C'est une erreur
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Vient ensuite Joppé. L'endroit est si élevé qu'on prétend que, de là, on découvre Jérusalem,capitale des Juifs‘. A l'époque où les Juifs descendaient jusqu à la mer*, ils avaient fait, de cette ville, leur mouillage : mais on comprendqueles mouillages de brigands deviennent des repaires. Ils s'étaient également emparés du Carmeletde la forêts. Tout le district était devenu si populeux que, du bourg voisin de Jamnia et des localités environnantes, on pouvait tirer Jusqu'à quarante mille soldats...
Dans l'intervalle (entre Joppé et la frontière d'Égypte) est encore le pays de Gadara, dont les Juifs avaient également pris possession.
L'extrémité occidentale de la Judée, dans la direction du mont Casios *, est occupée par
la distance à vol d'oiseau est de 60 kilomètres et la
route franchit une chaine de montagnes. Le langage de Strabon ici et ailleurs (8 23) montre qu'il n'avait pas visité le pays. On peut se demander s'il n'y aurait pas ici une confusion avec Sapha, d’où l'on apercevait effectivement Jérusalem (Ant. jud., XI, 8), et qui tirait son nom de celte particularité,
2. Cette locution prouve que Strabon copie un auteur qui écrivait peu aprés la campagne de Pompée en Syrie (63 av. J.-C.), car Joppé enlevée aux Juifs par Pompée (Joséphe, Ant. jud., XIV, 4, 4, 8 76) leur fat rendue par César (ib., XV, 7, 3, 8217). D'ailleurs Strabon ignore (3 27) le changement de nom de la Tour de Straton (Césarée) qui date cependant d'Hérode. Il ne sait pas non plus (3 30) que Gaza s'est relevée de ses ruines par ordre de Gabinius (Anf.jud., XIV, 5, 3).
3. La forét de Saron, le long du littoral au sud de Césarée (ἢ 27).
4. La colline située sur la frontière d'Égypte, entre la mer el le lac Sirbonis.
2 » bu OXTŒLOL ὁ
-Ὁ , EJ *, *, , μιὼν τῶν αὐτῶν ELELVOLS ἐλοιγνωνησαν"
Ταῦτα μὲν [npocéonsoa]* * τὰ πολλὰ ᾿ ὡς ἕχαστά ἐστίν ὑπὸ φύλων οἰχουeva μιχτῶν ἔχ τε Αἰγυπτίων ἐθνῶν χαὶ ᾿Αραδίων xai Φοινίκων * τοιοῦτοι γὰρ οἱ τὴν Γαλιλαίαν ἔχοντες χαὶ τὸν ἽἹεριχοῦυντα xoà τὴν Φιλαδέλφειαν
e € , xxi Σαμάρειαν, ἣν Ἡρώδης Σεόα- ,
' , , er s ” στὴν ἐπωνόμασεν. Οὕτω δ᾽ ὄντων
μιγάδων, ἣ χρχτοῦσα μάλιστα φήμη τῶν περὶ τὸ ἱερὸν τὸ ἐν τοῖς lepcολύμοις πιστευομένων Αἰγυπτίους
xj
les Iduméens et le lac'. Les Iduméens sont des Nabatéens qui, chassés de leur patrie par des dissensions intestines, se mélerent aux Juifs et finirent par adopter les mémes coutumes?. Vers la mer, le lac Sirbonis couvre une grande surface et ce qui suit (?)* jusqu'à Jérusalem : car cette ville aussi est proche de la mer, puisqu'on a dit qu'on l'apercoit du mouillage de Joppé. Voilà pour la partie occidentale; la plus grande partie du pays, fraclionnée en plusieurs cantons, est habitée par des tribus mélées d'Égyptiens, d'Arabes et de Phéniciens : telles sont celles qui habitent la Ga- .
lilée, Jéricho, Philadelphie, Samarie (dont Hérode a changé le nom en Sébaslé). Si mélangée que soit la population, ce qui se dégage de plus certain de l'ensemble des traditions relatives au temple de Jérusalem, c'est que les ancétres de ceux qu'on appelle Juifs viennent d' Égypte :
1. Sans doute la mer Morte, que Strabon, par une erreur inexcusable,
confond avec le lac Sirbonis.
2. Seule affirmation de ce fait, qui parait inexaet : il semble plutôt que les Iduméens, chassés d'une partie de leurs possessions par les Nabatéens, aient été réduits à se réfugier en territoire israélite,
3. Cette phrase, d'ailleurs inintelligible, parait corrompue,
4. Les mss. ont προσάρχτια, lecon d'autant, plus inadmissible que Strabon
STRABON D'AMASÉE 99
S 35. Μωσῆς γάρ τις τῶν Αἰυπτίων ἱερέων, ἔχων τι μέρος τῆς [Δέλτα ?*] χαλουμένης χώρας, ἀπῆρεν ἐχεῖσε ἐνθένδε, δυσχεράνας τὰ χαθεστῶτα, χαὶ συνεξῆραν αὐτῷ πολλοὶ τιμῶντες τὸ θεῖον. "Econ γὰρ ἐχεῖνος χαὶ ἐδίδασχεν, ὡς οὐκ ὀρθῶς φρονοῖεν οἱ Αἰγύπτιοι θηρίοις εἰκάζοντες xat βοσχήμασι τὸ θεῖον, οὐδ᾽ οἱ Λίῤυες οὐχ εὖ δὲ οὐδ᾽ οἱ “Πίλληνες ἀνθρωπο- * εἴη γὰρ ἕν τοῦτο μόνο) θεὸς τὸ περίεχον ἡμᾶς ἅπαντας χαὶ γῆν χαὶ θάλατταν, ὁ χαλοῦμιεν οὐρανὸν xal χόσμον xai τὴν τῶν ὄντῶν φύσιν. Τούτου δὴ τίς ἂν εἰχόνα πλάττειν θαρρήσειε νοῦν ἔχων ὁμοίαν