‹ Textes religieux assyriens et babyloniensChapitre 35 sur 75 · TEXTES RELIGIEUX PLANCHE V, X · texte numérisé non relu

TEXTES RELIGIEUX PLANCHE V, X

1 Enuma amilu napisû pare médasalah: 25 2 SI-GAB u-pi-$i Su-nu-ti Sa in-nam-ru-8u Sami w irsit mahar “* Samas.....

3 Mu-ru-us libbi-ka ana" Samas qibi 4 Mahar ““ Samas ana elt u-pi-St Su-nu-tt salt ta-na-ht.....

o U-pi-St su-nu-ti ana Wibbi sumri Salt ta-al:-Sip (?) 6 Mahar ‘“ Samas amilu $a napi$tu part” 1p-$u-$u kima usuriu tu-lin-nu

“« Samas $a para’ u napiStt eppu-$a SU-u Ga 1-mu-ra

ana-ku lu-mu-ra

Sibi SU ana pân ’ereb ‘" Samsi mamit Su-ut-me u mu-ru-us libbi-Su ana Sami iturru 9 U-pi-si Su-nu-ti Sa libbi zurmrt Sahi............. 10 Napistt part’u Su-u enuma amilu Suatu.........

ALBEELA A te: RODISE DAT QU UN. NES SA

COMMENTAIRE

1 Enuma amilu : cette locution répond à È je Sayce à rendu ces deux signes, dans un texte médical, par nisu Suatu, ZX, 11, 403; Bezold, ZA, IV, 438, par enuma amtlu. Ts forment ici le début du texte, la transcription de Bezold parait donc plus fondée que celle de Sayce. Celle-ci supposerait qu'il a déjà été question de cet homme malade. Bezold, 1bid., pense que les textes >? Ÿ, « quand un homme », doivent s'entendre principalement de l’homme, « vir », par opposition aux textes | +, « quand une femme », qui traiteraient des accouchements. Rien n'indique ici que le sacrifice du porc doive se faire pour un

1 Lorsqu'un homme aura la vie en danger, tu l'aspergeras d'eau :

2 Tu présenteras ces charmes qui lui apparaissent; le ciel et la terre, à la face du soleil [adjure-les|. 3 La maladie de ton cœur, dis-la à la face du soleil. 4 Devant le soleil, avec ces incantations, tu sacrifieras un porc ; 5 Après que tu auras fait ces incantations sur le corps du porc, 6 A la face du soleil, pour l'homme dont la vie est en danger, tu composeras son charme conformément au rituel : 7 O Shamash, que celui qui met en danger la vie de cet homme ne voie pas et que moi Je vole.

8 Sept fois, devant le coucher du soleil, tu prononceras la conjuration et la maladie de son cœur remontera aux CIeUX.

9 Ces incantations, qui sur le corps du porc............ 10 Celui qui a la vie en danger, lorsque cet homme........

malade du sexe masculin à l'exclusion de la femme. Part, permansif de x=. Ce mode n'est pas documenté. Je l'ai formé par analogie pour rendre l'idéogramme Z/Z-TAR-RU-DA : « lorsqu un homme est tranché quant à l'âme, » c'est-à-dire a la vie en danger, Mé salähu est écrit aussi idéographiquement E SIR-SIR, ou mieux E SUD SUD. Cf. Brunn., 2844, 7604.

2 Au lieu de in-nam-ru-Su, l'autographie de Craig porte LUGAL nam-ru-$Su. Le contexte ne permet de donner aucun sens satisfaisant au texte ainsi présenté. J'estime donc qu'il faut lire 1e1 Er au lieu

de ser La confusion était facile à commettre". Ce morceau, comme plusieurs autres de la même tablette, n’en reste pas moins assez obscur. Mais la lecture des trois passages qui concernent le sacrifice du pore, 1. 4, 5 et 9, est claire et certaine. |

5 Ta-ak-$ip. Craig a lu ta >-me, dont la transcription serait {a-lkamm-me, tu lieras, ou {a-he-me, tu jetteras à terre, Delitzsch, AZ W, p. 281. Mais on ne peut ni lier ni jeter à terre des incantations. A titre d'hypothèse assez plausible, je donne la reconstitution ta-al:-Sip, tu as machiné (dans le sens magique) des incantations *.

