Paul , Sur Sabinus , liv
En effet, l'action n'est éteinte pour la femme qu'autant que le mariage a suivi ; car s'il n'a pas eu lieu, le débiteur reste obligé envers la femme.
Les compilateurs interrompent ici le texte d'Ulpien pour ajouter au dernier membre de sa distinction un développement emprunté a Paul : l'acceptilation faite par le futur mari ne fait perdre son action à la femme qu autant que le mariage a lieu ensuite. En effet, la stipulation faite par le futur mari pour cause de dot est affectée de la condition expresse ou tacite, si le mariage a lieu. Si cette condition vient à défaillir, le promettant ne sera point obligé envers le stipulant, il n'y aura pas eu de nouvelle obligation qui pût prendre la place de l'ancienne obligation et l'éteindre par novation. Le débiteur sera donc resté obligé envers la femme, sa primitive créancière. L'acceptilation n'aura produit aucun effet, puisqu'elle portait sur une obligation conditionnelle qui n'est pas arrivée à l'existence faute d'accomplissement delà condition.