POLITIQUE CHRÉTIENNE
(Diassiâ^iiMOsiâ îpiaia)îmii®iiaa33c
La vraie politique ne peut être mieux connue qu'au moyen des lumières de la religion chrétienne et de ses saints codes.
Qui a nié cette vérité.
I. Si la philosophie a pris sur elle d'étendre son empire sur toutes les parties dés connaissances humaines, et a prétendu déclarer sa parfaite suffisance pour les traiter complètement, elle s'est montrée spécialement jalouse de la politique qui, étant la partie la plus importante et la plus relevée parmi toutes les autres, excitait vivement l'amour-propre des philosophes à se glorifier d'en êti e tout à la fois les maîtres et les exécuteurs. En effet Platon déclara que les peuples seraient heureux quand les philosophes gouverneraient ou que les princes seraient philosophes *. En outre une immense quantité de politiques qui donnèrent pour but à leurs ouvrages l'instruction des gouvernements, pour avancer la félicité des nations, sont, par les simples lumières de la raison, parvenus à celles de la science dont ils traitaient, et ils ont cherché à faire considérer l'heureux succès de l'administration politique comme un résultat de philosophie. Voilà pourquoi l'un d'eux assurait franchement que, pour acquérir les con-
' Voyez Ciceron. Ad Qulnturu frndcni. L. L E[>ist. 1. n" 23.
naissances profondes sans lesquelles la politique n'est qu'une charlatanerie également pernicieuse à celui qui s'en sert et à ceux qu'il se propose ou quil est chargé de gouverner, il faut consulter la raisoii et îie consulter cruelle *. Machiavel , en exijjeant des princes la simple apparence des vertus, et principalement de la religion, ne croyait certainement pas nécessaire que, pour bien gouverner ses états, ce prince s'attachât aux doctrines de notre divine religion, parce que cela n'est point praticable pour celui qui n'est pas intimement persuadé de sa vérité, et qiii n'a pas la religion même gravée dans le cœur. Enfin les athées, les déistes et les naturalistes ont souvent formé des plans de politique sans aucune assistance de la religion, spécialement de la religion révélée^. C'est pourquoi, pour réfuter ces erreurs et rendre l'étude de la Bible plus agréable à ceux qui sont chargés de régler le destin des peuples, nous démontrerons le théorème que nous nous sommes proposé, savoir que \^ vraie politique ne peut être mieux connue qu'au moyen des lumières de la religion chrétienne et de ses saints codes.
Il ne convenait pas que Bieu^ en enseignant la morale chrétienne y omît la politique.
II. Bien que la philosophie soit parvenue à connaître les vérités de la morale, et à en former un système scientifique, cependant elle n'y est parvenue qu'après de longues études, et au travers d'une foule d'incertitudes, en tombant dans diverses erreurs, et en restreignant à un petit nombre de peryonnes les avantages de ses notions; de manière que Dieu, pour rendre les mêmes vérités plus faciles, plus certaines, plus affranchies d'erreurs, et communes même au vulgaire Ignorant, en a fait une matière de sa révélation ^ Que si la philosophie d'aujourd'hui considère toute la morale chrétienne comme un fruit de ses propres sueurs, elle se montre iiigraîe envers la révélation sa bienfaitrice*, elle fait comme
' Eiicyclop. méthodlqiie. Econom. politique. Art. politique.
- Hobbes, De Cive. C. V. et suiv. et Leviathem. C. XVll et suiv. Spinosa, iVactatus politicus, G. 1. et suiv. Rousseau, Contrat social, L. 111. C.8. Les deux premiers écrivains, en établissant des principes destinés à ruiner toute reHgion quelconque, ne laissent pas que d'aliéguer avec un feint respect plusieurs passages des saintes Ecritures.
"^ S. Thomas, Summ. tîieol. p.I, quœst. 1, art. 1.
