‹ Textes philosophiquesChapitre 169 sur 356 · DIS LEA · texte numérisé non relu

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Chap. XI. Taoisme ancien:

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yäng a gouverné: boules choses. | Dans la vie, pas de repos. Que la mort est une grande chose! en elle est le repos. Les hommes la craignent, alors qu'elle est le repos. Jadis on ne disait pas mourir, on disait s'en retourner.

Les vivants sont des voyageurs. Ils marchent, et beaucoup ignorent que c'est vers leur demeure perdue (la mort, le grand repos, d'où ils sont sor-

‘lis par la naïssance ).

Les vivants ignorent ce qu'est ja mort, les morts ignorent ce qu'est la vie. Ceux qui Wennent ne savent rien de l'aller, ceux qui vont ue savent rien du retour. Eh bien, ces choses soat une même chose. La vie et la mort, aller et venir, les contraires sont un, sont identiques.

La vie et la mort ne dépendent, ni de soi, ni de chose que ce soit. C'est le destin: qui les règle.

La bonté morale tient à la perméabilité des sept orifices du cœur. Des qu'un orifice est bouché, cela se-manifeste.

Lie-tzeu fait dire à Confucius (par fiction): Vers l'Ouest il y a des hommes sages, qui vivent dans l'ordre sans qu'on les gouverne, unis les uns aux autres;

11 peul s'agir ici des premières communautés bouddhiques de l'Inde. Cela n'est pas cerlain. En tout cas à

ne faut pas donner ce texte comme une prophétie de Confucius annouçant que le Christ viendrait de l'Occident.

Il y a, dans l'océan, des iles habitées par des hommes surnaturels, qui mangent l'air et boivent la roséc.

Première mention des Îles des Génies, légende qui ft faire tant de folies au Premier empereur des Ts'inn et à as、 Voyez HI pages 962 61 2156.

Chap. XI. Taoisme antien. 179.

夫 CA 周 Tchoäng-tcheou, 4e siècle.

Le Principe peut être connu, maispas vu. Îl a en lui-même son origine, sa racine. Avant que le ciel et la terre ne fussent, il était, de toute antiquité.

immuable, contenant en germe toute la transcendance future des chênn et' des koëi, du Souverain. Il donna naissance au ciel et à la terre. H fut avant

- le T'ai-ki (que les Sông n'ont pas:

inventé, comme on voit ). | Les-hommes vénérent le Ciel et [ai-.

ment comme leur Pére. Combien plus devraient-ils vénérer et aimer ainsi cequi est au-dessus du Ciel (le Principe).

Tout se passe, dans l'univers, com-:

me s’il y avait vraiment un Gouverneur, mais on ne saisit pas sa trace. On peut croire à son existence, quoiqu'on ne le voie pas. Îl agit sans être visible.

Supposons que, un grand fondeur fondant du métal, si ce métal se mettait à sauler et dit «je veux devenir une épée », le grand fondeur ne trouverait-il pas €e mélal impertinent” Sapposons que, un être étant en voie d'être engendré, cet être dit «je tiens à devenir un homme », le grand opérateur ne trouverait-il pas cet élre malappris ?.. Tout est là... Considérons le ciel et la terre comme un fourreau,. les genèses conime autant de fontes, et:

-mous n’aurons plus rien à: dire. Nos:

élats successifs se succèdent, comme la veille et le sommeil de chaque jour.

Le Sage (taoiste) ne raisonne pas, mais éclaire tout avec son ciel (la seience du Principe). Abstrayant de ja distinclion du oui et du non, il se

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