‹ Thalysie; ou, La nouvelle existenceChapitre 24 sur 39 · L'EUROPE · texte numérisé non relu

L'EUROPE

Voyons TEurope en général D'après les calculs d'un savant publiciste, les trois quarts des habitans de cette c^èbre partie de la terre ne maiigent point de viande. Je vais citer ses expressions avec la forme originale qu'il leur a lui-même donnée, a Deux cboses sont né- » cessaires . dit-il . et suffisent à Tbomme^ le »pain etTeau (22); qu'on n!a joute point : et » la viande ; il est trop connu que les trois » quarts de l'Europe n'en mangent presque » jamais , et^ sans doute, on ne prétend pas » que les trois quarts d'un tout soient moins » précieux que sa quatrième partie aux yeux de » p^ui qui forma ce tout*, et qui s'intéresse pro- » Mablement a sa conservation *^ (23).

^ Qp s^t qoeUe est la daase qai en désigne une autre par le nom de canaille ; on peut joger d'après cela à la- ^Q^ des deox cette dénominatioD convient. ^

*^ Considérations sur le mécanisme des sociétés , par k maïqpïî de Cazeaux.

1 56 THALTSIE.

En effets la providence a assis le genre humain sar quatre fondemens qui ne lui défiitUent jamais; ce sont la cassave, le maïs , le riz et le blé. Les pi*emières de ces substances noorrissent l'Afrique et rÂmérique , les deux antres l'Asie et l'Europe. Je les appelle fondamentales parce qu'une seule d'entre elles suffît à la ^ie. La moins nourrissante des quatre^ le doura ou millet^ de la même nature que le maïs, nous en fournit un exemple. Cest avec un petit sac plein de la farine de cette plante, suspendu à leur col , que les coureurs de Perse et ceux de Barbarie entreprennent des voyages de cinq à six .cents lieues , qu'ils exécutent en quelques semaines sans autre soin que dç délayer un peu de cette farine dans le creux de leur main, à chaque source d'eau qu'ils rencontrent. Il serait possible que les peuples sédentaires ne pussent point se contenter d'une seule substance ; ils aiment à trouver dans leurs alimens la variété que ne leur offre point la nature ; mais il est moins question ici de leurs goûts que de leurs besoins , et y dans tous les cas , la providence y a abondamment pourvu.

' nOUIÉHS DISCOURS. 157

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