‹ Textes philosophiquesChapitre 171 sur 356 · CETTE E · texte numérisé non relu

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Chap. XI. Taoisme ancien.

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C'est en n'agissant pas, que le ciel et la terre font toules choses.

Pour arriver à embrasser le Principe, il faut se vider. Le vide, c'est le résultat du jeûne du cœur.

Sa femme étant morte, Tchoängtceu lui fit cette oraison funebre. Jadis le k'i naquit de l'être confus primordial. De ce Ki par une transformation, sortit un être ayant figure (sa femme).

Par une nouvelle transformation, cet être entra dans la vie. Par une autre transformation, le voilà mort. 11 dort dans le grand dortoir (de l'univers, l'espace entre le ciel et la terre).

Les anciens appelaient la mort, le « dénouement de la suspension du Souverain.».(Îls supposaient l'être vivant suspendu dans la vie par le Souverain;

il mourait quand le Souverain jachait le

fil.).. Il en est de l'homme mort, comme des cendres d'un fagot brülé. Les cendres restent, la flamme a passé ailleurs.

Sais-je si l'amour de la vie n’est pas une illusion ? Sais-je si les morts ne regrettent pas d'avoir aimé à vivre? Ceux qui rêvent, ne savent pas qu'ils rêvent, et prennent leur rêve peur une réalité.

lls ne savent qu'ils ont rêvé, qu'après leur réveil. Ainsi en est] du rêve de la vie, et du réveil de la mort. Après le grand réveil, on se rend compte du grand rêve. Et cependant les sots vivants se croient bien éveillés.

Sur ce qui est en dehors des six régions de l’espace, le Sage médite et ne parle pas. Sur ce qui est en dedans des six régions de l'espace, il parle mais ne discute pas. Le Sage embrasse, le vulgaire dispute.

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