‹ Textes religieux assyriens et babyloniensChapitre 5 sur 75 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

document porte l'empreinte de sceaux, et l’offrande est attestée par une série de témoins énumérés avec la même précision que dans un contrat.

Les trois psaumes de pénitence, S. 789+949, K. 143, et RM. 2, I, 159 (pl. I-V, VI-VII, IX-X), présentent le même caractère que ceux de IV R. ou de Zimmern.

Dans le premier, le suppliant implore Shamash, le Juge incorruptible. Il lui expose sa détresse et le supplie de rompre le charme qui l’a réduit à ce triste état. En même temps, il énumère les incantations qui ont pu causer son infortune, que ce soit une incantation de son père, de sa mère, de son frère, etc.

Le second ne s'adresse pas à un dieu déterminé, mais au dieu et à la déesse du pécheur. Il les à irrités par ses fautes. Il les conjure de s’apaiser et de lui rendre leurs faveurs en tournant vers lui leur face. Ce psaume est, à certains égards, d’un caractère plus élevé que le précédent. On devait le réciter dans des circonstances douloureuses, peut-être pour certaines fautes.

Il en était de même de celui de la pl. IX, qui n’est qu’une confession positive. Le titre est en sumérien : « Au dieu de l’univers, à celui qui Juge la totalité des hommes et du monde, pour le soulagement du cœur et de la tête. » Suivent des litanies, dans lesquelles le pécheur jure par une série de dieux qu'il confessera sa faute.

Les pl. XVI, XVII et une partie de la pl. XVIII, K. 238, recto et verso, contiennent un hymne à une déesse. Malheureusement le texte est en très mauvais état. Il ne reste que quelques lignes de la pl. XVI, et une grande partie de la pl. XVIT est à peu près inintelligible. Les fragments conservés permettent de reconnaître dans ce morceau un hymne à Gula ou Bau, épouse de Ninip*. Dans la première partie, au moins, la déesse était invoquée successivement sous ses différents noms et célébrée dans tous ses attributs :

1. Zimmern, Babylonische Busspsalmen, Leipzig, 1885. 2. Cf. Commentaire, pl. XVI, 10 et 14.

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