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sonnable. Je reçois l'expression de vos bons sentiments... Le roi s’inclina trois fois, et le Bouddha recut ses truis inclinutions. Enfin il se prosterna, frappant le sol de la tête; puis, s'étant levé et reliré à quelques pas, il s'assit et parla en ces termes :
Suit une longne et humble confession du roi, qui s'accuse d'être hrulal, lascif, et le reste. Le Huuddha lui fait un long sermun, l'engageaul à se corriger surtout de sun penchant pour les femmes, par la crainte des supplices qu'il lui faudra sans cela souffrir dans les enfers. La galha suivante résume le:sermon :
Celui qui s'abandonne à ses passions, qui lâche la bride à ses appétits, celui-là n'aura jamais de paix; c'est un homme saus raison; ce n'est pas un sage. — Se livrer à ses passions, c’est agir comme les brutes: c'est vivre comme Îles vers qui fourmillent dans les excréments, s'y vautrant et s’en repaissant. — Ainsi le voluptueux, oubliant la loi morale, accumule jour et nuit de graves péchés. S'il est prince, son gouvernement sera délestable. — Prince et sujets ne s'entendront pas, les lois et l'administration seront en désordre.
Les agriculteurs, les marchands négligeront leurs affaires. — Dés cette vie, cet homme sera peut-être vaincu et réduit en captivité. Après sa mort, jugé par le tribunal infernal, il souffrira certainement d'innombrables et inénarrables supplices. — Le cuivre fondu sera versé dans son gosier, de lourds rouleaux écraseront son corps; je tais je reste. Puis il renaîtra prêta, brute ou homme. — Comme une roue qui tourne sans cesse, ainsi ses vies malheureuses se succéderont à l'infini. Et, comble de
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malheur, quand un Bouddha parattra sur la terre, il ne lui sera pas donné d'entendre son enseignement pour arriver à la délivrance. Quel ètre malfaisant que la femme! Qu'un évite difficilement de Se rendre malheureux auprés d'elle! L'amour est une corde qui tire les hommes dans le piège du pêché. 一 Quy a-t-il de bien dans une femme? Rien! C'est un amas d’impuretés. Pensez-y et abstenez-vous-en. Gardez-vous de la folie d'aimer. — Les fenimes! Sacs à ordures couverts de bijoux! Insectes, serpents, dragons à la morsure mortelle! Fers de lance, poignards, recouverts de velours! Les sots pe voient que l'extérieur, approcheut et se perdent. Les sages qui voient l'iatérieur, s'écartent el se gardent soigneusement. — Oui, la volupté est meurtriére comme le fer; tous les âges en ont fait l'expérience. Plaisir d'un moment qui tue comme le glaive! Charme de ces plantes gracieuses qui contiennent un puison mortel! 一 Sots, vous qui aimez le brillant des bijoux et le parfum des cosmétiques! Poison dans l’'ambroisie! Vous en serez victimes! 一 L'âge même ne préserve pas de celle folie. Tel un tas de fagots; si le feu y prend, fût-il couvert d'une neige épais- , se, le tas flambera tout entier. — Oui, la femme est le plus venimeux des êtres. Pour s'en préserver, il faut penser à son intérieur méchant, et ne pas s'arrêter à son extérieur gracieux. Mais les voluptueux font tout juste le contraire. — Pour se soustraire à la passion, il faut s’astreindre à la loi morale. Or celte loi est ténue, comme un fil de