Ou avant l'époque de Joséphe? Voir plus haut n
3. La VIT Olympiade correspond aux années 752/1-749/8 avant J.-C. Apion a volontairement confondu le Bocchoris trés ancien de Lysimaque avec un roi beaucoup plus récent du méme nom qui appartint à la XXIVe dynastie de Manéthon et qui régnait, d'apres Africanus, de 725 à 720; d'après Eusèbe, de 778 à 735. Quant à la date admise par Apion pour la fondation de Carthage, et qui diffère beaucoup des évaluations ordinaires (voir l'article Carthago daus le Dictionary of Geography de Smith), elle ne peut s'expliquer que par un synchronisme factice avec la fondation de Rome, dont l'invention remonte à Timée (chez Denys d'Halicarnasse, I, 74).
ε , , $ À..... Ὁ δὲ θαυμαστὸς Απίων διὰ μὲν 8E ἡμερῶν αὐτοὺς ἐλθεῖν εἰ D - Hi ?
1 Li NE. , τὴν Ιουδαίαν προεί Muÿoñv εἰς τὸ μεταξὺ τῆς Αἰγύπτου
' = , 21 v ^ xai τῆς ᾿Δραθίας ὄρος; ὃ Σίναιον, ἀναθάντα φησὶν e. ᾶς τεσσαράχοντα χρυφθῆναι; χἀχεῖθεν χατα- , , \ , βάντα δοῦναι τοῖς Ιουδαίοις τοὺς vc-
C2. (C. Apion, Il, 4-6 passim ;
, , Al ' ' ' 8$ 4. Τίνα τοίνυν ἐστὶ τὰ δεινὰ nat
= DS A! , αὐτῶν, ἴδωμεν. « ᾿Εἰλθόντες » φησίν « ἀπὸ Συρίας ᾧχησαν Wr a N.evoy
gi
. (Θαυμάζει) πῶς lev
v AÀ* ES ὄντες ᾿Αλεξανδρεῖς ἐχλήθησαν.
ce jour sabbat, conservant le terme égyptien ; car les Égyptiens appellent le mal d'aine sabbatósis *. »
L'étonnant A pion,apreésavoir ainsiraconté queles Juifs étaient arrivés le septieme jour en Judée, dit ensuite que Moise, étant monté sur la montagne de Sinai, située entre l'Égypte et l'Arabie, y demeura caché quarante jours, puis en descendit el donna ses lois au peuple juif.
fr. 15-17 Müller).
Voyons maintenant quels sont ces griefs affreux, intolérables, qu'il apporte contre les Juifs qui habitent Alexandrie.
Venus de Syrie, dit-il, ils s'élablirent auprès d'une mer sans porls, à portée des épaves rejetées par les flots *. »
ll s'étonne qu'étant Juifs ils aient pris le nom d'Alexandrins.
1. Ou plutôt sabbó (5466), comme le dit un peu plus loin Josèphe, d’après Apion lui-même (χαθάπερ ἐχεῖνός φησι), Peut-être conviendrait-il de substituer ce ὙΠῸ à σαδδάτωσιν (le Laurentianus donne σαδδάτωσις)͵
. Les fragments qui suivent (C, D
) sont, d'aprés Gutschmid, tirés du
Κατὸ & Ἰουδαίων qui était dirigé neca contre les Juifs alexandrius. 3. Le quartier juif d'Alexandrie était situé à l'est du promontoire Lochias où se trouvait le palais royal, πρὸς τοῖς βασιλιχοῖς, dit Josèphe (Schürer,
Geschichte, 11, 501, note 30).
APION
$ 3... Où γὰρ (ὡς συχοφαντεῖ) ἀπορίᾳ γε τῶν οἰχησόντων τὴν μετὰ σπουδῆς UT αὐτοῦ πόλιν χτιζομένην ᾿Αλέξανδρος τῶν ἡμετέρων τινὰς &xet συνήθροισεν.
$ 4... Στρατηγοὶ πάσης τῆς δυνάμεὼς (Πτολεμαίου Φιλομήτορος xa Κλεοπάτρας) ἦσαν ᾿Ονίας χαὶ Noctscc Ἰουδαῖοι, ὧν ᾿Απίων σχώπτε' τὰ
11 prétend mensongerement que c’est faute d'habitants qu'Alexandre arassemblé un certain nombre de Juifs dans la ville fondée par lui avec tant de zele.
Ptolémée Philométor'! et sa femme Cléopátre prirent pour généraux de toute leur armée les Juifs Onias et Dosithéos, dont Apion tourne les noms en
dérision... « Apres (qu'ils eurent réconcilié les Alexandrins révoltés avec la reine), Onias, dit-il, mena leur petite armée vers la ville, l'ambassadeur romain Thermus étant là et présent. »... Apion a méme fait un crime aux Juifs de leur guerre contre Physcon.
