‹ Textes religieux assyriens et babyloniensChapitre 22 sur 75 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

de fautes rituelles. Le Lévitique à une origine sacerdotale. Les prêtres devaient se préoccuper surtout des infractions cérémonielles. La crainte des fautes cachées se retrouve encore dans les psaumes, mais rien dans le contexte ne permet de préciser leur nature. Ce sont sans doute des péchés involontaires en général : € Qui connait les fautes involontaires ? De mes fautes cachées, purifie-moi'. » — «Ne te souviens pas des péchés de ma Jeunesse et-de mes iniquités”. »

L'Ancien Testament s’est élevé beaucoup plus haut, et tout le monde sait la grande place qu'y tient la faute morale, qu'elle soit une offense de la majesté divine, une violation du droit d'autrui où une atteinte au respect que se doit la personne humaine. En est-il de même des textes religieux assyriens ? Zimmern ne l’a pas pensé. Dans son étude sur les psaumes de pénitence babyloniens, il déclare que le péché chez les Assyriens lui parait un concept essentiellement différent, « wesentlich verschiedene », de celui des Hébreux”. Je ne crois pas pouvoir adopter l'opinion de l’'éminent assyriologue. Sans doute, sur ce point comme sur les autres, la doctrine juive atteint dans Isaïe et les autres prophètes une élévation que les scribes des bords du Tigre ou de l’Euphrate n’ont pas soupçonnée. Mais, pour le fond, elle me parait identique à la doctrine chaldéenne, en ce sens que les Babyloniens connaissaient la violation morale de la loi naturelle, violation qui, en dehors de prescriptions révélées ou rituelles, constitue le péché proprement dit.

S'ils ne donnent pas beaucoup de détails sur ce qu'ils appellent leurs nombreux péchés, il n’en est pas moins certain qu'ils connaissent la distinction du bien et du mal. Les textes historiques sufliraient à le prouver : ils parlent du méchant Élam, du perfide Marduk-bal-iddin ; ils traitent la révolte des rois vassaux, après la parole donnée, de violation de la foi jurée. Dans un de nos textes eux-mêmes, le pécheur

LPS PNIXIELS | ÉMIS AN EN CE à | 3. B. P., p. 3, Leipzig, 1885.

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