INTRODUCTION XVII
dira l’Israélite suppliant, lève-toi contre les fureurs de mes adversaires, ordonne un Jugement". »
Il est à remarquer que chez les Chaldéens comme chez les Hébreux, la Providence, la rétribution du bien et du mal à laquelle 1ls croient si fermement, s'exerce en ce monde, Sans doute, les uns et les autres connaissent l’immortalité de l’âme. Après la mort, elle se rend pour les uns dans le Schéol, pour les autres dans lArallu, sur lequel règne En-me-shar-ra*. Mais lArallu, pas plus que le Schéol, ne semble avoir de relation avec l’idée de châtiment ou de récompense”. L'âme du Juste hébreu n’est pas admise à contempler Dieu; elle va dans la demeure de loubli et du silence‘ : € Ton souvenir n'existe plus dans la mort; dans le Schéol, qui te louera”’? » L’Assyrien n'est pas plus heureux, il ne nourrit pas l'espoir de la vision divine dans une autre vie : « Qui connait, Ô mon Dieu, ta demeure ? Ton habitation magnifique, ton séjour, je ne les verrai Jamais °. )
Pour le méchant et l’impie, tout ce qu'on lui souhaite, c'est de subir une punition temporelle, de voir son attelage brisé, son joug délié’, etc. Les suites de la doctrine de l'immortalité de l’âme se sont, il est vrai, beaucoup plus développées et précisées chez les Juifs, encore cependant d’une façon incomplète. Il était réservé au christianisme « de poser pour fondement de la religion la foi de la vie future” ». |
Cette ignorance, ou plutôt cette connaissance insuffisante de l’au-delà, à amené les Babyloniens, comme les amis de
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