Il parle aussi de la dernière Cléopátre, reine d'Alexandrie, pour nous reprocher l'hostilité qu'elle nous a témoignée.....
Apion autem...etiam propter bellum | adversus | Physconem gestum ludaeos accusare praesumpsit.
8 5. Is autem etiam ultimae Cleopatrae Alexandrinorum reginae meminit veluti nobis improperans... Putasne glorian-
1. Ptolémée VI Philométor, roi de 181 à 146. C'est sous lui, vers 160, que le Juif Onias fonda le temple qui porta son nom. Cet Onias est sans doute identique à celui qui est mentionné dans ce passage. Aprés la mort de Philométor, tué en Syrie, sa veuve Cléopâtre proclama son fils, mais les Alexandrins appelèrent Ptolémée Physcon (Évergéte II), frère de Philométor et roi de Cyréne (Justin, XXXVIII, 8). Onias et Dosithée paraissent s'étre entremis entre la reine et la ville d'Alexandrie pour empêcher l'effusion du sang. Ensuite Onias tâcha, mais sans succès, de tenir téte à Physcon. C'est à cette occasion que Physcon voulut exterminer les Juifs d'Alexandrie, qui ne furent sauvés que par l'intervention de sa concubine Ithaque ou Irène, dont l'histoire rappelle celle d'Esther. L'épisode des éléphants raconté à cetle occasion par Joséphe (8 53-4 Niese) se retrouve dans l'ouvrage connu sous le nom de Ill: livre des Macchabées, ch. 1v-v, où, au lieu de Physcon, le roi est appelé Philopator.
dum vobis non esse, si, quemadmodum dicit Apion, famis
tempore Iudaeis triticum non est mensa?
$ 6. ... Si vero Germanicus frumenta cunctis in Alexandria commorantibus metiri non pofuit, hoc indicium est sterilitatis ac necessitatis frumentorum, non accusatio Iudaeorum.
δ 1. Sed super haec, quomodo ergo, inquil, si sunt cives, eosdem deos quos Alexandrini non colunt ?
$ 8. [sautem seditionis causas nobis apponit.
$ 9. Derogare nobis Apion conatus est, quia imperatorum non statuamus imagines.
Mais (si l'on pense à tous les forfaits de cette reine) n'est-ce pas plutót un titre de gloire pour les Juifs que de constater quà l’occasion d'une disetle, elle refusa, comme le dit Apion, de distribuer du blé aux Juifs?
Mais si (comme le dit Apion) Germanicus n'a pas pu distribuer du blé à tous les habitants d'Alexandrie, c'est une preuve de pénurie et de disette; ce n'est pas un grief contre les Juifs *.
En outre, pourquoi, dit-il, s'ils sont citoyens, n'adorent-ils pas les mémes dieux que les Alexandrins ?
Il nous accuse d'étre des fauteurs de sédition.
Il a tâché de nous dénigrer parce que nous n'élevons pas de statues aux dieux ?.
D. (C. Apion, II, 7-13; fr. 18-24 Müller).
$ 1. Admiror autem etiam eos, qui ei hujusmodi fomitem praebuere, id est Posidonium et Apollonium Molonis... In hoc enim sacrario Apion praesump-
J'admirel'impudence des éerivains qui lui ont fourni la matiére des accusations suivantes, Posidonios et Apollonios Molon... En se fondant surleur au-
1. Germanicus visita Alexandrie l'an 19 aprés J.-C. 2. On sait le conflit redoutable qu'amena le refus des Juifs d'Alexandrie, en 38, de rendre les honneurs divins à Caligula (Schürer, Geschichte, T,
415 suiv.).
APION 131
sit edicere asini caput collocasse Iudaeos, et id colere ac dignum facere tanta religione ; et hoc af firmat fuisse depalatum, dum Antiochus Epiphanes exspoliasset templum, et illud caput inventum er auro compositum multis pecuniis dignum.
8 2. Alteram vero fabulam derogatione nostra plenam de Graecis apposuit... Dixit Antiochumin templo invenisse lectum et hominem in eo iacentem, et appositam ei mensam maritimis terrenisque et volatilium dapipus plenam, et obstupuisset his homo. Illum vero moz adorasse regis ingressum tanquam mazimum ei solacium praebiturum; ac procidentem ad eius genua ertensa dextera, poposcisse libertatem. Et iubente rege ut confideret et diceret quis esset vel cur ibidem habitaret. vel quae esset causa ciborum etus, tunc hominem cum gemitu et
torité, Apion a osé dire que dans le sanctuaire (de Jérusalem) les Juifs avaient placé une téte d'âne, qu'ils l'adoraient et l'entouraient des plus grands honneurs. Il affirme que ce fait fut dévoilé lorsque Antiochus Épiphane pilla le temple, et qu'on.
découvrit cette téte, fabriquée en or,et valant une somme considérable *.
ll raconte encore une autre fable pleine de malignité contre nous et également empruntée aux Grecs (apologistes d'Anliochus Épiphane)... Il prétend qu' Antiochus trouva dans le temple un lit sur lequel un homme était couché. Devant lui était une table chargée de mets, animaux terrestres,
poissons, volaille; l’homme
semblait frappé de stupeur.
