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Chap. VIII. Confucius.
empereurs ayant civilisé le peuple ct lui ayant procuré le bien-être, on eut ce qu'il fallait, pour sérvir les mânes et le Sublime Souverain. Suit le détail des offrandes.. La musique fait descendre les chènn d'en hautet les ancètres. Les offrandes assurent Île secours du Ciel, réjouissent les deux âmes des défunts, et les unissent aux vivants. Dans les formules soigneusewnent élaborées, qui accompagnaient ces rits, les paroles prononcées au nom des vivants exprimaient la piété filiale, celles qui étaient prononcées au nom des défunts exprimaient leur bienveil- Jance.
U le (rrand, si sobre pour lui-même, était extremement libéral quand il faisait des offrandes aux mânes, dit Confucius.
Chaque particulier, chaque famille, doit faire des offrandes aux siens, non à d’autres. Confucius dit: Si quelqu'un fait des offrandes à un koëi qui ne lui est rien, il le fait évidemment pour obtenir une faveur à laquelle il n’a pas droit, captalion de bienveillance répréhensible.
Toi qui ne sais pas servir les vivants comme il fault, pourquoi t'apprendrais-je à servir les morts”? Toi qui n'entends rien à la vie, pourquoi te parlerais-je de ja mort? dit Confucius à T=èu-lou, lequel ne méritait pas, pour lors, d'en apprendre davautage.
Au printemps et en automne, dit Coufucius, les anciens ornaïient le temple de leurs ancêtres. Ils exposaient les ustensiles dont ils s'étaient servis et les habits qu'ils avaient portés (pour se rafraichir leur mémoire). [ls leur offraient les mets et les fraits de la saison.
Continuer les ancûtres, faire les mêmes rits et la même musique qu'ils firent de leur vivant, vénérer ce qu'ils vénéiérent, aimer ce qu'ils aimérent, les servir après leur mort comme on les servait durant leur vie, les servir disparus comme s'ils existaient encore,
° Voilà la piété filiale parfaite, ,
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Chap. VIII. Confucius. 137
Trois mois après le matiage, la jeune femme est prèsentée aux ancêtres dans leur temple, avec cette formule « celle-ci est venue (est entrée dans la famille) pour elre épouse ». Au jour désigné par les sorts, elle faisait son offrande aux tablettes, et comptait désormais comme membre de la famille de son mari.
Si elle venailà mourir avant cette présentation et cette offrande, quoi-
qu'elle eût cohahité avec son mari, elle n’était pas’ son épouse, et son cadavre élait reudu à sa propre famille. & ‘
En cas de naissance d'un fils posthume, le cercueil du père étant encore à la maison, l'invocateur l'ayant appelé par trois fois, annonçait «une telle. accouché d'un fils; je vous le fais savoir»... Deux jours plus tard, l'enfant était présenté devant le cercueil, avec celte formule «un tel, fils de une telle, se présente devant vous»... Si le père était déjà enseveli, le nouveau-né élait présenté devant sa tablette... Ensuite son nom était annoncé aux Patrons des terres el des moissons, aux chênn des monts et des fleuves. aux pénates et aux ancêtres. [1 s'agit. d'un fils de prince.
Confucius déclare que, dans les cérémonies funé-
bres, tout homme fait doit avoir son FA représentant.
On le revêtait des habits du défunt, ele. Les enfants et les adolescents n'en avaient pas. Je répète l'explication du représentant, la jugeant importante: Les fils ne voyant plus leur père défant, leur cœnr était désolé. De là l'institution du représentant, qu'on habillait et qu'on arrangeait de manière à ea faire la vivante image du défunt. Le cœur des fils se raccrochait
à cette figure de la réalité disparue. 不 见 9 22 JE. 0 AE PT L£. tir 而 使 车 死者 之 服 ,所 以 使 幸子 之 心 主 礁
Un défunt, dit Confucius, ne peut pas avoir deux tableltes; pas plas qu'il ne peut y avoir deux soleils au ciel, deux empereurs sur la terre.
11 s'agit de la tabletle qui sert de medium entre le défunt et les vivants. Seule la vraie tablette du temple des ancêtres, substituéo au défunt d'après les règles riluelles, est censée avoir cette vertu. Les duplicata qu'on en ferait, ne l'ont pas Ainsi les tablettes multiples, érigées honoris causd à certains défunts qui ont plusieurs temples, les tablettes de Confucins dans ses nombreux “temples, ne l'ont pas. Bien moins snnt-elles des sièges, des reposoirs du défunt, ce qui supposerait l’ülée d’une multiloeation, que les Chinois n’ont jamais eue, mème en rève, Les termes 种 位 ou autres, inscrits sur ces duplirata, signifient simplement que, là où la tablette se dresse, là est le lieu rituel