‹ ThaïsChapitre 6 sur 14 · CROBYLE · texte numérisé non relu

CROBYLE

Sa barbe est un peu nidel

MYRTALl.

— Ser jeux sont pleins de feu 1

bien! —

CROBYLS.

Ce bandeau lui sied

MTRTÂLE et CROBYLB.

Cher Satrape, Toici tes bracelets I

MTRTàLB.

Tes bagues I —

CROBYLS.

Donne tes bras 1

HYRTALB.

Tes doigts !

MTRTALE et CROBYLB, 4 p»rt.

Il est jeune, il est beau .

Ses yeux sont pleins de feu ! —

MYRTALE, condcaant la. totlaxs.

La robe, maintenant I

CROBTLE, avec câlinerie.

Quitte ce noir cîlîceî

ATHANAEL, se lenat comme p<rar leur échappK.

Ail 1 femmes, pour cela, jamais î —

CROBTLE et MTRTALE, d'abord effaroacbées par le bnsqae refoa

d'Âthanaël, reviennent doacement atiprès de lai.

Soit ! (Lui passant nne robe brodée par-deesns sa taniqne.) CâCuë

tes rigueurs sous cette robe souple 1 —

NICIAS à ÂTHÀNÂEL.

Ne t'offense pas de leur raillerie, — ne baisse pas devant elles les yeux ! — admire-les plutôt !

ATHâNAEL, ilni^ème.

Viens, esprit de lumière I — arme mon cœur pour le combat ! — contre les charmes du démon ! —

CROBYLE et MYRTALE, i part.

Il est beau comme un jeune dieu I — Si Phœbé le ren* contrait, — sa divinité farouche — s'humaniserait I —

Continuant }a toilette.

MYRTALE, i Athanaël.

Laisse-nous te chausser de ces sandales d'ori —

CROBYLE, de même.

Laisse-nous te verser ce parfum sur les joues * —

CROBYLE et MYRTALE, à part.

Il est beau comme un jeune dieu ! —

Grandes acclamations lointaines et prolongées.

4b bmK des acclamatioas, Micias est remonté vers la terrasse, il a itgudé à%

côté de là ville.

c^ 1IICIA8) rcTCQiBt yen Atlianaël, es aouiûaL

Garde-toi bien ! Voici ta terrible ennemie ! —

Dts grotip«s d'histrions et de cocédieimes xatiès à des philosophes AXOit d* Kici&s paraissent stir la terrai^c, précédact de peu d'instants li venue de Thaïs.

HISTRIONS, COMEDIENNES, PHILOSOPHES entonne! Thaïs et s'inclinani devant elle.

Thaïs ! sœur des Karites ! — Rose d'Alexandrie ! — Belle silencieuse ! — Thaïs I tant désirée 1 — Thaïs '. Thaïs ! Thaïs ! —

If I C I A s j accneillant ses hôtes et leur désignant la salle do banque: dont les eaclayes sonlëvent les tentores.

Thaïs 1 Chère Thaïs ! — Hermodore î Aristobule '. — Callicrateî Dorion! — mes hôtes! mes amis! les dieux soient avec vous ! —

Tons se rendent dans la salle don: les tentures se referment. Thaïs a été setenne doucement par Kirlas au moment où elle se disp-csoit à suivre ses aaûs dans la salle du banquet. Nicias tombe assis ; Thaïs est près de lui ; celle-ci reste debout et répond avec un sourire amèrement ironique au regard deKicias qui la contemple amoureusement, mais tristement.

C'est Thaïs, l'idole fragile — qui rient pour la dernière fois — s'asseoir à ta table fleurie... — Demain, je ne serai pour toi plus rien qu'un nom!... —

NICIAS

Nous nous sommes aimés une longue semaine... — C'est beaucoup de constance et je ne me plains pas... — et tu Tas t'en alier, libre, loin de mes bras... —

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