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GRECS
fie, jaillit et fait expansion,puis, au contact d'une eau froide, comme celle du lac, elle se solidifie de nouveau, au point qu'il faut la couper et la briser en morceaux ; enfin elle surnage par suite de la nature de cette eau, qui, nous l'avons dit, ne comporte pas l'emploi d'un plongeur, et où, à peine entré, au lieu d'enfoncer on est soulevé. Les gens du pays, montés sur leurs radeaux, s'approchen, alors, brisent l'asphalte et en emportent chacun autant de morceaux qu ils peuvent !.
Voilà comment les choses se passent. Au dire de Posidonios, les gens du pays, qui sont sorciers, ont un procédé pour donner à l'asphalte cette consistance qui permet de le couper en morceaux : ils prononcent certaines incantalions magiques, en méme temps qu'ils impregnent l'asphalte d'urine el d'autres liquides mal odorants. Peut-étre est-ce l'urine elle-même qui possede celte
1. On notera la parfaite conformité de toute cette description avec celle de Diodore, ne 35 supra. |l n'est pas douteux que l'une et l'autre dérivent de Posidonios. Les 1000 stades de périmétre mentionnés par Strabon remontent également à la méme souree, puisque nous avons vu chez Diodore la longueur du lac évaluée à 500 stades et sa largeur à 60 seulement. Cf. Marcel Dubois, Ex«men de la géographie de Strabon, p. 327, note 2.
STRABON D'AMASÉE
χατὰ μέσον ἐστὶ xai τὸ πλῆθος ” ἄταχτος δὲ d] ἀνχφύσησις, ὅτι χαὶ d, τοῦ πυρὸς χίνησις οὐχ ἔχει τάξιν ἡμῖν φανεράν; ὥσπερ χαὶ ἄλλων πνευμάτων πολλῶν. Τοιαῦτα δὲ χαὶ τὰ ἐν ᾿Απολ-
δ AA. Τοῦ δ᾽ ἔμπυρον τὴν χώραν * ι 5» , , ' εἰναι nat ἄλλα τεχμήρια φέρουσ' πολλὰ *
, = LÀ Μοασάδα xoi σήραγγας πολλαχοῦ 4 y ^ = LEE m m oT | Che χα! γὴν τεφρωδη; GTXYOVAS TE πίσσης ἐχ λισσάδων λειῤομιένας χαὶ δυσώδεις
τε ἀνατετραμμένας σποράδην πιστεύειν τοῖς θρυλουμένοις ὑπὸ τῶν , » , AM Lir
εγχωρίων, ὡς ἄρα ῳχοῦντό ποτε vptoχαίδεχα πόλεις ἐνταῦθα, ὧν τῆς μιητροπόλεως Σοδόμων σώζοιτο χύχλος
propriété solidifiante, comme quand il se forme des calculs dans la vessie ou qu'on prépare la chrysocolle avec de l'urine d'enfant '. On s'explique d'ailleurs aisément que le phénomène se produise au milieu du lac, car c'est là que doit se trouver le foyer de chaleur et la source la plus abondante de l'asphalte. Si l'éruption n'a lieu qu'à des époques irrégulières, cela tient à ce que les mouvements du feu, comme ceux de beaucoup d'autres gaz, n'obéissent à aucun ordre apparent.
On observe d'ailleurs un phénomene analogue à Apollonie en Épire.
Quant à la nature ignée du pays, on en apporte beaucoup d'autres preuves. Aux environs de Moasada on montre d'ápres rochers portant la trace du feu, de nombreuses crevasses, des amas de cendres, puis des gouttes de poix qui suintent de la surface polie des rochers, des rivières bouillonnantes dont l'eau exhale au loin une odeur méphitique, cà et là des ruines d'habitations. Aussi est-on disposé à ajouter foi à ce que ra-
1. Combinée avec le vert-de-gris et le nitre; cf. Pline, XXXIII, 3 95 Jan.
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contentles naturels,detreize villes qui auraient existé autrefois dans cette région, et dont la capitale, Sodome, se reconnait encore à son enceinte de 60 stades (11 kilomètres).A lasuite de tremblements de terre, d'éruptions de malieres ignées et d'eaux chaudes, bitumineuses et sulfureuses, le lac aurait émergé, les roches se seraient calcinées et des villes environnantes les unes auraient été englouties, les autres désertées par ceux de leurs habitants qui purent s'enfuir '. Ératosthene prétend, au contraire, qu'à l'origine le pays n'était qu'un lac immense, mais que différentes issues s'étant formées, la plus grande partie fut laissée à découvert, comme cela est arrivé en Thessalie.
Il y a aussi dans le pays de Gadara un lac d'une eau détestable; les bestiaux qui s'y abreuvent perdent leurs poils, leurs sabots et leurs cornes *
1. Cf. Genèse, ch. xix. L'auteur copié par Strabon avait évidemment visité
les lieux et recueilli des traditions indigènes ;
la Bible ne lui aurait pas
fourni, par exemple, le chiffre de treize villes ni tous ces détails précis oü se
reconnaît l'observateur. Que cet auteur soit Posidonios,
c'est ce dont on ne
saurait douter. « On peut dire que les remarques de Strabon sur les vents, les marées, les volcans, les richesses minérales sont dues à Posidonius » (Marcel Dubois, Examen de la géographie de Strabon, p. 325).
2, Il s'agit du lac de Tibériade, dont les eaux, encore aujourd'hui, offrent
STRABON D'AMASÉE
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$46. Πομπήϊος μὲν οὖν περιχόψας M = 7 à r Li à - 2 τινὰ τῶν ἐξιδιασθέντων ὑπὸ τῶν Ιου- - εν = δαίων χατὰ βίαν ἀπέδειξεν (Y'oxxvo)* - os? *
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διήνεγχε τῶν πρὸ αὐτοῦ χαὶ μάλιστα = À ε , DESC. D ^ τῇ πρὸς Ῥωμαίους ὁμιλίᾳ xot xoAter τ - *, , rela, ὥστε nat βασιλεὺς ἐχρημάτισε,
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un léger arriére-goüt saumätre (Lortet, Acad.
Cependant à l'endroit appelé Tarichées (les Salaisons)' on fait, avec l'eau du lac, d'excellentessalaisons de poissons; on y cultive aussi des arbres fruitiers,semblables aux pommiers.
Les Égyptiens font aussi usage de lasphalte pour « saler »
leurs morts *
Pompée done, apres avoir enlevé aux Juifs une partie des territoires qu'ils s'étaient appropriés par force, attribua à Hyrean la dignité de grand prétre. Plus tard, un membre de sa famille, Hérode, homme du pays, usurpa la méme dignité et s'y montra tellement supérieur à ses prédécesseurs, surtout par ses bonnes relations avec Rome et ses talents de gouvernement, qu'il réussit à obtenir aussi le titre de roi : il lui fut conféré d'abord par Antoine, ensuite par César Auguste*. Il eut plusieurs fils ; les
des sciences, 13 sept. 1880, chez
Reclus, Géog. universelle, Asie antérieure, p. 730).
1. Cette ville est mentionnée encore par Josèphe, 4. Elle était située au bord du lae de Tibériade.
Pline, V, 15 ; Suétone, Tit.,
Bell. jud.,.WI, 10, 1 sq.;
Nous ne savons pas pourquoi certains auteurs ont cru que Strabon la placait
au bord de la mer Morte.
. Cette dernière phrase ne semble pas à sa place.