INTRODUCTION IX
(I Craig, 1), D. T. 109, obv., Z. B. lehrt (Z. 13) dass Sarpanitu, die Gemahlin der Frühsonne Merodach — Marduk’s, identisch ist mit der Venus als Morgenstern. Denn scheint dort Nabat-Kakkabu ein Name dem V. R. 46, 40, Dilbat — Venus entspricht'. » D'un autre côté, Sayce avait conclu auparavant à l'identité d’Ishtar et d’Anunit, qui est appelée dans Nabonide « guerrière, sœur de Shamash et fille de Sin ? ».
Anunitet Zarpanit ne seraient donc que des noms d’Ishtar. En serait-il de même de Gula et de Nin-Gal, y aurait-il eu à l’origine une déesse unique, dédoublée plus tard et plusieurs fois pour servir d’épouse à divers dieux, et honorée sous différents noms selon les lieux et les temps”?
Le mauvais état de plusieurs des textes cités, l'ignorance où nous sommes de leur date et de leur origine et l’impossibilité actuelle de suivre la religion assyrienne dans son évolution ne permettent pas de vérifier cette hypothèse. Arriverions-nous à constater l'identité des attributs de toutes les déesses, nous n'aurions pas encore le droit de conclure à un monothéisme primitif ou plutôt à l'existence d’un doublet féminin unique. Proportions gardées, les Babyloniens avaient modelé leur panthéon sur la société humaine : aux dieux, les fonctions de l’homme, création ou construction, gouvernement, Justice, etc.; aux déesses, celles de la femme, qui symbolise la tendresse et la bonté, soulage l’infortune, veille sur les naissances. A ces attributs, ils ajoutèrent celle de guerrière, que le tempérament de la femme pouvait encore Justifier et que réclamait pour leurs épouses la nature des dieux guerriers.
Le rôle des déesses n’en resta pas moins assez restreint, comme celui de la femme. Il devait revenir et il revint à peu près le même pour chaque doublet, quelquefois pourtant avec prédominance de tel ou tel attribut. Mais les déesses ne perdaient pas pour cela leur individualité : aux
RPM GP PAT 2. The Hibbert Lectures, p. 184, 1887.