6 Napisti part, ici comme dans tout le texte, est écrit ZI-TAR-RU-DA.

Kima usurtu, écrit idéographiquement HAR KT.

7 Malédiction habituelle contre l’auteur présumé de la maladie, « celui qui la vie trancher à fait ».

8 Su-ut-me, impératif Safel de r#n, forme non documentée Jusqu'ici. ET est employé comme conjonction, phénomène assez rare.

10 ÆEnuma amilu est écrit ici, comme à la ligne 1, PAT.

1. L'examen de l'original à pleinement vérifié cette conjecture : il faut lire in et non LUGAL.

2. Malheureusement l'original ne permet pas cette correction : la lecture as est certaine. U-pi-&t &u-nu-ti ana libbi sumri Sahi ta-kam-me, « ces incantations au milieu du corps du pore tu lieras », — ou: @tu enfermeras, » c'est-à-dire (tu traceras exclusivement sur le corps de. l'animal ».

PLANCHE VI, Æ., 143. Recto

à A EN AU AUS PASS POCL DST RE RO Le ES PTE D'ACTE ED LE AE I ON SR ER ka \dan-na-tu A4 ICONE RER ADR EN MR Lo :kt ga EN EE DS ES EME SU DO MAMA OA. OPEN GS NN MER AE à du 'up LLC PONS D RATE ERA CDSUS 2 EE Re UT VEN S LEA ND NON OPERA RER EEE LC TUSDA SN 9 Lt SET ter AU ee RES lib-bi

10 Me-e-es qil-la-ti-ia li-qi un-ni-ni ka-$a

11 Su-kun hi-ra-ti-ia ana sinnisäti damgäti (plur.)

Le ES RER CERN ka a-ta-mar se-rit-lra

13 Ardu pa-liih \i-su u‘" 1iStari-Su ina qgâti-ia limur

14 Jli-ia si-lim "istari-ia nap-si-ri

15 A-na te-nin-ti [ni}41$ qati-1a

16 Suh-hi-ra-ni pa-ni-ku-nu

17 Ag-gu lib-ba-hku-nu li-nu-ha

18 Lip-pa-as-ra ka-bit-ta-ku-nu

19 Sa-li-ma Suk-na-nt

20 [Ana] la ma-se-e uppus-ku-nu lu-us-tam-mar

81 [A]-na nisé (plur.) rapsäti (plur.)

22 Ilu be-li ba-nu-u Su-me-ia 23 [Na]j-su na-pis-ti-ia mu-$ab-$u-u séri-ia

COMMENTAIRE

10 Me-e-es, impératif de ëx, € ne pas tenir compte de », ( pardonner ».

Qil-la-tt et non hab-la-ti, comme lit Delitzsch, AHW, p. 267. Zimmern, ZA, XI, S9, a établi la lecture qil-la-tu par le passage, Rm. 601, Rev. 5, .. ht-it-ta-su qi-il-la-tu-S$u, — 10, ... ar-ni hixti

ASSŸRIENS ET BABŸLONIENS 33

PLANCHE VI, Æ., 143. Recto

air CrCON RE OO RTOR

10 Pardonne mes péchés, répands ta miséricorde ; 11 Place ma femme parmi les femmes pures.

A ... Je vois ton châtiment.

13 Moi, ton serviteur qui craint son dieu et sa déesse, regarde ma main.

14 Mon dieu, sois miséricordieux ; ma déesse, apaise-toi. 15 Vers mes prières, vers l’élévation de mes mains, 16 Tournez votre face.

