AS
PLANCHE IV, S. 787 +5. 949. Recto (suite)
Bél izi-5:a-am-ma | St-mmi tes-lit Samas L51-24-am-ma Si-mi ia-$i
Sum ma-mit mursi $a t$&sahknu-ma ulkassis-an-ni
Lu ma-mit abi-ia Lu ma-mit umimi-ta
Lu ma-mit sibi li-pti sa bit abi-ia
Lu ma=mit lkim-ti-ia u ni-$u-ti-ia
Lu ma-mit el-la-ti-ia u sa-la-ti-ia
Lu ma-mit ameli miti u ameli balti lu-u ma-mit
dar-ka-ti u le-ni-qi
Lu ma-mit at-mu-u u lu at-mu-u
A=na abt uw ummi lu at-ma a-na ahi uw ahäti lu at-ma
Ana tb-ri uw tap-pt-e lu at-ma ana nûri uw büri lu
at-ma Ana séri kalke-lei u si-lak-lei lu at-ma Sum ili-ia ana la leit-ti Lu at-ma
S, 747 + S. 949, Verso
Ana a-me-lu-ti bu-ul séri mimma Sum-$Su $a séri u
CLEO ‘ Samas bélu rabu-u ki-bi-ma ma-mit mursi $a isbat- APTE UNS Ve. Pu-hu-u-a Saiu-kin-nu HE GO OCR PRINRNERRERE
Di-na-nu-u-a Sa ib-ba-nu-u " Marduk li-pa-[as-sir] Ilu limnu alà limnu utukku limnu ‘“$sédu limnu rabisu
limnu
ilu
namtäru limnu labartu la-ba-su ah-ha-zu
re
OT à
ASSŸRIENS ÊÉT BABYŸLONIENS Lai PLANCHE IV, S. 787 + 5. 949. Recto (suite)
Seigneur, lève-toi, exauce ma prière;
3 Shamash, lève-toi, exauce-moi:
Car l’incantation de la maladie qui est en moi m'a anéanti : l
Que ce soit une incantation de mon père, que ce soit une incantation de ma mère ;
Que ce soit une incantation des sept reJetons de la maison de mon père ;
Que ce soit une incantation de ma caste et de ma parenté
masculine ; |
Que ce soit une incantation de ma famille et de ma parenté féminine ;
Que ce soit une incantation du mort ou du vivant, que ce soit une incantation de la postérité et des descendants;
Que j'aie juré un serment ou que je n’aie pas Juré ;
Que j'aie juré par mon père et par ma mère, que j'aie juré par mon frère et par ma sœur ;
Que j'aie juré par mon ami et par mon Compagnon, que j'aie juré par le fleuve et par le puits ;
Que j'aie juré par la plaine, par l’arme et par l’anéantissement (?) ; |
Que j'aie juré sans loyauté par le nom de mon dieu.
S. 747 + S.949. Verso
Par l'humanité, les animaux des champs, tout ce qui porte un nom à la campagne et à la ville...
O Shamash, grand seigneur, prononce la conjuration de la maladie qui m'a saisi... |
Ce qu’on à fait à mon corps, que Ka.:..:.:..:..:..,4
Ce qu'on a fait à mon corps, que Marduk le délie.
Un dieu mauvais, un alu mauvais, un wéulkhku mauvais, un shédu mauvais, un r'abisu mauvais,
Un namtäru, une labartu, un labasu, un ahhazu
re TEXTES RELIGIEUX PLANCHE V, $. 787 +9. 949. Verso (suite)
Far tn lilità ardät lili
8 Sa ina sumri-ia Séri-ia buani(plur.)-ta | basu-u |
OATT SO PENENNE ETRSEEIRE su LOLITA 10-ZMES id AC AS re SE CARTER hi ana pu-li-1ar nn LOC APE QUD-bU-UA TELE, CPAM isku-nu ..... saqg-qiu... HO STASIEMR GRR DR AE LORS ES: (u]-Sak=lil-su PRE RENE Re CN RC IT RU LS ka ‘UT: CARE LTPRR ES IRL RSR Ce: LUMISU OL MRINNIPENRPRRNNES LE Re A Cr A EU ba .su gui 44: CRRMERSRERRSRSS ONU, ELA CEE EEE er SG: SUIDIP. 0. AS EM ENNEENNRES É
COMMENTAIRE
22 Maglu, I, 117, dans une prière adressée au dieu Gisbar, le suppliant s'écrie : « Lève-toi pour me rendre justice, comme Shamash le guerrier, » 1na dinia isissamma kima " Samas qarradu. à
Ces expressions sont très fréquentes dans les Psaumes. Ps. II, 8 : fin np, « Lève-toi, Ô Yahweh ». — Ps. IV, 2: ‘noon vow 5x bn, « Dieu de ma jusfico es écoute ma prière ».Cf. Ps.V,1,2; Ps. VII, 7, etc.
