chef de la nation juive depuis la ruine de l'indépendance nationale : c'est le plus ancien texte paien qui mentionne ce dignitaire. D’après Grætz (Geschichte der Juden, IV, 147,