' Yalsccchi. Fondamehti délia relijnone. L. Il C. 1,
ce voyageur qui allribue exclusivement à sa vigueur la rapidité de sa route, sans faire attention aux peines que se sont déjà données pour lui celui qui a applanile chemin et qui a fait les ponts, celui qui l'a préservé des voleurs, celsii qui lui a fourni les chevaux, et celui qui lui a indiqué le sentier *. Donc si la politique est la partie la ])lus sublime delà morale, et si Ton en met à profit la doctrine pour le bien-être des peuples, comment reconnaîtrons-nous qu'elle est indépendante de la religion révélée et qu'elle peut se passer de ses hautes lumières ? et comment au moins ne dirons-nous pas qu'en disposant les doctrines du christianisme d'après ses saints codes , on peut encore y trouver la science de diriger les nations vers la félicité publique ?Sila religion chrétienne est la religion de l'homme et de la raison, c'est par cela seul qu'elle est digne de l'homme, et dictée par Dieu pour la faire connaître par la voie de la raison ^ A coup sûr, quiconque ne profite pas de ses instructions, ne pourra gouverner les hommes et ne saura perfectionner sa propre raison, pour en bien connaître la science.
Malheur des politiques qui w ont pas tenu compte de la révélation.
III. En outre, sans ce que la religion nous enseigne, on conçoit mal la fin de l'homme ^ et de la société. Elle jette , nous le dirons, le fondement des règles que l'homme doit suivre pour avancer sa propre félicité; de manière que la plus belle institution d'économie est précisément celle que l'on peut tirer des sources de la Bible *. Or, si la félicité publique qui est l'objet de la politique, résulte de l'expaosion de la félicité privée % on comprendra facilement qu'en méditant les vérités contenues dans ce livre des livrés, on apprendra néanmoins cette autre science, on pourra aussi facilement surmonter la plus grande difficulté du gouverne -
' Locke, le Christianisme raisonnable. Cliap. XIV.
- Grotius, de Yerit. rel.clirist. L. 11. C. 11 ad 16. Abbadie. Traite- de la vérité de la rel. p. 11. p. IV. Ch. 5.
^ V. S. Thoni. Surarn. theol., p. I, q. 12 et 1 , qusest. I. Art. L 7 ci cf. 3. art. l.
* Menochii Hieroeconomica.^ seu institutiones œconomicae. ex sncris'litteris depronnptae. Lugd. 1628.
' Aristotel. politic. L. ï. C. L
Vient qui consiste précisévient à concilier les moyens humains avec la loi divine '. Au contraire , quiconque n'a pas sous les yeux les enseijjnements de l'Evangile, a coutume de réduire la politique à un mystère d'iniquité^ , à Fart de tromper les hommes plutôt que de les gouverner^ ; il la fait (•onsister à '^efforcer de se rendre semblable aux animaux, à se procurer le plus grand pouvoir, les plus grands honneurs, les plus grands plaisirs que Von puisse obtenir; et il a l'imprudence d'assurer, que le plus sublime de cette science est de se comporter comme le lion d'Esope dans le partage de la proie '*.
Les premiers éléments de la politique se trouvent dans la Bible,
TV. Si le christianisme seul révèle la cause de la corruption qui infecte le cœur de l'homme , en montre les progrès , en propose les remèdes ^^ et si ce sont là les premiers lemmes pour résoudre le grand problème de rendre un état tranquille, florissant et durable, qui ne sent la nécessité d'adopter ses doctrines à un tel avantage? Si la Bible explique d'une manière irréfragable et la prospérité de l'empire ® et les persécutions du juste' et la cause des calamités publiques ^, et les moyens de les écarter ^, comment peut-on nier que ce ne soit de là que doive prendre un élan quiconque veut courir la carrière d'une saine politique ? et si l'histoire est un flambeau indispensable à celui qui gouverne ou qui prescrit des règles pour bien gouverner'", quelle histoire pourra venir plus à propos que celle de la Bible ? Celle-ci fut dictée par Dieu pour instruire, pour enseigner, pour
' Marquez Guheni, sive Moysls prolog. — ^ Menochii Hieropolltica. l'art. 1. Cap. 1. Lugd. 1625. — ^ Patin, lettr. DIII, p. 479. — '' Voltaire. Dictionnaire, art. politique.
