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Tchouhisme. 179
Sous l'impulsion de la norme, la matiére évolue selon deux modes 十 4 alternatifs, qui sont le yinn et le yäng, lesquels produisent les où-hing cinq éléments. |
La norme et la matière coexistérent de tout temps. Tout être est composé de norme et de matière. La norme ne fut pas avant la matière. La norme ne peut pas exisler sans la matière. La norme est plus noble que la matière.
La norme n'est pas perceptible, mais la matière l’est. La norme est unique :
elle se diversifie dans les divers êtres.
La norme est éternelle, mais réside à temps dans les individus éphémères.
La norme et la malière ont coexisté avant que le ciel et la terre ne fussent.
Le ciel et la terre sont norme et matière. Norme et matière n'ont pas de limites, sont infinies.
Produits par ja grande roue (giration, évolution }), les êtres participent à la norme universelle, et reçoivent Jeur part de matiëre qui les individualise.
Quand ils meurent, leur norme rentre dans le grand tout, leur matiére se disperse ; aussi l'être qui a cessé d’ètre, ne peut-il pas redevenir.
Les deux âmes de l'homme, sont toutes deux du }’t. Produites par condensation, elles finissent par se dissiper. Seule la norme est immuable et inaltérable, se communiquant seulement, sans se condenser ni se dissiper jamais.
IL n'y a pas, dans l’azur, de Souverain du ciel qui gouverne, quoi qu’en disent les anciep” livres. La norme dirigeant, la malière évolue. Les êtres
Chap. XII. Tchouhisme.
sortent et rentrent. Comme les godets d'une noria, dont les uns vides redescendent dans le puits, tandis que les autres pleins remontent, la chaîne se déroulant sans cesse.
La norme étant une, est toujours la même, excellente et parfaite. La variété des êtres et leurs déficits, viennent de ce que leur matière plus ou moins grossière, oppose plus ou moins d'inerlie ou de résistance à la norme.
La norme s'appelle aussi 太 极 T'ai-ki le grand axe, parce qu'elle meut tout dans l'univers. Maitre Tcheôou lui a encore ajouté l'épithète 无 极 Où-ki, pour exprimer sa nature incorporelle. C'est l'impalpable moteur, qui ne tombe pas sous les sens.
T'äi-ki et li sont synonymes, deux noms différents de ja même norme.
La norme a préexisté au ciel et à la terre (avec la matière nébuleuse ). Le ciel et la terre en contiennent leur part. Tous les êtres en contiennent chacun sa part. Ces parts ne sont pas séparées du grand tout. C'est ia norme qui, depuis l'origine, produit le yäng en mouvant la malière, et le yinn en l'arrètant (deux états de la mème matiére). La norme est immobile. Elle meut la matière. Le mouvement commenca avant tous les temps. Impossible de dire si c'est le repos ou le mouvement qui fut en premier lieu.
La norme n'existe pas ea dehors de la matière qu'elle meut. Elle n'existe pas et ne peut pas exister séparée.
La norme: restant immobile, produit dans le monde des manifestations (êtres), lesquelles ne sont pas à