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Chap. XIII. Doctrine des Lettrés.
Sous prétexte de méditation, divaguer en pensées, fausse le cœur au lieu de le rectifier. Le cœur du sage n'admet pas, dans son calme, les pensées oiseuses... Plus les passions sont soumises, plus le cœur est vide, plus la matière est purifiée, plus la norme est lucide, plus l'esprit est libre dans ses allures, dégagé qu'il est de toute entrave génante... Dans les tambours et les cloches, c’est le vide qui produit le son; dans le cœur, c'est le vide qui produit l'esprit. Retournez le cœur, et, au lieu d'un sage, vous aurez un fou.
Quand le cœur divague, le corps est comme sans maitre. Que lesprit déserte la coque corporelle, c'est chose nuisible... Quand le cœur est si volage, on n'avance pas daus l'étude. Le cœur dirigeant tout, ses divagations, ses absences, ne peuvent être sans inconvénient. Meme les disciples de la sagesse souffrent de distractions et de divagations incoercibles du cœur. C'est un mal universel et incurable. Un propos très ferme y remédie (en partie).
Quand le cœur est grand, il ne s’affecte pas. Si un malheur arrive, il ne s'effraie pas. Il ne se réjouit pas de la prospérité, et ne s’afflige pas de l’adversité. Car il sait que la roue tourne sans cesse, que le bonheur suit le malheur, l’adversité la prospériké.
On ne peut pas se défaire de son cœur. Il faut le morigéner. Comment cela? En évitant tout mal et suivant tout bien. Bien des hommes savent cela,
Chap. XIII. Doctrine des Lettrés.
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