‹ Textes persans relatifs à la secte des HouroûfîsChapitre 14 sur 56 · i „^«>^c»3^^*J^J)oop^^J^-I^. Aucun peuple descendant · texte numérisé non relu

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d'Adam n'emploie dans son langage la totalité de ces lettres, à l'exception des Persans, qui parlent une langue composée d'arabe mélangé avec leur langue originelle. Par exemple, ils se servent des sons k et g, dans les mots koll, gil, kolli, kitàb, et autres analogues.

Maintenant, à propos des mots koll et kitàb, usités même parmi le commun des habitants de la Perse, aucun de ceux-ci ne sait plus comment se disent ces mots en persan. Il en est de même du mot ^aql (raison), en persan khirad; le mot '^aql est [seul] usité, et la plupart des gens du commun ne sait pas que '^aql se dit, en persan, khirad.

Ce mélange de deux langues n'existe pas en arabe ; on ne le trouve que chez les Persans ; les Arabes continuent de se servir de leur propre langue originelle. Le prophète a sûrement dit: „La langue des habitants du paradis est l'arabe et le persan déri, c'est-à-dire clair".

Deuxième Direction.

De ces trente-deux lettres, une grande partie se retrouvent dans les livres révélés; c'est ainsi qu'on en retrouve vingt-deux dans le Pentateuque, vingt-quatre dans l'Evangile, vingt-huit dans le Qorân ; les quatre lettres restantes, qui ne se retrouvent pas manifestement dans le texte du Qorân, sont les suivantes : v j, ^, v, l5'. Mais comme Dieu (qu'il soit exalté!) voulait que

son prophète et ami fût le dernier des prophètes, de façon qu'aucun autre ne pût se manifester après lui , il lui montra alors, dans le monde de la pensée, le groupe i J réduit en une seule lettre (le làm-élif "^5) et il lui dit ces mots: ,i^.*^ Lo

L^ii/fl ^î U>L^ -A^-: ol-j U*«^ jî i^' /^ «Nous n'abrogerons aucun verset de ce livre ni n'en ferons effacer un seul de ma mémoire sans le remplacer par un autre, meilleur ou pareil"

' Comparez le Niiskhc-i A'nii^ cite par Ilrowne, JRAS. 1898, p. 77, note i.

{Qor. II, 100), c'est à dire nous n'abrogerons ou ne ferons oublier aucun verset (en d'autres termes, si nous oublions et n'apportons pas un verset), nous en apporterons un meilleur. Ailleurs, Dieu a dit: iùl LJJu ÔI3 etc. c'est-à-dire, si nous remplaçons un verset par un autre [Qor. XVI, 103). Or ce groupe "^, dans le Qorân, remplace les quatre lettres susdites et leur est devenu pareil. Voici par quel procédé: c'est par le nombre des lettres articulées, car, quand on prononce les mots /àm-élif, il y a quatre lettres qui ne sont pas répétées, ce sont a, /, /, m. Par rapport à l'ami de Dieu (Mohammed), les lettres làm-élif valent mieux que ces quatre , autres lettres, quoiqu'en réalité aucune lettre de l'alphabet n'ait de supériorité à l'égard d'une autre lettre; elles n'ont toutes qu'une seule essence; mais la supériorité du groupe "^, c'est qu'il se compose de deux lettres, bien qu'en apparence il ait été révélé comme une seule lettre. Par sa situation même, il explique à l'ami de Dieu que toutes les lettres ne sont qu'une seule essence, et que la dualité n'existe pas parmi

elles. C'est pour cela que Mohammed a dit: J^c y^jf^^ IîV^ A>*5 ^.=-, c'est-à-dire: ^Lisez le Qorân sur une seule lettre", et que le prince [des croyants, "Alî] (que le salut soit sur lui !) a dit: QjiL^'w^ Ipii' iLûftj ,jL«i( c'est-à-dire: „ La science est un point; ce sont les ignorants qui l'ont multiplié."

Troisième Direction.

Ces trente-deux lettres ont des noms, en même temps

qu'elles sont des choses dénommées; c'est-à-dire, chacune

de ces lettres a un nom; c'est aussi une chose dénommée.

Leur nom est élif, bé, té, djîm ; la chose dénommée est leur

forme î, v«;, o, o, -, ^, y.- On ne peut pas dire qu'aucun t o C/

de leurs noms ne soit pas précédé de la chose nommée; ce nom n'aurait pas d'existence sans la chose nommée. Lorsque, par supposition, vous enlevez ces trente-deux choses

nommées à leurs trente-deux noms, leur dénomination est entièrement effacée ; celui qui fait cette supposition verra que ce sont trente-deux choses nommées dont ces mots sont les noms; il suit alors que le nom et la chose nommée ne sont qu'une même essence.