17 Que votre cœur irrité s’apaise ; 18 Qu'elle se calme, votre colère; 19 Faites-moi miséricorde.

20 Que je célèbre votre œuvre, sans l’oublier Jamais, 81 Parmi les peuples lointains.

22 C'est le dieu mon maître qui a créé mon nom, 23 Il protège mon âme ; il fait être ma postérité.

u giil-la-ti tt Marduk 1-sa-ak-ku-u. — Le mot qiilatu vient de 555, qui ne signifie pas seulement Qêtre petit », «se couvrir de honte », mais aussi « pécher », I Craig, XIV, Reo., L. 8 : ar-ni sa u-qalli-lu, Qulultu, crime, est également un dérivé de 555, v. supra, pl. I, 19. — ZV R, 10, A4: qil-la-tu-u=a ma-da-a-ti ki-ma su-bati Su-hu-ut, « mes nombreux péchés, comme un vêtement, déchire-les ». King,

Babyl. Mag. and Sorc., tablette 2°, 1. 39, à lu aussi qi-la-tu e-ti-iq qilla-ti-ma*. |

passage est très remarquable. C’est la première fois que cette prière apparait dans les textes religieux assvriens. Rien n'indique qu'on doive l'entendre exclusivement dans un sens rituel. Mais on ne pourrait traduire aussi (€ parmi les femmes douces » ou

LA

11 Ce

« bonnes ».

12 Serit-ka, passage obscur à cause du mauvais état du texte. « Ton châtiment » doit s'entendre du chàtiment du dieu, qu'il inflige au pécheur.

13 Le sens de cette phrase que j'ai voulu rendre littéralement, est: Que mon dieu regarde mes mains (suppliantes), à moi qui crains mon dieu et ma déesse.

15 Ni-is. Le texte est en mauvais état ou autographié incorrectement. Le premier signe n’a que des restes de nt, le deuxième est du. Mais le contexte impose la restitution : n1-1$?.

16 Même conception de la colère de Dieu chez les Hébreux. Dieu, irrité, détourne sa face et l’infortune fond sur le pécheur. Ps. 30, 8 : Sh33 ns se manon, (tu as caché ta face, J'ai été rempli de trouble ». Cf. Ps. 69, 18; 90, 13; 85, 7, et le refrain du Ps. 80, 4 : npgs ss um, « fais briller ta face et nous serons sauvés ».

20 Lu-us-tam-mar*. Delitzsch, AW, p. 671, fat de

1. Les deux signes qui suivent géllati et que Craig a rendus par les linéaments de Æa et de ëa ne sont séparés sur l'original que par un très petit espace et me paraissent ne former qu'un signe, le signe £a, CE. On ne peut traduire un-nt-nt :a-sa d'une façon à peu près satisfaisante qu'en donnant une entorse au sens du mot laqu (impér. ligi). Encore la présence de Æa-$a est-elle graïninaticalement -inexplicable. Au contraire, la lecture /igi un-ni-ni-in, & accueille ma supplication », cadre très bien avec le contexte et est conforme au parallélisme,

?. Cette restitution est tout à fait conforme à l'original sur lequel le signe 4 | | est très net.

3. Craig a lu : ana la ma-&e-e KAK-ni-ku-nu lu-uë-tam-mar. Sur l'original, après ni, on voit encore les réstes de déux clous se coupant à angle droit. Ces deux clous devaient faire partie du même signe que CE et comparer le signe |. Il faut donc lire uppus-ku-nu. Le suf-

cette forme l’iftaal de 25. Meissner, Supplem., p.%6, y voit, ce qui paraît plus conforme aux principes de la conjugaison assyrienne, l’iftaal du piel du même verbe : uktassad, ustammar. On peut cependant se demander si ce n’est pas l'iStafel de -2x, voir, connaître. Le verbe 5x, à 1 déficiente, fait à l'istafel ustahhaz, forme tout à fait identique à wsStammar. Le sens serait : « Que Je fasse connaître votre œuvre parmi les peuples lointains, » sens au moins aussi satisfaisant que celui de « vénérer une œuvre ».

23 Cf. I Craig, LXX XIII, 1 : ana ASsur sar kissat Wläni ba-nu-u ram-ni-su.

24 King, Babyl. Mag. and Sorc., pl. XXII, 1. 6, Nabu est qualifié de nasiru napisä, « protecteur de la vie ».

fixe kunu exige manifestement un infinitif à l'état construit, et l'infinitif piel est le seul infinitif d'epesu qui puisse se terminer en us à l'état construit. Cf. la signature de la Chronique babylonienne, B, col. IV, p. 39 : par-su ris-tu-u ki-ma labi-riu be-ru u up-pu-us,

KB, IL, 284.

Maunx, Textes Assyriens-Babyloniens: 3

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