‹ Textes philosophiquesChapitre 122 sur 356 · ANNE D LA INS CT ENT D · texte numérisé non relu

ANNE D LA INS CT ENT D

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de sa providence. Le filet .du Ciel est immense et disposé de loin; il ne laisse rien échapper.

Le Ciel se charge de punir de mort ceux qui le méritent. Vouloir le faire à sa place, c'est imiter les maladroils qui touchent à la hache du charpentier et se trilladent les mains.

Le Ciel agit comme celui qui bandant un arc, aplatit ce qui était bombé, et bombe ce qui élait plat. Le Ciel abaisse ce qui est haut, élève ce qui est bas, diminue ceux qui abondent, et donne à ceux qi manquent. Les hommes, au contraire, prennent aux pauvres, pour ajouter aux riches. Qui agira comme le Ciel? Le disciple du Principe. Celui-là n'agit pas pour son avantage (mais pour l’avanlage d'autrui). 11 fait le bien sans s'y complaire.

Il ne veut même pas qu'on le loue comme sage.

Rien n'est plus accommodant que l'eau, et rien n’est plus puissant. La faiblesse triomphe de la force, la souplesse de la dureté. Tout le monde sait cela, et personne n’agit en conséquence.

Quelque droit qu’on ait eu, quelque douceur qu'on ait mise à l'exiger, il en reste un ressentiment, un froid, dont la bonté souffre. Aussi, mème quand il tient en main sa moitié de contrat bien en règle, le sage (taoiste ) n'exige jamais son droit.

Si le Ciel avait quelque préférence, ce serait pour l'homme bon (couciliant).

Le Ciel agit pour faire du bien, non poul faire tort. A son exemple, le sage agit pour autrui, et ne conteste pas.

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