Quand le roi entra, l'homme fit un geste d'adoration, comme s'il attendait de lui son salut ; il se jeta à ses genoux et, élendant la main droite, lui demanda sa liberté. Le roi lui dit
1. Nous avons déjà rencontré cette fable chez Mnaséas (ne 19) et Damocrite (ne 60) : ce dernier n'est peut-être pas antérieur à Apion. Il résulte du texte de Josèphe qu'elle se trouvait aussi chez Apollonios Molon ou Posidonios, plus probablement chez le premier, car d'aprés le texte de Diodore de Sicile (XXXIV, 1) dérivé de Posidonios (supra, n° 25), cet historien ne parlait que d'une statue en pierre, représentant Moise monté sur un àne.
lacrimis lamentabiliter | suam narrasse necessitatem. Ait, inquit, esse quidem se Graecum, et dum peragraret provinciam proter vitae causam, direptum se subito ab alienigenis hominibus atque deductum ad templum, et inclusum illic , et a nullo conspici, sed cuncta dapiumpraeparatione saginart. Et primum quidem haec sibi. inopinabilia beneficia prodidisse et detulisse laetitiam, deinde suspicionem, postea. stuporem ; ac postremum consulentem a ministris ad se accedentibus audisse legem ineffabilem Iudaeorum, pro qua nutriebatur ; et hoc illos facere. singulis annis quodam tempore constituto. Et comprehendere quidem Grae-
cum peregrinum, eumque an-
nali tempore saginare et deductum ad quamdam silvam occidere quidem eum hominem , eiusque corpus sacrificare secundum suas sollemnitates, et gustare ex eius visceribus, et tusiurandum facere in immolatione Graeci, ut inimicitias contra Graecos haberent, et tunc in quamdam foveam reliqua hominis pereuntis abjicere.
Deinde refert eum dixisse pau-
cos jam dies debitos sibimet su-
de prendre confiance et de lui raconter qui il était, pourquoi il habitait ce lieu, que signifiait cette nourriture ; alors l'homme, avec des gémissements et des larmes, lui raconta d'un ton lamentable son aventure. Il dit, continue Apion, qu'il était grec et que tandis qu'il parcourait le pays pour gagner sa vie, il avait été subitement arrété par des étrangers et amené au temple; là on l'avait enfermé dans ce lieu, oü on ne le laissait voir à personne, mais où on le gorgeait de vivres. Au début ce traitement inespéré lui avait fait plaisir; mais au plaisir succéda bientót le soupcon, A la fin, en interrogeant les serviteurs qui l'approchaient, il avait appris la loi ineffable des Juifs, qui commandait de le nourrir ainsi, que c'était là une coutume
puis la terreur.
qu'ils pratiquaient tous les ans, à une époque déterminée. Les Juifs, disait-il, s'emparaient d'un voyageur grec, l'engraissaient pendant une année, puis, au bout de ce temps, le conduisaient dans une forét où ils l'immolaient; son corps était sacrifié suivant les rites prescrits, et les Juifs, goütant de
APION
peresse, atque rogasse ut reveritus* Graecorum deos, et superans in suo sanguine insidias Iudaeorum , de malis eum circumstantibus liberaret.
$ 3. Rursumque tamquam püissimus deridet adjiciens fabulae suae Mnaseam ὃ...
$ 4. Καταψεύδεται δὲ χαὶ opuov ἡμῶν, ὡς ὀμνυόντων τὸν Θεὸν τὸ" ποιήσαντα τὸν οὐρανὸν χαὶ τὴν γῆν xai τὴν θάλασσαν μνηδενὶ εὐνοήσειν
ὃ ὅ,.. Τεχμιήριον γὰρ εἶναί φησι τοῦ μιῆτε νόμοις ἡμᾶς χρῆσθαι διχαίοις μήτε τὸν Θεὸν εὐσεδεῖν ὡς προσῆχεν [τὸ un ἄρχειν], δουλεύειν δὲ μᾶλλον ἔθνεσιν ἄλλοτε ἄλλοις; χαὶ τὸ χεχρῆ-