24 Uhassis-an-ni : US US = kasasu, au piel. Delitzsch,
| AHW, p. 860, et Meissner, Suppl, p. 51, traduisent ce verbe par étre grand, étre puissant. I signifierait donc au piel fortifier, grandir. Ce texte prouve qu'il signifie aussi dominer, anéantir. |
87 Il y a parallélisme entre les lignes 27 et 28 : lu marnit kimtia répond à lu mamit ellatia et nisutia à salatia. Delitzsch rend tous ces mots par les termes à peu près synonymes de famille, parenté, proches: « Ziem- Hch gleichhedeuterid, » dit-1, AW, p. 500,
PLANCHE V, 8. 787 +5. 949. Verso (suite)
7 Un {ilu, une lilitu, une servante du lilu, 8 Qui habitent dans mon corps, dans ma chair, dans mes
articulations,
1 DS SA Sn RUE DEP ON ER RE EAN EE NAS PE RUE LPO DPIME: voue Re A en en EAP
s. v. salatu. Mais Æimtu semble avoir quelquefois le sens de caste. Dans les Znschriften von Nabuchodonosor .de Strassmaier, S. J., n° 164, 1. 32, il parait désigner la caste sacerdotale des £-BAR de Ninip. — Pour nisutu et salatu, ils ne signifient pas seulement la parenté en général, mais, d’une façon plus précise, comme l'indique leur étymologie, la parenté masculine et la parenté féminine. Dans le même contrat, 1.33, on lit : ni-su-tu u sa-la-tu Sa mâré E-BAR. Cette distinction des fils de l£-BAR en nisutu et salatu n’a de sens que si on entend par ce mot les hommes et les femmes. — Sur salatu, la « weiblicher Teil » de la famille, voir Jensen, Xosm., p. 414.
Nisutu, var. nisutu. Cette variante prouve que la lecture su au lieu de $u ne se rencontre pas seulement dans les contrats néo-babyloniens, comme le veut Delitzsch, AA W, p. 183.
29 Voir note‘.
1. Craig, dans son autographie, donne deux fois le signe Evry ameli
mêti u ameli balti. Sur l'original de S 787 + S 949, il n'est qu une fois, avant miti.
31 Voir passage analogue dans 27 Surpu, 80-93. 33 Cette énumération de « la plaine, de l’arme et de l'anéantissement » est assez bizarre. Dans Surpu, V et VI, 151, on lit : ina pilakki itme, Cil jura par la hache ». Zimmern hésite, dans son commentaire sur Ce passage, entre silakki et pilakki. Cette dernière lecture s’harmoniserait mieux iciavec le contexte : &« par la plaine, par l'arme et par la hache ». Mais le signe si ne permet guère cette correction.
Verso 3 Puhu, synonyme de dinânu, avec lequel il est en parallélisme, signifie € le corps », « la personne ». E'a, le dieu d’'Eridu, était le grand dieu des enchanteurs, le grand magicien des dieux. Il connaissait des remèdes à toutes les maladies et à tous les maléfices. Mais les hommes l’imploraient volontiers par l’intercession de son fils Marduk, qui avait également les attributions de bél asiputi et de masmas tlâni. Voilà pourquoi notre malade invoque à la fois Fa.et Marduk Cf. Waäalu, TG2 2: UN eee, VI, 157, et ZV R, 18, 6 Obv. et 6 Rev. Ce dernier passage est très curieux comme exemple de lintercession de Marduk auprès d’Ea en faveur des hommes. o Alu, utukku : ces deux démons sont toujours qualifiés de mauvais. Dans le texte, Z V À, 18, 6 Obv. et 6 Rew., ils portent le trouble dans les écuries.
Rabisu, de y=s, se coucher: « celui qui se couche pour guetter au passage », «le guetteur ».
Namtäru, démon qui visitait l’homme sous la forme d’une maladie mortelle. Idéographiquement, NAM — destin, T7 AR — couper, trancher. Mais le mot a une tournure bien sémitique : c’est une formation en > de matar, couper, qui existe sous la même forme et avec le même sens en éthiopien. Cf. arabe
er Co Le
* Le namiäru est donc celui qui tranche le destin, la vie.
Labartu, labasu, ahhazu sont toujours. nommés
ensemble dans les textes publiés jusqu'ici. Labartu était un démon femelle. Labasu, racine rai, «renverser )» Ou ( se renverser », (se prosterner », serait-il le. démon qui renverse, qui opprime l’homme”? Ahasu,; de ms, est celui qui saisit, qui empoigne.
7 Lilu, lilitu. Leur idéogramme ZLIL-LAL = saru, « vent », sagiqu, & tempête ». Ce sont donc les démons de la tempête, plutôt que les démons de la nuit. L'étymologie de 5% est au moins douteuse, puisque ces mots ne sont pas écrits en assyrien avec 2 déficiente. On pourrait encore rapprocher de ce mot la racine lalu, abondance.
La croyance au démon {litu s’est perpétuée chez les Hébreux, et plus tard chez les Syriens Jusqu'à une époque très avancée de l’ère chrétienne. Zsaie, XXXIV, 14 : min m5 nus mots hpuas pu-sx, Q là (dans les ruines d'Edom) habitera Lilit, et il y trouvera le repos ». Lilié est souvent mentionné dans les inscriptions qui se lisent à l’intérieur des coupes magiques rapportées par Layard au British Museum : « Éternel bon, brise la grande puissance de Lilit, » PSBA, XII,-p. 300. On trouve encore le nom de Lilit sur une coupe acquise par M. Heuzey pour le Louvre (Sect. des Antiquités orientales). C’est une amulette écrite pour deux époux, auxquels on souhaite d’être préservés de Lilit, comme d’un esprit malfaisant, PSBA, XII, p. 587, trad. de Schwab.
Enfin, ce démon est nommé dans les exorcismes syriaques communiqués par le Rév. Gollencz au Congrès des Orientalistes, Paris, 1897. « J'ai douze noms, dit le démon qui s’est présenté à Mar- Ebedishu sous la forme d’une femme; mon quatrième nom est Lilita, JRSS. » Un peu plus loin, il déclare que c’est son onzième nom, TI exorcisme extrait du Codex À, Ce manuscrit est du XV® ou
du XVI siècle, d'après le Rév. Gollencz, mais il n'est que la copie d’un manuscrit plus ancien, de date inconnue.
8 Ardût lili. Ce démon pénètre dans les maisons et Opprime les hommes, id-lu $a ar-da-at li-li-i ik-ri-mu- SU DIT OO CO ALA6!