‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 75 sur 273 · Nous avons vu chez Timochares (n · texte numérisé non relu

Nous avons vu chez Timochares (n

des chiffres un peu différents.

D'AMASÉE

la ville méme est bien pourvue d'eau, aux alentours le terrain est pauvre et aride, et méme, dans un rayon de 60 stades, pierreux '. Au reste, Moise ne se présentait pas les armes à la main, mais au nom des rites sacrés et de la divinité pour laquelle il demandait un asile, promettant d'instituer une religion et un culte qui ne gêneraient en rien leurs secltateurs, puisqu'ils ne leur imposeraient ni dépenses, ni enthousiasmes divins, ni autres pratiques absurdes. Ce programme le fit bien accueillir el il réussit à fonder un État qui prit de l'imporlance par l'adjonction volontaire de toutes les populations environnantes, gagnées par son commerce et ses promesses.

Les successeurs de Moise persévérerent, pendant un certain temps, dans les mémes errements, observant tres sincerement la justice et la piété.

Mais, plus tard, le sacerdoce étant échu d'abord à des hommes superstilieux, ensuite à des caracteres tyranniques,

22) une description analogue avec

τομαὶ χαὶ αἱ ἐχτορμιαὶ χαὶ εἴ τινα τοιαῦτα ἐνομίσθη, ix δὲ τῶν τυραννίδων τὰ λῃστήρια. Οἱ μὲν γὰρ ἀφιστάμενο τὴν χώραν ἐχάχουν χαὶ αὐτὴν χαὶ τὴ"

γειτνιῶσαν, Ot δὲ συνιπράττον τες τοῖς

de la superstition naquirent l'abstinence de certains aliments qu'ils pratiquent encore aujourd’hui, la circoneision, l'excision ! et autres coutumes de ce genre; de la tyrannie na-

les choses changerent :

quit le brigandage. D'une part, en effet, elle provoqua des inmS o» βδελυττομένων, Surrections qui ravagerent le σευνυνόντων xx) σεόο- territoire juif et les pays voisins; d'autre part, le gouvernement et ses parlisans s'emparerent des biens d'autrui et annexerent une grande partie de la Syrie et de la Phénicie.

Toutefois, un certain prestige resta altaché à leur citadelle :

au lieu de la maudire comme le repaire de la tyrannie, les populations continuèrent à la vénérer et à l'honorer comme

cox ὡς

LENS ἀλλ᾽ ὡς epóv

le sanctuaire de la divinité’.

1. I ne s'agit pas, comme on pourrait le croire, de la castration, sévèrement prohibée par les lois juives (Deutér., xxm, 2), mais d'une autre opération désignée par le méme nom. Cp. Strabon, XVII, 2, 5, en parlant des Egyptiens : καὶ τοῦτο δὲ τῶν μάλιστα ζηλουμένων παρ᾽ αὐτοῖς τὸ πάντα τρέφειν τὰ γεννώμενα παιδία (cf, supra, Hécatée, p. 19, note 3) xoi τὸ περιτέμνειν at τὰ θήλεα ἐχτέμνειν MAT xai τοῖς ToySmidcey b tun v: xa οὗτοι ὃ ᾿ εἰσὶν Αἰγύπτιοι Cf. encore XVI, 4, 9 (parlant d'une peuplade de la mer Rouge): ai γυναῖχες Ιουδαϊχῶς ἐχτετμημέναι. La Bible ne parait faire aucune allusion à cet usage, que l'on constate encore aujourd'hui chez différentes peuplades de l'Afrique (cf. Ploss, Die operative Behandlung der weiblichen Geschlechtstheile bei verschiedenen Vülkern, dans Zeitschrift für Ethnologie, MI (1871), 381-397).

2, Suit une dissertation (ὃ 38-39), que nous passons, sur le grand rôle qu'a

STRABON D AMASÉE

$139.05. Dofourec- δέ cc “ἦν

χαὶ 6 Μωσῆς xai oi διαδεξάμινοι

2 , , , vounévne τῆς Ιουδαίας, πρῶτος ἀνθ

TO

ἱερέως ἀνέδειξεν ἑαυτὸν βασιλέα ᾿Αλέξανδρος * τούτου δ᾽ four vió, * i

€ ΄ Yoravés τε διαφερομένων δὲ περὶ τῆς ἀρχῆς,

Y $e, 5 , ἊΝ € ro Xa αὐτὰ ἐν πρώτοις τὰ Ἱεροσόλυμα r 4 y e," erus 1 TE mas:

βίᾳ χαταλχδών * ἦν γὰρ πετρῶδες Xa εὐερχὲς ἔρυμα, ἐντὸς μὲν εὔυδρον,

ποδῶν, πλάτος di πευτήχοντα LA! δια-

, Li ^N sers = 5 χοσίων * &x δὲ τοῦ λίθου τοῦ λατομη-

Tels.furent Moïse οἱ 565 successeurs qui, aprés de bons débuts, ne tardèrent pas à dé-

générer.

