CROBYLE
Sa barbe est un peu nidel
MYRTALl.
— Ser jeux sont pleins de feu 1
bien! —
CROBYLS.
Ce bandeau lui sied
MTRTÂLE et CROBYLB.
Cher Satrape, Toici tes bracelets I
MTRTàLB.
Tes bagues I —
CROBYLS.
Donne tes bras 1
HYRTALB.
Tes doigts !
MTRTALE et CROBYLB, 4 p»rt.
Il est jeune, il est beau .
Ses yeux sont pleins de feu ! —
MYRTALE, condcaant la. totlaxs.
La robe, maintenant I
CROBTLE, avec câlinerie.
Quitte ce noir cîlîceî
ATHANAEL, se lenat comme p<rar leur échappK.
Ail 1 femmes, pour cela, jamais î —
CROBTLE et MTRTALE, d'abord effaroacbées par le bnsqae refoa
d'Âthanaël, reviennent doacement atiprès de lai.
Soit ! (Lui passant nne robe brodée par-deesns sa taniqne.) CâCuë
tes rigueurs sous cette robe souple 1 —
NICIAS à ÂTHÀNÂEL.
Ne t'offense pas de leur raillerie, — ne baisse pas devant elles les yeux ! — admire-les plutôt !
ATHâNAEL, ilni^ème.
Viens, esprit de lumière I — arme mon cœur pour le combat ! — contre les charmes du démon ! —
CROBYLE et MYRTALE, i part.
Il est beau comme un jeune dieu I — Si Phœbé le ren* contrait, — sa divinité farouche — s'humaniserait I —
Continuant }a toilette.
MYRTALE, i Athanaël.
Laisse-nous te chausser de ces sandales d'ori —
CROBYLE, de même.
Laisse-nous te verser ce parfum sur les joues * —
CROBYLE et MYRTALE, à part.
Il est beau comme un jeune dieu ! —
Grandes acclamations lointaines et prolongées.
4b bmK des acclamatioas, Micias est remonté vers la terrasse, il a itgudé à%
côté de là ville.
c^ 1IICIA8) rcTCQiBt yen Atlianaël, es aouiûaL
Garde-toi bien ! Voici ta terrible ennemie ! —
Dts grotip«s d'histrions et de cocédieimes xatiès à des philosophes AXOit d* Kici&s paraissent stir la terrai^c, précédact de peu d'instants li venue de Thaïs.
HISTRIONS, COMEDIENNES, PHILOSOPHES entonne! Thaïs et s'inclinani devant elle.
Thaïs ! sœur des Karites ! — Rose d'Alexandrie ! — Belle silencieuse ! — Thaïs I tant désirée 1 — Thaïs '. Thaïs ! Thaïs ! —
If I C I A s j accneillant ses hôtes et leur désignant la salle do banque: dont les eaclayes sonlëvent les tentores.
Thaïs 1 Chère Thaïs ! — Hermodore î Aristobule '. — Callicrateî Dorion! — mes hôtes! mes amis! les dieux soient avec vous ! —
Tons se rendent dans la salle don: les tentures se referment. Thaïs a été setenne doucement par Kirlas au moment où elle se disp-csoit à suivre ses aaûs dans la salle du banquet. Nicias tombe assis ; Thaïs est près de lui ; celle-ci reste debout et répond avec un sourire amèrement ironique au regard deKicias qui la contemple amoureusement, mais tristement.
C'est Thaïs, l'idole fragile — qui rient pour la dernière fois — s'asseoir à ta table fleurie... — Demain, je ne serai pour toi plus rien qu'un nom!... —
NICIAS
Nous nous sommes aimés une longue semaine... — C'est beaucoup de constance et je ne me plains pas... — et tu Tas t'en alier, libre, loin de mes bras... —