‹ Textes religieux assyriens et babyloniensChapitre 33 sur 75 · OI TIS OS · texte numérisé non relu

OI TIS OS

PLANCHE III, $S. 787 +,S, 949, Recto

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Bullit-an-ni-ma ana qûti® damqäti (plur.) $a (ia u ‘islart-1a

Ana Sul-mu u balatu pi-ig-dan-ni

Siptu"Samassar $ame-eu trst-timmus-te-sir elâti(plur.)

u Sapläti (plur.)

lu Samas %mitu muballit-tu ka-sa-a mupatti-ru $a qâti-ka-ma

Daian là da-’-ti mus-te-es-$e-ru te-ni-8e-e-ti

Lit-lu sir-lu sa béli nam-ra Si-tl

Aplu gas-ru Su-pu-u nu-ur matäti

Ba-nu-u nap-har kul-lat Sami u irsiti ‘"Samaë atta-ma |

WSamas a$-Sum ma-mit $a ul-tu ümé (plur.) ma-du-ti

Arki-ia rak-su-ma là ippatta-ru

Si-t-ta hul-qu u là tûb Séri 18-Sak-na

Ana a-me-lu-ti bu-ul séri mim-ma SUuM-$U u-na-$aran-ni

Mursu du-ul-lu la pa-$a-ha mu-ul-la-an-ni

Ana murst lib-bi u l& tàb Séri ra-ma-ni ug-ta-at-ti

U ana-ku ur-ra u mu-$a la sa-la-la en-de-leu

Ad-ri$ Sap-la-ku-ma attala-leu

Ana ku-u-ri u nissati r'a-mû-nt u-tan-ni$s

19 Wes-hi-ru-ti la mu-da-ku-ma qu-lul-tu epus-8u ana-ku

ul i-di

20 Si-ih-ra-ku-ma ah-ta-ti

T-ta-a $8a 1li-ia . lu-u e-üq

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ASSYRIENS ET BABYLONIENS 13 PLANCHE III, S., 787 + 5S., 949, Recto

CAShAmash. :.. ARRETE AMP OT CFE NS ET

F'ais-moi vivre; aux mains pures de mon dieu et de ma déesse,

Pour le salut et la vie, confie-moi.

Incantation. — O Shamash, tu es le roi du ciel et de la

terre, tu gouvernes les choses d'en haut et d’en bas,

O Shamash, 1l est en ton pouvoir de rendre la vie au mort, de délivrer le captif.

Tu es un Juge incorruptible, tu gouvernes l’humanité.

Rejeton illustre du seigneur d’illustre origine,

Fils puissant, brillante lumière des contrées,

Tu éclaires la totalité du ciel et de la terre, Ô toi, Shamash.

O Shamash, parce que le charme qui, depuis de longs Jours,

S'est attaché à moi, ne s’est pas rompu,

La dévastation, la corruption et le mauvais état de la chair sont en moi;

Par l’homme, les animaux des champs, tout ce qui porte un nom, il me brise :

De maladie, de faiblesse incurable, il m'a rempli ;

Par le brisement du cœur et le mauvais état de la chair, : Je suis anéanti.

Et moi, Jour et nuit, Je suis sans repos ;

Je suis dans les ténèbres, je suis affaissé, Je suis plein d'angoisse ;

Par la douleur et la lamentation, je me suis affaibli.

Ma petitesse, je ne la connais pas; le crime que j'ai commis, Je ne le sais pas.

Quand j'étais petit, J'ai péché;

J'ai transgressé les défenses de mon dieu.

COMMENTAIRE

2 Ps. XXXI, 6 : ni pbs 7793, Q Je remets mon esprit en ta main, Ô Yahweh ».

3 Shamash partage ces attributs avec Marduk, Nimp et Gula, doublet féminin de Ninip. Marduk est appelé, Récit de la création, VIH, 12 : bél sipti ellitim muballif mit, — et Ninip, K. 128, recto, 6 : ga’ ts napsat muballit mitûti. V. infra, PI. XVI, 1. 18.

Ps. 146, 6-10, v. 7 : Dm sm min, € Yahweh délivre les captifs ». —L'hymne, ZVR, 19, ?, proclame également les attributs bienfaisants de Shamash : 39/40, tlu rimint saqip ha$su hatin en$t, «dieu miséricordieux, 1l redresse l’affaissé, il protège le faible ». Mais le ton général de la pièce est celui d’un hymne au dieu soleil, où l’on célèbre les biens matériels qu'il procure aux dieux et aux hommes. Ici, au contraire, Shamash est considéré comme personnalité morale : c’est le grand juge, tout à la fois sévère et bon.

