‹ Textes religieux assyriens et babyloniensChapitre 54 sur 75 · PLANCHE XVI · texte numérisé non relu

PLANCHE XVI

PLANCHE XVI, Æ. 232, Recto

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DRE MS kakkab li-la-at mus-Si-pat it u ameli

NIN-DIN-DIG-GA be-el-tu mu-$ap-Si-hat gi-nuir nisé mu-bal-lit-ta-at "mit |

* NIN-KAR-RA-AG be-lit rik-si up-Sa-$e-e e-pi-sat nik-ka-st a-ri-e |

La-ba-at uz-3a-at u mu-ma- -1r-rat

KUR-RIB-BA ka-$i-da-at ig-su-ti mu-nak-ki-rat u3-20-0-t1

ME-ME ba-rnit âmi naduri' ‘"ME-ME damiqtu Sa-pi-kat irsi-lim $a-ma-mi

DAGAL-SU-HAL-BI ta-mu ri-mi-ni-tum mu-8ap- St-hat zu-um-ri

‘“sédu damqu ba-nit. kak-ki na-di-na-at ‘* sédi dum-qt

‘“ lamassu damqu Sa-pi-kat irsi-tim mu-sat-li-mat ‘“ lamassi dum-gi

tu MAH * si-rat ilâni (DIUL Le TRUE ESS ASsur NON RAA RS Eee US EEE ut NIN-TU 4 MURISA-KIN-NA]....../. mu-Sak-li-mat ta-lit-ti

PLANCHE XVI, Æ. 232. Recto

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APR RES LE PAR PT ARR tu aimes le dieu Ud-gal-lu

1 1 ROMANS son séjour est dans les parties inférieures. et dans les cieux (?).....

ae étoile du soir, tu enchantes les dieux et les hommes.

13 Déesse Nin-din-dig-ga, Ô souveraine qui donnes le repos à tous les hommes, qui rends la vie aux morts.

14 Déesse Nin-kar-ra-ag, souveraine du charme et de l’in-

__ cantation, qui fais le négoce et les œuvres d'art;

15 La courroucée, la puissante, l’impérieuse ;

16 Déesse Kur-r1b-ba, tu triomphes des méchants, tu apaises les colères ;

17 Déesse Me-me, tu éclaires le jour enténébré; glorieuse déesse Me-me, tu fondes la terre et les cieux ;

18 Déesse Dagal-shu-hal-bi, ta parole miséricordieuse apaise

le corps ; |

19 Bon shêdu, tu fais briller l’arme, tu donnes un bon shédu ;

20 Bon lamassu, tu fondes la terre, tu accordes un bon lamassu.

21 Déesse Mah la plus élevée des dieux ....... ENCRES d’Assur ;

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23 Déesse Mur-tsa-kin-na ..... qui fais voir le Jour aux

nouveau-nés.

PLANCHE XVI, Æ. 232. Recto (suite)

DA Be LR ANSE EN ERA RE RE ER N da-ad-me 05 Au SEEN Re PRE A CR re ma-ha-zi DD 74. ARE [u]-nam-ma-ru i-sar-ru-ru mé (plur.) ts-bt 27 is DEN PL LEE FACE AR SEE EEE i-nû- DB 2 RNA NA TE TR SR TE RE e-lis u Sap-lis 20 SIA MR EN AT ENT ET RE VERS EMRE ha-ri$ $a ti-it-ma 20) Eat RE e APRES SE ERP NET dan da-ad-me SLR MEN AE RARE RTE ut UD-GAL-LU JO MTÉETUE LE SR AR D Des LD EL PER ru $Q 21 3U DD AA LTD ERP S DRE ARE NTIC AR RES tu Sa ha-am-mat (?) DA AN LS OT STE Ne RSR ET RER sa DUL-AZAG DD Elan DCE LT OR CES MS SR OA RAS a-$i-bat ru-ba-a-ti AD LR INA NIET SENS Dai : ‘RATE TEGENEESS SE AS SPAS RENE A I PTE À ta mas da ra na kur gt..... 38 1. JE PDT EM COUR Me AP Cou ST-MIOI-SU LENS SN RARE PRE Mn 2e an DRE Pt CPE TE ne à Ni IDUL: EN ERERMES AO SAT M Pr RTE RO) RTE CP LAN Eu Lim da COMMENTAIRE

10 ""UD-GAL-LU est sans doute ici Ninip, dont j'ai rappelé plus haut l'identification avec Shamash orageux, car tout cet hymne est adressé à son épouse Gula. Les qualificatifs qui sont décernés, 1. 13, à la déesse, objet de l'hymne, sont en effet absolument les mêmes que ceux de Gula dans 2 V R 19, rev. 7-9, et le nom de DA GAL-SU-HA L-BI est rendu dans le même passage par "Gula.

7 DINGIR DAGAL-SU-HAL-BI SU-GUSUR-

RA EL-bi hi-im-ma-an-> I} Qi Te

PLANCHE XVI, Æ. 232. Recto (suite)

D UV TAINEN SLA PEARL des habitations PS LE re EM AR A VER mA des villes RDS LU CE elle fait resplendir, elle brille, d’eau elle DD (?) HE OP MERE RS RE tes De RE NN AE ER AA TPS MAN RE CN UN PA ee RL Re PSE De ot en haut et en bas. CE KR RSR ART M RER PORN SE ETAPE T d'argile CIE IRAN RARE Sr EEE LA PR PRO A ARR les habitations Re ER MAT De MON enr le dieu Ud-gal-lu NN Re RE Lt) PALO NE ARR En LA es pe union abri ci taire ce Re A A NN Lane be Ge (nt ut nt PR TR ME FREE tu habites les (lieux) magnifiques NN RP RE MR VAE AR ch Pr PL rl ne SR PS AE dr En tt A a Ne ann à Ho rl A A Lt SP ne a LL ln D TU me eur med Ne

8 be-el-tu mu-bal-li-ta-at mi-i-ti ‘"“Gu-la

9 ina me-Sid qati-Sa elliti li-Sap-sih-su

Nabuchodonosor, inseription n° 4, Xetlinsch. Bibl., t. III, &° part., p. 48, raconte qu’il à élevé trois temples à Gula dans Borsippa: £-ti-la, E-qu-la, E-si-ba-ti-la.

