‹ Textes philosophiquesChapitre 205 sur 356 · ES HI · texte numérisé non relu

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que les oreilles entendent. C'est par le hoünn, que le cœur pense. Quand les deux énergies yinn et yäng sont unies, Ja norme est présente complète. Elle se termine dans le hoûnn et le p’ä&i. D'elle émanent, dans le repos, les qualités innées, bonté, équité, déférence, intelligence; et, dans l'action, la bienveillance, Ja honte du mal, le respect d’autrui, le discernement des choses...

Comme Tzèu-tch'an l’a fort bien dit (au 6° siècle avant J.C., page 110), le v'ai est formé d’abord. Ce p'di est yinn.

Le hoûnn, qui est yäng, se forme en lui. Notre doctrine vient donc, par tradition, des anciens Sages. Le sperme et le souffle coagulés forment l’embryon d'abord inerte. Avec la formation du hoûnn, l'embryon s'anime.

Quand il est né, l'évolution continue, l'intelligence est produite par le développement du hoûnn, le corps est produit par le développement du p'&i. La bouche et le nez aspirant l'air, nourrissent le hoûnn; la vision et l'audition nourrissent le p'ai (page 110). L'état de veille est yäâng, le sommeil est yinn. Le mouvement est yäng, le repos est yinn. La parole est yäng, le silence est yinn. Tout ce qui est yäng part du hoûnn, tout ce qui est yinn part du p’di. La progression va de l'enfance à l'âge mûr, puis la régression commence. La matière se perfectionne d'abord, puis se dégrade. La naissance est une expansion, la mort est une rétraction. Finalement, le hoünn monte, et le p’ai descend.

Quant aux revenants qui font des

Confucius, costume de son temps.

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Chap..-XIII. Doctrine des Lettrës. 221

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