‹ Textes philosophiquesChapitre 218 sur 356 · CRETE · texte numérisé non relu

CRETE

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affaires, au fur et à mesure qu'elles se présenteront. Etre toujours prêt à tout faire conformément à la norme, voilà le but du repos. Confucius l’a dit, cette action ordonnée est elle-même une sorle de repos; on agit sans sortir de son repos intérieur; on n'use pas son énergie. Telle une barque qui avance portée par la marée montante, et qui s'arrête quand le flot se retire. Tel encore l'homme qui respire; il inspire quand il a besoin d'air, puis son thorax se repose. Tel encore le maitre qui répond quand on l’interroge, et qui se tait quand ou ne lui demande rien.

Ainsi le sage agit quand il y a lieu d'agir, et se repose quand il n’est pas temps d'agir.

Quand la pensée s'applique à la norme céleste, le cœur s'élargit et s’illumine, Quand elle s'applique aux passions humaines, le cœur se rétrécit'et s'obscurcit.. Quand les passions sont complètement éteintes, la capacité du cœur devient comme infinie; cet état me peut pas s'exprimer en paroles. 一 Quand la norme céleste resplendits le cœur est ferme, tout est lucide... Dans le vide du cœur, l'extérieur et l'intérieur s'unissent... Dans l’eau limpide, un fétu est visihle ; dans le cœur pur, la norme est perceptible... Quand le cœur,est pur, il est large et calme... Les êtres innombrables trouvent tous asile sous le ciel, toutes les idées trouvent place dns le vide du cœur... Le cœur est comme une source. Quand la source est pure, le ruisseau l’est aussi. D’un cœur réglé ne sortent que des pensées justes.

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