Javolenus, libro VI ex Po$- 80. Javolenus, OEuvres pos
terioribus 1 abeonis. (urnes de Labéon, liv. VI.
Si débiter mulieris dotem Si le débiteur d'une femme a
sponso promiserit, posse mulie- promis une dot au fiancé, la
rem ante nuptias a debitore eam femme peut, avant le mariage,
pecuniam petere, neque eo no- demander cet argent au débiteur,
mine postea debitorem viro obli- et le débiteur ne sera plus obligé
gatum futurum, ait Labeo. Fal- à ce sujet pnvers le mari, dit La-
sum est, quia ea promissio in béon. Cela est faux, parce que
pendenti esset , donec obligatio cette promesse est en suspens,
in ea causa est. tant que Fobligation est en cet
état.
De ce que la délégation que la femme fait de son débiteur, à l'effet de se constituer une dot, est confirmée seulement par le mariage qui a lieu ensuite, Labéon concluait que le débiteur pouvait en attendant être poursuivi par la femme qui demeurait encore sa créancière, et qu'alors il ne deviendrait plus le débiteur du mari quand le mariage s'accomplirait.
Javolenus critique cette décision, et observe que tout est en suspens, en attendant le mariage, et que, si le débiteur n'est obligé envers le futur mari que sous la condition si nuptiœ
(l) Voy. ci-dessus, p. 147-151.
secutœ sint , il n'est plus obligé envers la femme que sous la condition contraire si nuptiœ secutœ non sint. Il faudrait qu'on renonçât formellement au mariage projeté, nuntio remisso, pour rendre à l'obligation première toute son efficacité.