'" S. Augustin. L. IV contra Julian. C. 12. Pascal, pensées III. Sentiments (le Mr.. . sur la critique des pensées de Pascal, par M. de Voltaire. Lettres llamandes. Lettr. X et XL
^ Psalm. LXXIL 5 et seqq. Hierem. XII et seqq. — " Tobiae XII. 13. Joan. XV. 12, apocalyps. III. 19. — » Proverb. XIV. 34. — '' Isaiœ. I, 16 et seqq.
"^ Kircher. Principis christiani archetypon politicum. L. L C. 3, p. 5. Amstel. 1672. Scribani polit, christianns. Cap. XXV, p. 650 et seqq. Lugd. 1625. Serafino dalle Grottaglie lettere, et aforismi scritturali e politici. p. 143 et seqq. Cosenza, 1680. Bossuet, epist. ad Innocent. XI, de institutione Delphine. pr.Tmisspp politicse. p. 13. Paris. 1714.
avertir les enfants des hommes *, et elle nous montre l'homme tout clans sa primitive origine, et lorsqu'il était moins déguisé par la civilisation , que lorsqu'enfin il offrit à la postérité les plus graves et les plus importants changements. Quant à moi, j'ai plusieurs fois observé que les philosophes païens en composant des traités de politique n'avaient pas su se dispenser de puiser plusieurs théories dans leur mythologie, tout étrange qu'elle fût ^. D'après cela, je ne pourrais excuser un politique chrétien qui, possédant une religion très-véritable, ne croirait pas au moins, devoir honorer ses écrits et fortifier ses conceptions, en leur donnant pour base les dogmes augustes et les préceptes dont celle religion est l'organe.
On peut tirer de la Bible un système complet de politique.
V. On peut dire encore que Dieu écrivant pour rendre l'homme heureux ^ et connaissant bien quelle part un excellent gouvernement pouvait prendre en pareille affaire , il ne convenait pas qu'il eût négligé l'art de bien gouverner '\ C'est pourquoi, pour appliquer exactement l'exemple aux préceptes, il a voulu choisir un peuple qui fut le peuple Hébreu , et lui donner un gouvernement théocratique bien circonstancié^, afin que nous puissions y puiser sur la cour et de la vraie police^, et de la saine jurisprudence^, et de la manière de conduire le commerce^, et des droits de la guerre ^ et de toute autre branche de la politique. Voilà pourquoi certains auteurs accrédités ont développé les ouvrages de celte science, sans se départir de ce qu'en enseignaient les saintes Ecritures, afin qu'on en tirât la conséquence qu'on
' II. ad Timotheum, III, 16. — ^ Aristotel, polit. 11b. VII. Cap 8 et Platon. «le republ. lib. H. Cap. 8. — ^ Ad Roman. XY. 4. — * Menochii Hicropolitica. C. I, p. 2 et seqq. Lugdnni 1025.
^ Spencerus de Theocrat. judaic. apiid Ugol. ï. XXIV, p. I et seqq. Blechsmld de Theocratia in populo sancto instituta, ibid. p. 59 et seqq. CoodM'in, de Theocrat. israelit. ib. p. 93.
^' Lyclius Sjntagma de re mil. hebr. apiid UgoHn.Toni. XII, p. 135 et seqq. Danzius, de fllilit. bcbrœor, ibid. p. 345 et seqq.
" Iluet de naviguât. Salom. apud Ugolin. T. VU, p. 274, idem bist. du commerce, p. 6 et seqq,
^ Frizïl Dissertationi III. di polizia médita su) pentateuco. Pavia 1786.
