LA JUDÉE
Les Juifs avaient des règles de diététique qui leur faisaient connaître y sans qu'il pussent s'y méprendre, les alimens qui leur étaient défisndus et ceux qui leur étaient permis. Mais telle était la force des choses y ou plutôt celle de la nature et de la vérité y que tous ceux qui y parmi eux, étaient nés avec des inclinations plus heureuses allaient beaucoup plus loin que
.être s^agitril de lacolocase, qui, saiis être un roseau, en a , à peu de chose près, 1^ hauteur, et vient dans le même finds. Ses racines, propres à faire du pain , ont, comme les précédentes, quelque chose de visqueux qui disparait par la cuisson, et elles ne manquent jamais non plus. Ses larges feuilles , brsqu'on les roule, peuvent servir de coupe. Ainsi, c'est un présent complet qu'a fait la nature aux hommes qui savent se contenter de peu.
Prosper Alpin, quoiqu'il eut bien observé cette plante, plus commune en Egypte que partout ailleurs, rapporte qui! ne Ta jamais vue fleurir ni porter des semences : Nullam unquam florentem eut cum aliquo fhictu videre potui. Peut-être est-ce cette sorte de mjrstère, jointe à sa grande utilité, qui lui avait mérité d'entrer dans la coifTure d'Osiris et dans eeUe dlsis.
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leur legislateiA* ^ àoùt qùe^qms maximes leurs send)laient déceler la pensée ii^time. Les pratiques pures d'une grande partie de ce peuple, je veux dire<les esséniens, ne diffiéraient en rien de celles des habitans de la presqulle de rinde , et c'était asset, sans doute, pour que le reste de la nation n'y fût point tout-à-fait étranger *. L'historien Josèphe, sans être guidé |>ar aucun esprit de secte , puisque! n'était ea^ oore d'aucune, et qu'il embrassa plus tard celle des Pharisiens , comme la plus rigide {^ ce sont ses propres expressions) , raconte qu'il a passé trois ans dans le désert auprès d'un solitaire qdi n'avait pour vêtement que les feuilles des arbres , et pour nourriture que leurs fruits. En parlant d'une ambassade envoyée à Rome , à Domitien , il dit qu'il voulut en faire partie , ^tant sûr de la vertu de ceu3^ qui la composaient, par cette seule raison qu'ils ne vivaient que de fruits; et cç qu'il y a de doublement remarquable dans* cet acte ; c'est çpie ces hommes, d'une si grande sobriété, qu'ils ne durent point renier à la table de Domitien, étaient
* Chose singulière ! les esséniens avaieut leur pendant à Samarie dans les dosithéens. Or , on sait llnimitié qui existait entre les Jaifs et les Samaritains ; mais telle est la puissance de' certains actes qu'ils âèvent tout à leur hauteur.
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tepcndant das sacrificateats ( Josèplie aussi étail sacrificateur). Cest avec plaisir que Ton Toit c^te seiirce pare du cteur hutnain en surgir ma^ré tant d^obstades; je parle surtout de ceux que j'ai indiqués au commenpement de cet article; ils doivent être grande, puisque je ne pense point que parmi les Juifs modernes on pût eh compter un seul qui se fût ëlevé en ceci au-dessus de la loi qui les r^t Les malheureux! n auraient-ils pas dû renoncer à avoir des victitnes, après l'avoir été eux-mêmes si loug-ten:^, quoique d'une atitre manière ! Licur ionocence eût parlé pour eux , eût désarmé les peufdes chez lesquels ils vivent^ ef; dont ils n'ont obtenu y même de ceux qui ne sont point dirétîens^ que baine et que mépris.