‹ Textes philosophiquesChapitre 114 sur 356 · N'IÉ IE · texte numérisé non relu

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Chap. VII. Lào-tzèu.

Il parait avoir existé avant le Souverain (le Sublime Souveraiu, le Ciel des anciens textes).

Le principe est un être confus, oui, et pourtant en lui sont contenus les exemplaires, de lui est sortie la réalité de tous les êtres. Mystère et obscurité, il est l'essence (comme le sperme générateur de tout).

Le Principe est le grand exemplaire sans forme (définie de toutes choses).

Le Principe ne peut être, ni vu, ni entendu, ni saisi. 11 échappe à toute analyse. [1 est le Tout, l'Unité. Il revient au non-êlre, dans ce sens qu'il n'a pas forme et figure comme les autres êtres. C'est dans ce sens aussi, qu'on dit de lui qu’il est confus.

L'homme ayant naturellement Ja notion du beau (nolion positive), en a tiré la notion du laid (notion opposée, privative, négative). L'homme ayant naturellement la notion du bien (notion posilive), en a Liré la notion du mal (notion opposée, privative, négative).

Ainsi la notion de 有 l'être, fit conoaitre la notion du 无 non-être. Du fait que les êtres existent, les honunes ont déduit qu'au commencement ils n'existérent pas.

Mais, dira-t-on, comment 有 l'être et l’action ont-ils pu avoir 无 le néant, le vide, pour principe... Je réponds:

N'est-ce pas le trou da moyeu, un vide, qui fait que la roue tourne? Dans un vase, n'est-ce pas le creux, un vide, qui contient? Dans une porte ou une fenétre, n'est-ce pas l'ouverture, un vide, qui donne passage ? Ainsi le non-être

et l'être s'appuient mutuellement.

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