‹ Textes persans relatifs à la secte des HouroûfîsChapitre 41 sur 56 · JO · texte numérisé non relu

JO

qui est *— jlc .» »'<> ">■ liXxO-*! Il est bien temps de citer ces six vers du fameux poète mystique [^^M*jJfé Cy^^ qui dit dans son ;). ^^yiJj :

ùVî O^^ %^ <-u^ ^^^T * O^l^ 'o^ )^ •'»-Hi^ f-^

Le second Béït (o^) me rappelle Aristote: vétta-tç voij««ç v^»f9-<c, et même Hegel.

(*) Scheïkh j^^iA«i il a. *■'?') -j), mieux connu sous le sobriquet de Jeune

sche'ïkh [^'•fr^ ...^iLcjlJ est un homme considérable; je possède ses œuvres

Car en effet les quatre livres sacrés [^^ 'J^î 'jvJj 'oî.^"] ne font que proclamer et commenter la divinité de l'homme :

Ce quatrain est également remarquable:

'jV; AiW- Oj^ u^'A?^ u^ C*"^ S* J») Un poète nommé ^ç-«-> dit la même chose:

inédites, elles sont de très grande valeur. Ce jeune homme de vingt ans eut une influence tellement considérable qu'on fut obligé de le décapiter avec ses cinq derviches, par le |j-*-i du fameux oL»J q-jI et par ordre de Suleiman le Magnifique; il est mort à 22 ans.

(>) Allusion à un passage du Kor'ân. Voyez un peu plus haut.

(*) Nous allons voir très prochainement l'explication de toutes ces énigmes.

^^ CX XiU;« s jj\ ^}zS' ^Sy • ,3>- o^T ùj-^ J^^jÇ Ss^:i (2) .j^ oJvjli^ -^ J j^ -^^ [^î**"] * jl? ^'^ vf) }^ ^- ^^ ùj^

Un autre poète nommé kA A-w a un Jj é bien long conçu

dans le même sens. Je ne cite que les deux premiers béïts pour être bref:

C'est bien assez pour prouver la divinité de l'homme; je pourrais dire qu'il n'y pas, dans le çoufisme, de thème auquel les poètes et les auteurs mystiques de tout genre aient consacré autant de pages qu'à celui-ci. Nous avons dû remarquer qu'ils prétendent que cette conception est l'esprit même du Kor'ân ! Mais alors — dira-t-on — pourquoi ce malentendu qui a divisé les musulmans en 72 sectes qui s'entr' égorgent, pourquoi ce malheureux schisme ? . . . . Ne devrait-on pas s'accorder une fois pour toutes pour bien com-

(') ■•«'«y*' "l"^ signifie contemplation paraît être d'origine hindoue; ici il doit être pris dans le sens d'introspection, pour se connaître afin de conconnattre son Dieu. i'J«V^ est la forme la plus idéale et parfaite de la prière aux yeux du çoufi.

(*) Allusion à un jeu sportif d'origine persane: ...oy^^ <.3!r 'i c'était un jeu comme le polo. Les poètes fout toujours allusion aux péripéties de l'amour où l'amoureux perd souvent la tête. Les çoufis se servent également de cette métaphore pour dire qu'une fois que l'on se détermine à mettre le

pied dans ce 1$^' sJsJn^s. ...'tX-y«, il ne faut pas oublier que d'un moment à l'autre on peut y perdre la tête (la balle \,$y') comme Hallâdj et Nessîmy, etc. etc.

prendre et bien interpréter le texte sacré ? , . . Oui, c'est le vœu de tout musulman sincère à n'importe quelle secte qu'il appartienne!... Et puis ce n'est pas la faute aux houroûfis, si les autres, les profanes, n'ont pas pu bien comprendre le vrai sens du Kor'àn.

Ceci est une des graves questions qui a de tout temps divisé les musulmans en deux camps adverses.

De cette discussion naquit une théorie de la science ; nous allons l'envisager d'un point de vue exclusivement houroûfi.

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