La Judée étant ainsi ouvertement livrée à la tyrannie, Alexandre, le premier, changea son titre de grand prétre contre celui de roi’. Il eut deux fils, Hyrcan et Aristobule, qui se disputerent le pouvoir. Pompée survint, les déposa tous deux et démantela leurs places d'armes, à commencer par Jérusalem qu'il dut prendre de force. La place était bâtie sur un rocher et entourée d'une

forte enceinte, abondamment

pourvue d'eau à l'intérieur, tan-

dis que les environs sont abso-

lument arides. Elle avait un

fossé taillé en plein roc, profond ?

joué dans l'histoire des Grecs comme des Barbares le principe d'autorité religieuse. L'auteur rappelle à ce propos le prestige des sanctuaires de Dodone et de Delphes, les consultations de Minos et de Lycurgue, les honneurs attribués à des devins illustres (Tirésias, Amphiaraos, Trophonios, Orphée, Musée). Chez les Barbares il cite : parmi les Gétes le « dieu » Zamolxis « un Pythagoricien », et plus récemment Décænéos, devin de Byrébistas; parmi les Bosporans Achaicaros (?); en Inde, les gymnosophistes; en Perse, les mages, nécromans, lécanomantes et hydromantes ; parmi les Assyriens, les Chaldéens; chez les Romains, les haruspices étrusques.

1. Alexandre Jannée (104-78 av. J.-C.). D'après Josèphe (Ant. jud., xim, 11, 1) ce changement fut déjà opéré par Aristobule I", frère et prédécessure d'Alexandre (105-104). Il faut cependant noter qu'il n'y a pas trace de titre

royal sur les monnaies d'Aristobule,

τ παντὸς ἔργου, πληρώσας τὴν τάφρον xai ἐπιδαλὼν € διαδάθρας * χατασπάσαι δ᾽ οὖν ἐχέλευσε τὰ τείχη πάντα χαὶ ἀνεῖλεν εἰς δύναμιν τὰ λῃστήρια χαὶ τὰ γαζο-

ἄλλα δὲ ᾿Αλεξανδριόν τε ES Ὑρχᾷάνιον xai Μαχαιροῦς nat Λυσιὰς

de 60 pieds, large de 250, et, avec la pierre retirée de l'excavation, on avait construit tout le mur extérieur du temple.

Pompée s'empara de la place, dit-on, en choisissant, pour l'attaque, le jour de jeüne*, où les Juifs s'abstenaient de tout travail : il en profita pour combler le fossé et faire appliquer les échelles. La ville prise, il ordonna d'en raser toutes les fortifications et fit détruire, dans la mesure de ses forces, les repaires des tyrans et leurs gazophylacies (places où ils conservaient leurs trésors). Deux de ces gazophylacies, Threx et Tauros, commandaient les entrées de la vallée de Jéricho ; d'autres s appelaient Alexandrion, Hyrcanion, Machærous, Lysias, sans compter les forteresses du canton de Philadelphie et celle de Scythopolis, en Galilée.

Jéricho est une plaine circu-

1. Strabon entend par là simplement le sabbat, s'imaginant, comme d'autres contemporains (Suétone, Auguste, 76, etc.) que les Juifs jeünaient le jour du sabbat. Nous savons d'ailleurs par Dion Cassius, XXXVII, 16, que Jérusalem fut effectivement prise un samedi (ἐν τῇ τοῦ Κρόνου uépz). — Josèphe, Ant. jud., XIV, 4, 3, 866, a copié sans réflexion les termes de Strabon (dans ses

STRABON

περιεχόμενον ὀρεινῇ τινι καί mou xad θεατροειδῶς πρὸς αὐτὸ χεχλιμένῃ :