^ Zeppeius Willelmus legum mosaicarum forensium explicatio. Hcrborn.ie, 1614. Zepperus Pbilii)pus. I.effum civil, mosaic. comp. cum Roman. Hall». 1632.
lA PREMIÈRE PARTIE.
peut ajuste tiLe con.sidérer un pareil livre comme le meilleur code d'un bon ^gouvernement '. D'autres ont employé les paroles mêmes du texte sacré pour indiquer aux souverains certaines rèjjles d'après lescjuclles leurs peuples doivent être gouvernés, afin que cliacun convînt que la politique ainsi exposée était propremeîilla parole de Dieu, et que les princes la respectassent d'autant plus qu'ils voyaient plus clairement qu'elle était dictée par le monarque de tous les monarques ^. D'autres ont tracé d'aî)rès l'histoire de la Bible les vrais modèles des souverains vertueux ^^ et ont d'un autre côté décrit les désastres que les mauvais rois avaient appelés sur la tête de leurs sujets", et si l'on doit louer ceux qui ont recueilli dans les auteurs profanes des aphorismes politiques qui pussent servir à orner l'esprit de ceux qui gouvernent "', à coup sûr on doit plus de considération encore à ceux qui, pour le même objet, ont recueilli les sentences de l'Esprit-Saint, parce queîa sagesse etl'autoriléd'un si grand maiire étant infiniment siqjérieures, celui qui viendra en écoiUer les leçons avec un esprit bien disposé en pourra recueillir indubitablement de plus grands fruits ^ ,
' Menochli îlierepol. Lngduni l625. Carilli prinoeps evangelicus. Me- (iiolani 1621. — Wertoni Theatrum vitae civilis ac sacrse. Brugis FlandroiMim 1626. — De ïundis, rivulus sapicntisc. Neapoli 1681. — Bihadeoegra principe christiano. Madrid, 1595. — StM-ibani politiciis christiatnis Li^gduni, 1625. — Qiievedo politica di Dio. Trad. ital Venezia, 1719. — Daiiliaverus, politica t)iblica apiid Ugolin. ï. XXÎV, p. 206. Coriiigins. polifica hebraeorum,ibid. 287. Voyez notre cathéchisine médical, p. L, c. 4.
- Bossuet, politique tirée des propres paroles de l'Ecriture, Paris, 1714.
■^ Beliarmini de oflicio priucipis christiani. L. IL p. 148 et seqq. Roma\
^ Bozli ruinœ gentium ac regnorum ex impictate. Romae, 1596.
'' Aphorisml politic. ex variis Scriptor. pcr Lanabertum Danœum coUecii acexemplisilliistratiper Everardum Broucborst, Lugd. Bat. 1623. — Cbokier de Surlet, Thésaurus politicorum aphorismorurn. Colonise, 1641. Gard. Aldobrandini apoplithegmata de peri'ecto principe. Ticini, 1600. Zuccaro (îoncetti politici moraii e cristiani. Bolognaî, 1628. — De Albornoz Cartilla christiana, y politica. Madrid, 1666. — Richtu, exiomata Gorliliccii, 1604. — \ annozzi avvertimenti politici moraii e Christian. Bologna, 1619. — Nodoerii princeps probus. Neapoli, 1678. — De Tundis rivulus saplentia? enianatus ad reges et principes. Neapoli, 1681.
•^ Senoveri ricordi scrittnraii-politici. Rimini, 1606. — Bovadilla sentenze piu notabiii délia politica. Lecce, 1651.
PREMIER THEOREME. 15
L'étude de la Bible rend véritablement le prince sage et prudent.