12 Mullilat. La vraie lecture est mullilat, « celle qui purifie, etc. », de la racine elélu. Si Kakkab lilât était une bonne lecture, l'étoile du soir, qui est déjà Ishtar, se trouverait identifiée avec Gula.

Mais dans la cosmologie et par suite dans la religion babylonienne, plusieurs astres pouvaient être attri-

Marin, Teætes Assyriens-Babyloniens. 7

bués au même dieu ou identifiés avec lui. Ainsi Ishtar elle-même, V À 9, 9-10, est identifiée à l'étoile de l'arc (Sirius, d’après Jensen) : arah kakkabt qasu ma-rat "Sin qa-rid-tu.

13 “NIN-DIN-DIG-GA. L'idéogramme est traduit dans

la 2 partie de la ligne : NIN — béltu; DIN — muballität; DIG-GA — mitu.

14 NIN-KAR-RA-AG, titre de Gula, « la déesse qui

conserve l'esprit », c’est-à-dire la vie. XAR-RA — eteru, conserver; ÀAG=— hasisu, & esprit », (entendement ». La déesse Gula était la déesse de la médecine, la grande guérisseuse. 7 V À 21 ü1s, I[C'), col. IF, rev. 4 : 4 Gu-la a-zu gal; cf. Surpu, IV, 86.

A-ri-e, accusatif de ar'u. Il est ici en parallélisme avec nik-ka-si, (négoce », comme riksi et upsagé ; les deux membres du v. correspondent rigoureusement :

belit riksi upsasé episat nikkast arte

Peut-être l’auteur a-t-il voulu opposer les œuvres de négoce aux œuvres d'art, à moins que rtkkasu et aru n'aient une signification à peu près identique. Delitzsch, AW, p. 131, sans donner le sens du mot aru, l'avait signalé comme synonyme de Æululu, « sculpture », (œuvre d'art sur pierre ».

15 La-ba-at pour labbat, de 355, rugir. Une épithète de ce

genre est donnée à Marduk, 7 VR, 21 bts, I(C'), col. IT, rev. 3: ‘“Marduk Sal-ba-bu, « le rugissant », également de 555.

16 ‘“KUR-RIB-BA, « la montagne élevée ». RIB-BA

= suluqu.

17 Voir note 1.

1. Craig a lu bu-ntt , >. ce qui ne donne aucun sens acceptable. > ( >— À

Soupçonnant une faute, j'ai cru qu'il fallait lire {T ED ; voilà pourquoi j'ai traduit &mi na’duri, car UT = ümu et KAN = naduru, ef. Brünnow, n° 7856. Mais le texte porte EE au lieu de 7 ou de XAN. I faut donc lire ba-nit par-si, «tu fais les lois ». |

18 Tamu riminitum'. Cette locution est peu correcte; il faudrait le féminin tamat, « elle parle, pleine de miséricorde ». — Même difficulté du côté de rimini- (um, Si on suppose que tamu est l’infinitif pris substantivement, € son parler », (sa parole » : il faudrait ruminà. La forme même réminitum est une irrégularité pour r'émnitum. — Peut-être encore réminitum pour rimnitum est-il l’abstrait, formé du féminin singulier de l'adjectif. Il y a beaucoup d'exemples de ce genre. Îl faudrait traduire « sa parole est miséricorde », ou « elle parle miséricorde ».

20 Sapikat irsitim. Le signe im est douteux. Si la lecture

ürsitim est bonne, peut-être cette épithète renfermet-elle une allusion au sens primitif de $apaku trsitim. Les Assyriens, avant de bâtir, commencaient par faire un plan uni en versant beaucoup de terre sur le lieu qui devait servir de base à l'édifice. Par conséquent, Gula serait dite Sapikat trsiiim, comme déesse des fondations. Je donne cette épithète sous réserves ; Cf. Jensen, Xosm., p. 41.

Sapikat irsitim peut signifier aussi «celle qui secoue la terre », dans sa puissance ou dans sa fureur. Mais ce sens ne s’harmoniserait guère avéc celui du contexte, où ne sont énumérés que des attributs de miséricorde.

23 Gula était donc la déesse qui présidait aux accouchements, probablement comme « grand médecin ».

Ishtar était, elle aussi, la déesse des accouchements. Cf. un psaume pénitentiel adressé à wmmu IStartlimirteunecne PSI 410, p: 23 rbanat: kalami musteserat gimir nabnitum.

33 Tu-$a-ham-mat, prés. du $afael de van, brûler, briller.

1. Après ri-mi-nt, Craig a lu le signe EXT (voy. Brünnow, n° 3344), sous lequel il a mis un point d'interrogation. Cependant, sur l'original, il y à, très bien fait, le signe = 1É tum. La lecture ri-mi-ni-lum est donc la seule lecture exacte. |

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