INTRODUCTION V
«€ O Nin-din-dig-ga, qui donnes le repos à tous les hommes, qui rends la vie aux morts; ôÔ Nin-kar-ra-ag, souveraine du lien et de l’incantation, etc. » |
L'hymne de la pl. XXI est tout aussi mal conservé. Il s'adressait aussi à une déesse, à la « Majesté d'Ishtar », $a-qu-ut “u J$tar, c'est-à-dire, fort probablement, à la grande Ishtar. Le mauvais état de conservation de ce document est d'autant plus regrettable que, par la division bien marquée de ses hémistiches, 1l aurait fourni un sujet d’étude très intéressant au point de vue de la métrique.
Ces deux pièces sont les seuls hymnes proprement dits du recueil. La pl. XII, K. 48, recto, ne contient que l’indication d’hymnes ou de chants, rthksé, qu'il fallait réciter en l’honneur de divers dieux dans telle ou telle direction, à l’est, à l’ouest, etc. La pl. XIV, K. 255, est un répertoire un peu plus développé d’hymnes à Ninip. Encore ce répertoire ne donne-t-il que les premiers mots de chaque hymne : « Incantation de Ninip, le plus vaillant des dieux : c'est moi qui suis le chéri de Bel, etc. »
Les autres textes, pl. V, 2° partie, VIIT, XI, XVIITet XIX, sont ou des incantations proprement dites, ou des prescriptions rituelles, toutes d’une interprétation plus ou moins difficile, et, au moins une, celle qui concerne le sacrifice du pore, pl. V, * partie, d’une grande importance pour l'étude de la religion assyrienne.
Cette division; Je dois le reconnaitre, est loin d’être rigoureuse. Je l’ai donnée uniquement pour faciliter l'étude de ces textes et pour permettre d'en prendre rapidement une vue d'ensemble. Dans quelques-unes de leurs parties, les dédicaces sont de véritables hymnes aux divinités auxquelles elles s'adressent. Tels sont le début de la pl. I, 1-10, où sont célébrées les grandeurs de Nin-Gal, et les neuf premiers versets de la pl. XII sur les attributs d'En-me-shar-ra. De plus, le premier coup d’œil jeté sur la littérature religieuse des Babyloniens révèle la place dominante qu'y occupe l’incantation, Siptu. C’est par les incantations que les Chaldéens conjuraient les démons et les sorts, qu'ils appelaient les béné-