VI. D'après cela je désirerais qu'ini prince chrétienne négligeât pomt réîude des livres sacrés, alors qu'il cherche à se munir pleinement des connaissances nécessaires à l'emploi auquel Dieu l'a destiné. Il est bien vrai que Cléon, sons Thucydide, disait que des hommes pleins de génie et de science n'étaient pas souvent heureux dans l'administration des grandes affaires, tant parce que la plupart du temps, méprisant la sagesse de leurs ancêtres, ils prétendent être plus savants que les lois, que parce qu'ils se font gloire de triompher dans les disputes, même en soutenant les plus absurdes paradoxes \ Mais en vérité, on ne doit attribuer ces désordres qu'à l'abus du génie et delà science, puisque l'abus suffit seul pour tirer du bien même le plus grand mal. Mais il n'en est pas moins vrai que les anciens ont appelé la sagesse l'œil de l'âme ^; et les Egyptiens , pour exprimer avec précision combien elle était nécessaire au prince , peignirent le sceptre avec des yeux ^, puisque le savoir Je plus étendu est nécessaire à l'homme placé dans ce grade éminent , d'oit sa vue devient plus perçante *^ il ne convient à personne plus qu'à 2in prince d'avoir des connaissances plus étendues et plus exactes, attejidu qu'elles peuvent être utiles à tous \ D'un autre côté, la prudence la plus parfaite est toutefois indispensable tant en paix qu'en guerre ^', on peut même dire qu'elle est la propre et unique vertu '' sans laquelle il n'en peut exister d'autres * et même toutes les autres sont en défaut ^ Or de qui peut-on mieux apprendre que de l'Esprit-Saint tout à la fois la sagesse et la prudence ? Les politiques, inventeurs de fables ^ de fourberies et d'astuces , cherchent une prudence terrestre, mais ils ne connaissent par les voies de la sagesse, dit le prophète '". Et
' ïliucydid. Hist. L. III, Orat. Cleonis. — ^ Porpliyr. L. de occasione ad intellig. — ^ Voyez Serafino dalle Grottajjlie lettere scritturali. p. 17. Cosenza, 1680. — '• Sophocl. apud Stob. Serm, XXVIII.
' Vegetius, art. milit. proîojj. neque quemquam majris decct ineliora scirc vel plura, quam principerrij ciijus doctrina omnibus potcst prodesse siibjectis.
^ Aurai. Victor. Epitom. in vit. Trajan, p. 201. Paris. 1681.
' Aristot. polit. L. m, cap. 3. — ** Idem Etic. L. II, c. 7. — ^ S. Basil, dr Tonstit. monast. C. XV. — '« Baruch. III. 23.
s'ils ont établi quelques lois justes, ils les ont prises dans la loi divine , coînme étant celle dont la forme est la plus ancienne \ Très-certainement on ne peut trouver de meilleures leçons de prudence que chez celui qui la chercha en Dieu, et l'obtînt non-seulement pour jjouverner son peuple, mais encore pour être le précepteur de tous les souverains *.
Elle forme même son cœur à toutes les vertus les plus utiles.
VU. Il faut remarquer ici que l'étude d'un gouvernant doit être non-seulement dirigée vers le but d'instruire son esprit d'utiles vérités, mais encore de former son cœur dans le goût des vertus morales. Un mauvais prince est véritablement la ruine de sa notion * ; et s'il n'a point de vertus solides et éclairées, il ne sera capable ni de chercher ni de procurer le bien public. Croirions-nous maintenant que ces belles dispositions du cœur s'acquièrent par la lecture des écrivains politiques? et ceux-ci ne sont-ils pas ordinairement remplis de maximes aussi impies que fausses qui occasionnèrent en grande partie la perturbation de presque toute l'Europe ^.i^ Ne prendra-t-on point par hasard un plus sage parti, en étudiant bien ce livre qui en éclairant l'intelligence n'en porte pas moins la volonté au bien ^, et obtient la bénédiction de Dieu, pour l'heureux succès des soins qui aboutissent au bien-être de la société ^ ? Menochius a donc démontré avec raison combien était excellente la politique recueillie par l'auteur de ses doctrines, qui est Dieu, au moyen de l'extension des Ecritures qui suffisent pour en compléter le traité, et à raison de leur fin qui est la félicité des peuples, et pour la manière d'écrire qui tend à exciter l'horreur du vice et l'amour de la vertu \
Paroles de la Bible qui viennent à V appui du théorème.