‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 220 sur 273 · Divus Claudius, c · texte numérisé non relu

Divus Claudius, c

Iudaeos impulsore Chresto Il chassa de Rome! les Juifs, assidue tumultuantes Romaex- qui à l'instigation de Chrestus? pulit. excitaient des troubles conti-

nuels.

1387. — Divus Claudius, c. 28.

Libertorum precipue sus- Parmi les affranchis, un de pexit... Felicem, quem cohor- ceux qu'il (Claude) aima le plus tibus et alis provinciæque Iu- fut Félix, à qui il donna des dææ præposuit, trium regina- cohortes, des escadrons, le rum maritum. gouvernement de la Judée, et

qui fut le mari de trois reines?.

1. Les Juifs expulsés de Rome en 19 paraissent y étre rentrés aprés la chute de Séjan (en 31; cp. Philon, Legat. ad Caium, c. 24). Claude débuta par un édit de tolérance (Josèphe, Ant., XIX, 5. 23). L'expulsion mentionnée par Suétone est confirmée par les Actes des Apôtres, XVII, 2 : διὰ τὸ διατεταχένα: KNAajütov χωρίζεσθαι πάντας τοὺς ᾿Ιουδαίους ἀπὸ τῆς Ῥώμης. Dion Cassius (LX, 6), au contraire, dit que les Juifs ne furent pas expulsés, mais seulement empéchés de se réunir en assemblées (μὴ συναθροίζεσθαι). Joséphe ne parle pas de cet événement qu'Orose (VII, 6, 15) place en 49.

2. On a souvent interprété ce texte en ce sens que la communauté juive de Rome était troublée par la prédication de la doctrine du Christ (Χριστός — Χρηστός); mais celte interprétation ne nous parait pas fondée; le nom Χρηστὸς est fréquent dans l'onomastique grecque ; il était parfois porté par des affranchis (Cie., Ad famil., II, 8, 1) et l'on sait que les Juifs se recrutaient en grande parlie dans cette classe de la population.

3. Félix fut procurateur de Judée de 52 à 60 après J.-C. Il épousa : 19 une petite-fille de Marc Antoine et de Cléopâtre (Tacite. Hist., V, 9) ; 2e Drusilla, fille d'Agrippa I*r, roi des Juifs (Josèphe, Ant., XX, 7, 2). La troisième « reine » est inconnue.

AUTEURS LATINS

13588. — Divus Vespasianus, passim,

S 4 (c. 4). Percrebuerat Oriente toto vetus et constans opinio, esse in fatis ut eo tempore Iudæa profecti rerum potirentur. Id de imperatore Romano, quantum postea eventu paruit, predictum Iudaei ad se trahentes rebellarunt, ez soque pra posito, legatum insuper Syrie consularem suppetias ferentem, rapta aquila, fugaverunt. Ad hunc motum comprimendum cum exercitu ampliore et non instrenuo duce, cui tamen tuto tanta res committeretur, opus esset, ipse polissimum delectus est, ut et industriæ expertæ nec metuendus ullo modo ob humilitatem generis ac nominis. Additis igitur ad eopias duabus legionibus, octo alis, cohortibus decem, alque inter legatos maiore filló assumpto, ut primum provinciam attigit, proximas quoque convertit in se, correcta statim. castrorum | disciplina, unoque et altero prelio tam

C'était une ancienne et ferme croyance, répandue dans tout l'Orient, qu'il était écrit au livre du destin que l’empire du monde appartiendrait vers ce temps-là à un homme sorti de Judée. Cet oracle qui regardait un empereur romain, comme le prouva bientót l'événement, les Juifs se l'appliquerent à eux-mêmes ; ils se révollèrent, et apres avoir tué leur gouverneur ! ils mirent en fuite le légat consulaire de Syrie*, qui venait à son secours, et lui prirent une aigle. Pour étouffer ce mouvement, il fallait une armée considérable et un chef actif, à qui l'on püt cependant confier sans appréhension une entretreprise de cette importance.

Vespasien fut choisi entre tous, parce que à des talents éprouvés il joignait une obscurité de race et de nom qui ne laissaient rien à craindre. Ayant donc renforcé son armée de deux légions?, huit ailes et dix co-

1. Le procurateur Gessius Florus. Mais on ne croit pas qu'il ait été tué par les Juifs et le contraire parait résulter de Josèphe, B. Jud., II, 20, 1.

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