Σ - WA. Y € , ἐνταῦθα ὃ ἐστὶν ὁ φοινιχών, με

WXt, ἐπὶ μῆχος σταδίων ÉXATOY, διάρer ' € PUTOS ATAS *xt μεστὸς χατοιχίὼν *

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χσίλειον χαὶ ὁ toi »

Ecx:

, = , xx! AUÉAVOTIAS *

CERN - ' ^Y - " χαι ὁ QOUVIAUWY OZ τοίουτος, EyOY

νον, πλὴν τοῦ Βαῤυλωνίου xal

D AMASÉE 105

laire, entourée de montagnes qui figurent, en quelque sorte, les gradins d'un théâtre. C'est dans cette plaine que se trouve le PAénicón, grand bois mêlé d'arbres fruitiers de toute espèce, mais principalement de palmiers. Il s'étend sur une longueur de 100 stades (17 kilomètres); il est arrosé dans tous les sens et plein de villages. On y voit aussi un palais royal et le Parc du Baumier ".

Le baumier est un arbuste aromalique, assez semblable au cytise et au térébinthe. A l'aide d'incisions pratiquées dans son écorce, on en fait découler un suc, semblable à du lait crémeux, qu'on recueille dans des vases; on le verse ensuite dans des coquilles où il se coagule.

οὖν ἀπ᾿ αὐτῶν ἡ πρόσοδος. Kai «o Le baume est un remède sou-

Mémoires) et il en est résulté la croyance erronée que Jérusalem avait été prise le jour de Kippour (63 av. J.-C.). Cp. Herzfeld, Frankel's Monatsschrift, 1885, p. 109-115.

1. D'après Théophraste, Hist. Plant., IX, 6, il y avait £v τῷ αὐλῶν: τῷ περι Συρίαν deux jardins de baumiers, dont le plus grand avait 20 plèthres d'étendue (environ 87 ares). Ce jardin donnait un rendement annuel de 12 demi-conges, soit environ 20 litres; le petit jardin ne rendait que 3 1/3 litres. Le baume pur se vendait au double de son poids d'argent. Cp. encore supru, Diodore, n° 35; Josèphe, Bell. jud.. IV, 8, 3, et les textes ci-dessous de Dioscoride, Galien, Trogue Pompée et Pline. Actuellement le baumier a disparu de la Judée ainsi que de l'Égypte; on ne le cultive plus que dans le Hedjaz.

verain pour les maux de téte, ται. les fluxions d'yeux naissantes etl'amblyopie. C'est une sub-

Ξυλοῤαλσάν δὲ ὡς ἀρώματ' γοῶν- GU AOCOXA LU) Oz ὡς ἄἀρωμᾶτ' You

stance précieuse, notamment parce qu'on ne la produit que dans ce seul endroit. Le Phénicón jouit aussi d'un privilège :

car c'est le seul endroit (si l'on excepte la Babylonie et les cantons situés à l'est de ce territoire) où croisse le palmier caryote!. Aussi retire-t-on de ces deux végétaux de grands revenus. Le bois du baumier est aussi employé comme aromate?,

Le lac Sirbonis (7) est très considérable : quelques-uns lui attribuent jusqu'à 1000 stades

1. Pline, XIII, 4, 44, dit également que les dattes de Jéricho étaient les plus estimées du monde. Ce sont probablement ces dattes qui avaient recu de l'empereur Auguste le nom de Nicolai, en l'honneur de Nicolas de Damas, qui lui en avait envoyé (Plutarque, Symp., VIII, 4; Athénée, XIV, p. 652A; Pline, XIII, 14, 45).

