‹ Textes philosophiquesChapitre 165 sur 356 · ROTH UE · texte numérisé non relu

ROTH UE

Chap. X. Les dissidents.

“habit, comme les fourmis dans les trous

de la terre. |

Le vulgaire croit à la divinalion par la tortue et l’achillée. On dit que par la tortue on interroge le ciel, et par l'achillée la terre (affirmalion nette du binôme). Par ces êtres transcendants, disent-ils, on interroge le clel et la terre... Eh bien je demande: Avec quelles oreilles le ciel et la terre écoutentils? avec quelle bouche répondent-ils?

Qu'on me les montre !

Le vulgaire dit, qu'il faut faire des offrandes, et que ces offrandes portent bonheur ; que si on ne fait pas d’offrandes, on n’a que des malheurs... Il prétend que les défunts’ sont doués de connaissance, boivent et mangent; que les vivants doivent les trailer comme des hôtes; que s'ils les traitent bien, les défunts contents font du hien à leur amphytrion.. Je dis qu'on fait bien de faire des offrandes, et mal de croire les raisous susdites. On doit faire des offrandes, pour faire quelque chose, pout faire ce qu'on peut en l'honneur des défunts, voilà tout. Les morts sont dépourvus de connaissance, et ne peuvent ni boire ni manger... Pour ce qui est des sacrifices offerts au Ciel, si, comme je le pense, le Ciel a un corps, s'il avait une bouche et pouvait manger, il mangerait ce qu'on lui offre (or il ne le mange pas). S'il n'a pas de corps, mais est fait de Ki, comme disent les lettrés, alors il n'a pas de bouche et ne peut pas manger (pourquoi donc lui offrir des victuailles). Et si l’appélit du ciel et de la terre était proporlionné à celui des hommes,

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