6 Ps. IX, 9 : ovmgs ntmnb pur aus Dsn-vèu mm, © Dieu juge l'univers avec équité, il Juge les peuples avec droiture ».

7 Bül namra sit, ( seigneur de la brillanté sortie ». Ce seigneur est Sin, père de Shamash, auquel cette épithète est fréquemment décernée. Cf. ZV R, 2, col. V, 22. Delitzsch, Assyr. Gram., p. 194, la traduit par « Der Herr glänzend in Bezug auf Aufgang ». Jensen, Kosm., p. 104, note, et 105, voit dans ce titre la désignation de Sin comme seigneur de la nouvelle lune, «glänzendes widererscheinen ».

15 Il faut rapporter la première partie de cette ligne à la précédente, à cause de la particule ana. Sinon, il faut traduire : « La dévastation, la corruption, le mauvais état de la chair sont en moi; tout ce qui porte

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un nom dans l’homme et les animaux des champs me brise. »

14 Mu-ul-la-an-ni : an est omis dans une variante.

15 En-de-hku pour em-de-ku, 1° pers. du permansif de 7x, forme qal. En assyrien, le 7» se change en n devant les dentales, v. g. muntahsu pour mumtahsu, sindu pour simdu, ete. Cependant on trouve aussi simdu.

Maglu, X, 8 : endeku la salalu musa u urra.

Ps., XXII, 3 : 5 sen Kb motor mpn Nôy sir map Hs, « O mon Dieu, je t'invoque pendant le Jour et tu ne me réponds pas; pendant la nuit, et Je n'ai pas de repos )».

18 Tout ce passage à de grandes analogies avec le Ps. VE, 3: « Aïe pitié de moi, Ô Yahweh, car Je suis sans force; guéris-moi, à Yahweh, car mes os sont pleins d’effroi, » — et avec le début du Ps. XX XVIII, 1-10, où le psalmiste décrit le triste état auquel l’a réduit le péché : (Je chancelle, je suis extrêmement affaissé ; tout le Jour, je marche dans l’affliction..., il n’y a rien de sain dans ma chair; Je suis sans force et complètement brisé; l'angoisse de mon cœur m'arrache des gémissements. »

19 Mes-lui-ru-ti, dérivé de "3, signifie /atblesse, petttesse, au sens moral, comme le prouve le parallélisme : «Je ne connais pas ma petitesse, Je ne connais pas mon crime. » Cf. Nériglissar, col. [, 1. 19; Aerlsch, Bibl, t. III, 2° partie, p. 76 : 1$fu mi-1$-hi-r'u-ti-ia 1-Sa-ri1s sab-ta-an-nt, « de ma bassesse, il m'a heureusement tiré ». — Quiultu, var. qulultr.

Analku ul idi, Ps. XXV, 7: aim-ox over voi nine « ne te souviens pas des péchés de ma Jeunesse et de mes iniquités ».

Ps. XIX, 13 : “p3 mnnps 5-5 min, (C QUI CONnait les fautes involontaires? De mes fautes cachées purifie-moi », Le verbe ñ#% et le substantif 4% sont employés dans tout le ch. iv du Lévitique pour dési-

oner les fautes commises par les individus, le peuple ou les chefs, Cinvolontairement », sans s'en apercevoir, Dnon “pi 27 op, par conséquent des fautes purement rituelles, comme l'indique d’ailleurs l’origine de cette partie du Pentateuque. Dans le texte assyrien, le suppliant demande également le pardon de fautes involontaires et, sans doute, rituelles. Il à violé, sans le savoir, les prescriptions de son dieu, littéralement : il a changé les bornes de son dieu. Ce regret des fautes involontaires forme la trame du psaume de pénitence, Z VLR, 10: 1) 333500 ili-ia ina la i-di-e a-kul " 1$-ta-ri-ta ina la i-di-e u-lab-bi-is, (j'ai péché contre mon dieu, Je l'ai offensé dans les choses que Je ne savais pas; J'ai offensé ma déesse dans les choses que je ne savais pas ».

21 E-tiq, var. e-ti-1q.

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