2. Strabon parle encore des deux célébres produits végétaux de la vallée de Jéricho dans sa description de l'Égypte (XVII, 1). Voici ces textes qui n'ajoutent rien d'intéressant à la description ci-dessus : $ 15. A propos de la culture restreinte du papyrus en Égypte : Κἀνταῦθα δέ τινες τῶν τὰς προσόδους ἐπεχτείνειν βουλομένων μετήνεγχαν τὴν Ἰουδαϊκὴν ἐντρέχειχν, ἣν éxsivot παρεῦρον ἐπὶ τοῦ φοίνιχος ---χαὶ μάλιστα τοῦ χαρυωτοῦ --- xai τοῦ βαλσάμου * οὐ γὰρ ἐῶσι πολλαχοῦ φύεσθαι, τῇ δὲ σπάνει τιμὴν ἐπιτιθέντες τὴν πρόσοδον οὕτως αὔξουσι, τὴν δὲ χοινὴν χρείαν διαλυμαίνονται. — $ 51. A propos de la culture du palmier : Καθ᾿ ὅλην δὲ τὴν Αἴγυπτον τοῦ φοίνιχος ἀγεννοῦς ὄντος xaX ἐχφέροντος χαρπὸν οὐχ εὔδρωτον ἐν τοῖς περὶ τὸ Δέλτα τόποις χαὶ περὶ τὴν ᾿Αλεξάνδρειαν, ὁ ἐν τῇ Θηδαΐδ: φοῖνιξ ἄριστος τῶν ἄλλων φύετα!. Θχυμάζειν οὖν ἄξιον πῶς ταὐτὸ χλίμα οἰχοῦντες τὴ lovOxix wa ὅμοροι oi περὶ τὸ Δέλτα xai τὴν ᾿Αλεξάνδρειαν τοσοῦτον διαλλάττουσιν, ἐχείνης πρὸς διττὸς δ᾽ ἐστὶν ὅ τε ἐν τῇ Θηδαΐδι καὶ ὁ ἐν τὴ ᾿Ιουδχία, ὅ τε ἄλλος xoi ὁ χαρυωτός " σχληρότερος δ᾽ ó Θηδαϊχός, ἀλλά τὴ γεύσει εὐστομώτερος.

ἄλλῳ φοίνιχι χαὶ τὸν χαρυωτὸν γεννώσης, OÙ πολὺ χείρονα τοῦ DBa6uXovtou *

STRABON

χιθαθὴς [δὲ χαὶ] βαρύτατον ἔχουσα f ' zm T =

et ^ , αὐτὴ o£ ἀνᾶφυ-

τὸν ἐμθάντα xo μέχρις ποοδάντα εὐθὺς ἐξαίρεσθαι.

as? ‘ , LES

^ Ἢ , *, σᾶται χατὰ χαιροὺς ἀτάχτους EX μέσου τοῦ βάθους μετὰ πομφολύγων, ὡς

A ^Y ' χαπνώδης προς cz ^n»

CA υέν,

, ^ "NN “ὦ ἄπο ὃε τοῦ χατιοῦσθαι

του, χαὶ παρασχευάζονται πρὸς τὴν μεταλλείαν αὐτῆς, ποιησάμ evo σγεδία h "m dv i? y - Xs g

» , » = -χαλαμίνας. Ecc à à ἄσφαλτος γῆς

χαὶ αἀναφυσωμένη χαὶ ^ αχεομένη, πάλιν δὲ μεταθάλλουσα εἰς πάγον , * I reet

ἰσχυρὸν ὑπὸ τοῦ ψυχροῦ ὕδατος, o ᾿ A ^ , "UM e ἐστι τὸ τῆς λίμνης ὕδωρ, ὥστε TOURS xa χοπῆὴς δεῖσθαι διὰ τὴν

ἔφαμεν wroi χολύμιου δεῖσθαι, ἢ

D'AMASÉE

(177 kilometres) de tour; le long de la cóte il ne s'étend cependant que sur une longueur d'un peu plus de 200 stades ; il est profond dès le rivage et l'eau est si pesante qu'un plongeur y est inutile, car celui qui y entre n'a pas plus tót enfoncé jusqu'à mi-corps qu'il se sent soulevé hors de l'eau. Le lac est plein d'asphalte qui jaillit à des intervalles irréguliers du plus profond du lac, avec un sifflement qui rappelle celui de l'eau bouillante. En retombant, la masse offre l'aspect d'un monticulé arrondi. Il se dégage en méme temps beaucoup de suie, à l'état de fumée invisible, mais qui ternit le cuivre, l'argentet tous les corps brillants jusqu'à l'or méme:

c'est méme en voyant leurs ustensiles se ternir que les riverains pressentent l'approche d'une éruption ; ils se disposent alors à recueillir l'asphalle en préparant des radeaux de joncs L'asphalte est une substance terreuse,

tressés.

qui, sous l'influence de la chaleur, se liqué-

1. Strabon a confondu de la manière la plus inexcusable le lac Sirbonis, qu'il avait probablement aperçu en longeant la côte, et le lac Asphaltite

dont il n'avait qu'entendu parler.

«ou Ὅσον ἔχαστος

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