‹ Textes philosophiquesChapitre 163 sur 356 · BU) HENENENM AN NS LEA · texte numérisé non relu

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Chap. X. Lez dissidents. 165

Méi-ti attribuait tous les maux db son temps à deux causes... fo je manque de charité entre les hommes... 2° la négation de la survie, l'incrédulité qui commençait à se répandre de son temps.

Laissons-le parler lui-même. «Le monde entier est en désordre. Pourquoi? Parce que les hommes ne s’aiment plus les uns les aulres... Tous les bons le constatent, et personne ne sait quel remède apporter. Le reméde, c'est qu'on s'aime universellement, qu'on travaille universellement au bien les uns des autres... Il faudrait que chacun considérât les pays des autres avec les mêmes yeux que le sien, eût pour les familles des autres le même cœur que pour la sienne, vouât à la personne des autres la même sollicitude qu'à la sienne propre... Celui qui aimera ainsi les autres, les autres l'aimeront de retour. Celui qui fera ainsi du bien aux autres, les autres lui en feront à leur tour. Ainsi sera réalisée la charité pratique universelle. »

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Les lettrés du temps attribuaient au destin tous les malheurs de celte époque troublée. Non, dit Méi-ti, « HE fr ce n'est pas le destin qu'il faut incriminer. Si les hommes s'entr'aimaient et se faisaient du bien, le Ciel les bénirait, car c’est là son désir. C'est parce que les hommes se haïssent et se détruisent Jes uns les autres, que le Ciel irrité les frappe de tant de malheurs. ».

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« Une autre cause de ces malheurs, c'est qu'on ne croit plus aux mânes.

Les uns disent qu'ils existent, les

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