Quand Dieu (qu'il soit glorifié!) a dit: „Et il enseigna [à Adam les noms] (Qor. II, 29)" par le moyen de la chose dénommée, cela vient de ce que sa distinction des choses dénommées les unes d'avec les autres s'opéra par l'unique moyen du nom. Lorsque Dieu a dit à Adam: „Le nom de î est élif, celui de ^ est bé, celui de J est làm, celui de o est fc\ Adam aurait jeté les yeux sur le nom de Vélif, et aurait su que la chose dénommée par les noms élif, lâm et fc était f, J et lJ qui se seraient réunis. De la même manière, lorsqu'il a jeté les yeux sur les 32 noms, il a vu en même temps les 32 choses dénommées. Donc Dieu a dit: „I1 enseigna [les noms]," et n'a pas dit les choses dénommées, parce que les noms ne font qu'un avec les choses dénommées, et réciproquement; mais si la chose nommée ne devenait pas un nom, elle ne pourrait être reconnue. Par exemple, le fils d'Adam, sorti du sein de sa mère, parle visiblement au moyen des choses dénommées par les 32 noms, c'est-à-dire au moyen des signes t, i j, *, jusqu'à ce qu'il arrive à un degré où il parle au moyen de la totalité des choses dénommées; il dit: Allâh, et khodâ: ce sont î, J, .;, et o qui sont

entrés dans sa prononciation, mais il ne sait pas ce que c'est tant que le professeur ne lui fait pas connaître ce que sont les noms de ces lettres, savoir élif, lâm, bé, etc. Le professeur, de son côté, ne peut pas instituer un nom pour les choses dénommées, qui serait différent des choses dénommées. Cela est évident et nécessaire. Donc, en tout cas, il y a des choses dénommées qui sont devenues leur propre nom et leur propre explication, de même que le soleil s'explique de lui-même.

Le prince [des croyants, *^Alî] a dit, dans le Nehdj ulbèlàgha ': „0 celui qui indique une essence par son essence môme !" c'est-à-dire, ô toi dont la personne indique sa propre personne! Il n'y a point de doute que (ces mots) n'indiquent l'essence même du Verbe de Dieu; comprenez donc!

Quatrième Direction.

Il n'y a de lettres isolées dans aucun livre révélé, à l'exception du Qorân. Parmi les 28 lettres dont se compose le Qorân, quatorze se présentent sous la forme de lettres isolées ; ce sont î, J, ^, é, ^, ^5, ^, lp, I^, (j«, ^ et ^, o, q. Remarquez que dans ce nombre, il y a cinq points diacritiques. Quand on les épelle par leur nom, il y a trois nouvelles lettres qui interviennent, ce sont l î, l> et j, comme on peut le voir clairement en prononçant les noms de Xélif, du çàd et du noîm. Lorsqu'on retranche du nombre de 28 lettres, les dix-sept (144-3) Q^^' figurent dans les lettres isolées, il reste onze lettres, qui sont les suivantes: »«j, o,

Les quatorze lettres susindiquées sont celles que le Qorân

appelle c-v-k«Jt ^^\^ J^Lilî ^ U>^ [Qor. XV, 87), c'est-àdire: „En vérité, nous t'avons donné le Qorân, ô Mohammed, comme une septaine de deux grands, qui sont les lettres composées." Bien que ces quatorze lettres appartienent au Qorân, néanmoins il a attribué le Qorân à deux, à cause de la supériorité qui s'attache aux principes isolés, par rapport aux dérivés, qui sont les choses composées. Et aussi le mot Qorân vient de Qaraat -lecture". Les lettres isolées, avant d'entrer

• Ouvrage chPite, contenant les paroles mémorables d'Alî, et dont la composition est attribuée par Ibn-Khallikân à Abou'lqâsim 'Alî ben Tâhir (mort en 406 — 1015) ou à son frère Radhî-eddin de Bagdad. Cf. Hadji-Khalfa, t. VI, p. 206, n". 141 14. Il a été publié à Tébriz, sans date (Zenker, ^îMV^r. Orient. T. II, p. 24). » Cf. Browne of. laud. p. 84.

en composition, ne peuvent être lues avec aucune signification d'ordre ou de défense, de permission ou d'interdiction. Ce qu'elles indiquent, c'est la personne de celui qui parle, et rien de plus.

Ces quatorze lettres sont appelées ujbadt J ^ „la mère du

0 —, livre" et oU^^^ c^i? «des signes fermes" dans ce passage du

Qorân (III, 5): „C'est lui qui t'a révélé le livre, dont certains signes sont fermes (ce sont eux la mère du livre), et les autres se confondent avec eux" parce qu'ils sont l'original, au point de vue de la forme.

Ces onze dernières lettres sont tirées des quatorze premières; i j, o, et O viennent de ^, -, et ^ de -, ô de o, ; de ., (jii de y^, ijD de ijo, Jb de Jp et è de c. Donc ces quatorze lettres sont bien celles qui sont désignées [dans le texte du Qorân] par les mots de „ signes fermes" et de „mère du livre".

Ces quatorze lettres isolées sont répétées au commencement de vingt-neuf sourates du Qorân et forment les groupes suivants: if (II, III), ^T (VIII), /î (X, XI, XII, XIV, XV),

^jax^ (XIX), liL (XX), ^L3 (XXVI), ^ (XXVII), f,.^

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